Libye: Réduction du nombre d’entreprises mandatées par les autorités pour le contrôle de marchandises

Conformément à la décision de la Banque Centrale de Libye (Circulaire 96 publiée le 30 avril 2015), un Certificat d’Inspection est obligatoire pour toutes les exportations vers ce pays. Par conséquent, les expéditions à destination de la Libye doivent donner lieu, préalablement à leur embarquement, à une inspection qui porte sur la quantité, la qualité et le prix des marchandises.
Seules les sociétés mandatées par les autorités Libyennes :sont habilitées à effectuer ces contrôles :
Bureau Veritas
https://verigates.bureauveritas.com/
Intertek France
http://www.intertek-france.com/
SGS Monitoring
http://www.sgs.com/

Source  CCIP

Edouard Philippe à Tunis pour inaugurer les Rencontres Africa le 5 octobre

C’est Édouard Philippe, qui inaugurera Africa 2017 en Tunisie en compagnie de Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien, et de nombreux autres ministres français et tunisiens.

C’est une façon de saluer une importante manifestation économique française organisée en Afrique mais aussi de porter le message du président de la République Emmanuel Macron sur le rôle des pays du Maghreb dans le développement des relations entre l’Europe et l’Afrique.

Le premier ministre français, accompagné de plusieurs secrétaires d’Etat va conduire une délégation d’une trentaine d’entreprises françaises, Pme et grands groupes. Après avoir inauguré les Rencontres Africa 2017 et participé à la conférence d’ouverture, il prendra part à l’événement significatif qu’est la première édition du Haut Conseil de Coopération entre la France et le Tunisie. Ce Haut Conseil avait été annoncé lors d’une précédente visite  de Jean-Yves Le Drian en juin dernier auprès du Président Béji Caïd Essebsi qui a tenu à affirmer son soutien à toutes les initiatives susceptibles de développer davantage les relations entre les deux pays. C’est un témoignage de l’intérêt de la France et un engagement pour soutenir la coopération dans tous les domaines. La France marque ainsi son intérêt pour la Tunisie dans un contexte compliqué et suite au remaniement ministériel récent et l’arrivée de nouveaux ministres tunisiens. Un remaniement réalisé après de nombreuses consultations avec les partis politiques, les centrales syndicales et patronales.

À la conférence inaugurale, on retiendra la participation des principaux acteurs tunisiens aux côtés de personnalités françaises. Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien entouré du Premier ministre du Burkina Faso, Paul Kaba Thieba, et de Ouided Bouchamaoui, présidente de l’Utica (patronat) et prix Nobel de la Paix, ainsi que de grands chefs d’entreprises français et tunisiens.

Nombreux seront les sujets débattus, à commencer par les finances. Le numérique préoccupe les responsables qui ont l’intention d’en faire un grand secteur d’activité avec en tête, la création d’une French Tech à Tunis. Il y a aussi le secteur de l’aéronautique sur lequel se portent des espoirs, à juste titre. La Tunisie peut en effet être fière de son groupement des industries aéronautiques et spatiales Gitas, qui regroupe 4 000 personnes. Même si les chefs d’entreprises français souhaitent que les problèmes logistiques et douaniers soient évoqués, ils voient les opportunités qui se dessinent dans de nombreux secteurs, industrie, transport, formation, agriculture, transformation agro alimentaire et jusqu’à l’utilisation des ressources du désert. Citons seulement le projet TuNur, un complexe solaire qui sera établi dans le Sahara tunisien et qui offrira de l’électricité solaire suffisante pour alimenter plus de 7 millions de foyers européens ou encore 7 millions de véhicules électriques. Ce projet ferait de la Tunisie un producteur d’électricité à bas coût, même en prenant en compte les coûts de transport par des câbles sous marins actuellement à l’étude.

Nouvelle base de données utile dans la zone EUROMED

La Commission Européenne a lancé en coopération avec ITC (Internationational Trade Center) une nouvelle base de données pour faciliter le commerce et l’investissement dans la zone Pan-euroméditérannéenne : zone Pan-euroméditérannéenne.
L’EuroMed Trade Helpdesk, en coopération avec l’Export Helpdesk de l’UE, vise à faciliter le commerce et l’investissement dans la région euro-méditerranéenne. Utilisez-le pour analyser les opportunités d’affaires et les exigences d’accès aux marchés, ou envoyer une demande pour se connecter avec notre réseau d’institutions pour vous aider à trouver plus d’informations de marchés sur l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, l’Etat de Palestine et la Turquie.
Le site est disponible en Anglais, Français, Turc et Arabe
Infos disponibles  :
– statistiques commerciales
– droits de douane
– TVA et droits d’accises
– exigences de marchés générales et spécifiques aux produits
– nouvelles des évènements
– Contacts d’entreprises
Cette utilisation est soumise à enregistrement préalable sur la base

Communiqué

 

Militzer & Münch affiche ses ambitions au Maghreb

Le Groupe Militzer & Münch enregistre depuis maintenant deux ans d’excellents résultats avec les flux de marchandises de et vers le Maghreb avec 20 % de dossiers traités en plus. En 2017, l’entreprise souhaite développer les flux provenant de l’Allemagne et de la Suisse avec le Maghreb. Pour accompagner cette dynamique, Bart Kok, fort de plus de 20 ans d’expérience dans la région, a été nommé pour développer ce marché spécifique.

 

170 000, c’est le nombre de dossiers traités annuellement par la division South West Europe Maghreb du Groupe Militzer & Münch. Regroupant la France, l’Italie ainsi que le Maroc, la Tunisie et l’Algérie, cette division génère chaque année des échanges de marchandises encore plus nombreux. « Le marché nord-africain possède un potentiel de développement énorme pour l’ensemble du Groupe », indique Guillaume de Laage de Meux, Regional Managing Director South West Europe Maghreb. La division Central Europe comprenant l’Allemagne et la Suisse est également passée à l’action avec une intensification des flux avec le Maghreb.

 

Bart Kok, un nouveau visage et des ambitions

 

Une véritable dynamique de groupe s’est enclenchée envers le marché nord-africain. L’entreprise a d’ailleurs massivement investi directement sur place ces dernières années. En effet, l’ouverture d’une nouvelle plate forme logistique sous douane en 2016 de 10 000 m²  à Tanger au Maroc et l’établissement d’un nouveau bureau en 2013 à Rades, en Tunisie, ont permis de solidifier les bases sur place et d’engager un nouveau cycle, même après plus de 40 ans d’activités dans ces pays.

 

Afin d’appuyer cette dynamique, Bart Kok a été nommé fin 2016 responsable du développement business des marchés allemand et suisse avec les pays du Maghreb. Titulaire d’une licence LEA obtenue à l’université de Dijon, il est devenu au cours de sa carrière un spécialiste des échanges avec le Maghreb. De par ses différentes fonctions occupées à DB Schenker et Dachser, il a pour avantage de bien connaître la manière de développer les activités commerciales dans cette partie du globe, tant dans le secteur aérien, maritime que routier.

 

Polyglotte, il parle couramment l’anglais, le français, l’allemand et le néerlandais, sa langue maternelle. Il dispose, de plus, d’une grande expérience dans la formation et l’animation des équipes commerciales acquise par l’intermédiaire de ses précédents postes. Cette connaissance du terrain, des us et coutumes spécifiques à chaque pays de la zone Maghreb, permettra à l’ensemble des équipes présentes sur place de bénéficier de l’expertise avisée de Bart Kok.

 

Développer et pérenniser le marché du Maghreb

 

Les résultats sont d’ores et déjà au rendez-vous. Au cours des derniers mois, le trafic de marchandises réalisé par les camions a doublé avec le Maroc, quasiment triplé avec la Tunisie. « L’intérêt des clients allemands et suisses pour les transports à destination et en provenance d’Algérie est également en pleine croissance », rajoute Bart Kok. Tous les types de chargement sont concernés comme les biens de consommation, les produits destinés à l’industrie automobile, aéronautique ou pharmaceutique.

 

« Chaque jour, des flux provenant d’Allemagne et de Suisse affluent vers les régions du Maghreb et vice-versa, empruntant nos installations en l’Italie via Gênes, l’Espagne via Algeciras et la France via Marseille », explique Bart Kok. Le Groupe Militzer & Münch se positionne désormais comme l’un des leaders du transport de marchandises avec la région Maghreb.

 

 

Le Groupe M&M Militzer & Münch emploie environ 2 000 salariés dans 100 implantations dans environ 30 pays. Des partenariats stratégiques dans de nombreux pays complètent son réseau dense. Militzer & Münch propose des prestations de fret aérien et maritime dans le monde entier ainsi que des transports terrestres sur route et rail et de la logistique de projet le long de l’axe est-ouest en Eurasie et Afrique du Nord. Avec son réseau dense de filiales, l’entreprise est présente en Europe de l’Est, dans la Communauté d’Etats Indépendants, au Moyen et Extrême Orient ainsi que dans les pays du Maghreb. Le siège social de l’entreprise fondée en 1880 se trouve à St. Gall (Suisse).

 

Source : CP

Campagne Sarkozy 2007: le carnet d’un dignitaire libyen transmis à la justice

  • Un ex-ministre des plus importants de Mouammar Kadhafi y aurait détaillé trois versements destinés à celui qui était alors candidat à la présidentielle française.

Le carnet d’un ex-dignitaire du régime libyen de Mouammar Kadhafi, mentionnant une série de versements au profit de Nicolas Sarkozy au moment de l’élection présidentielle de 2007, a été transmis aux enquêteurs, a déclaré une source proche de l’enquête, confirmant une information de Mediapart.

 

Choukri Ghanem, ex-ministre du Pétrole du leader déchu, détaille dans ce carnet le 29 avril 2007 trois versements destinés à celui qui était alors candidat à la présidentielle française pour au moins 6,5 millions d’euros, a précisé cette source. Ce carnet a été transmis au juge d’instruction Serge Tournaire et aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) par la justice norvégienne dans le cadre d’une demande d’entraide internationale, selon la source.

M. Ghanem avait été chef du gouvernement de Kadhafi de 2003 à 2006 et ministre du Pétrole, ainsi que président de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) de 2006 à 2011. Ce haut responsable libyen, qui avait rompu avec Kadhafi en mai 2011, avait été retrouvé mort en avril 2012 dans le Danube à Vienne, où il s’était exilé après la chute du régime. Selon Mediapart, le carnet a été “découvert chez le gendre de Ghanem lors d’une perquisition aux Pays-Bas, menée en marge d’investigations liées à un vaste scandale de corruption impliquant le géant de la chimie norvégien Yara”.

 

Cette dernière enquête avait donné lieu à un procès en juillet 2015, au cours duquel Choukri Ghanem avait été présenté “comme l’un des acteurs de premier plan du système de pots-de-vin mis au jour”, selon le site d’information. Depuis 2013, la justice française enquête elle sur des accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy formulées par l’intermédiaire Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens, tandis que d’autres ont démenti.

 

Dans cette enquête, l’ex-secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant a été mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, en raison d’un virement suspect de 500.000 euros qu’il a justifié par la vente de deux tableaux flamands à un avocat malaisien, sans convaincre les juges. Les enquêteurs souhaiteraient notamment entendre Béchir Saleh, considéré comme l’argentier du régime de Kadhafi, aujourd’hui en exil.

 

Dans le cadre d’une autre affaire, Ziad Takieddine avait affirmé que Béchir Saleh s’était rendu à plusieurs reprises au cabinet de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur avant l’élection de 2007. Contacté par l’AFP, le parquet national financier a affirmé qu’il n’avait “pas d’éléments à communiquer à ce stade, les investigations étant en cours”.

Libye: les exportations pétrolières vont reprendre

  • La compagnie pétrolière libyenne NOC (National Oil Corporation) va lever l’état de force majeure imposé dans trois ports pétroliers dont l’Armée nationale libyenne (ALN) du général rebelle Khalifa Haftar a pris le contrôle en début de semaine.

 

Le président de la NOC, Moustafa Sanalla, a indiqué qu’il acceptait de reprendre la responsabilité des terminaux du croissant pétrolier comme le lui proposait l’ALN. “Les exportations vont reprendre immédiatement à partir de Zueitina et Ras Lanouf et vont se poursuivre à Brega”, a annoncé Sanalla.

 

Cette décision a été prise conformément aux instructions du gouvernement installé à Tripoli et soutenu par l’Onu et du parlement dissident installé dans l’est de la Libye.

 

“Les exportations reprendront dès que possible à partir d’Es Sider”, a ajouté le patron de la NOC. Les Etats-Unis, la France et quatre autres pays avaient exigé lundi le retrait des forces du général Haftar des terminaux pétroliers dont elles avaient expulsé les troupes fidèles au gouvernement reconnu par les Nations unies. Ces pays avaient prévenu qu’ils feraient respecter une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu contre les exportations “illicites” en dehors de l’autorité de ce gouvernement, auquel Khalifa Haftar s’oppose.

Terrorisme : Renforcement du contrôle des marchandises

Le 22 janvier 2015, Christian Eckert, le Secrétaire d’Etat chargé du budget a présenté le plan de renforcement de l’action de la Douane en matière de lutte contre le terrorisme et de contrôle aux frontières. Parmi les 20 mesures annoncées, plusieurs mesures concernent la circulation des marchandises et donc les entreprises. Extraits.

Mesure 12 : le programme communautaire Import Control Système (ICS) dont l’objectif est de sécuriser les flux internationaux de marchandises et de prévenir les attentats terroristes contre les moyens de transport (avions essentiellement) est consolidé. Les effectifs des cellules dites « de levée de doute » chargées du ciblage des contrôles sont renforcés de 8 agents.

Mesure 13 : les capacités de contrôles non-intrusifs lors du dédouanement des marchandises sont renforcées. Les organisations criminelles utilisent le fret licite, notamment conteneurisé pour dissimuler armes, stupéfiants et contrefaçons. Les douaniers peuvent compter sur de nouveaux appareils de détection à rayons X sur les grandes plateformes portuaires.

Mesure 14 : les contrôles des flux postaux et de fret express de marchandises sont renforcés par une augmentation des effectifs, notamment dans les directions de Roissy et de Paris.

Mesure 15 : la DGDDI inscrit son action dans le plan Armes annoncé en novembre 2015 par le ministère de l’intérieur. Elle participera à la création d’un service national de coordination du contrôle des armes, qui assurera la cohérence des différentes politiques publiques en la matière.

Les USA autorisent la France à vendre les deux Mistral à l’Égypte

Les deux navires de guerre français Mistral promis à l’Égypte seront vendus pour un montant d’environ 950 millions d’euros, a indiqué l’entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La livraison de ces deux navires serait prévue début mars. Leur vente au Caire avait été annoncée plus tôt dans la journée par la présidence française.

“Quatre mois de formation en France d’environ 400 marins égyptiens sont prévus dans le contrat et au printemps prochain des exercices conjoints seront organisés entre les marines française et égyptienne”, a ajouté cette source proche du ministre, sous couvert de l’anonymat. La même source “n’a pas caché sa satisfaction d’être parvenu à régler en moins de six semaines l’affaire des BPC russes” alors que Washington se seraient engagés depuis longtemps  à trouver un nouvel acquéreur afin de dédommager Paris.

Le président François Hollande a par ailleurs assuré mercredi à Bruxelles que la France livrera les deux navires de guerre Mistral à l’Égypte “sans rien perdre financièrement”. “Hier (mardi), j’ai arrêté avec le président égyptien Sissi et les modalités et le prix de la vente” des deux Mistral dont la vente à Moscou avait été stoppée sous pression américaine.

Washington aurait demandé à l’Arabie saoudite de participer financièrement

C’est le 6 août, à bord d’un navire égyptien sur le canal de Suez lors des cérémonies d’inauguration du tronçon élargi du canal, que les présidents français, François Hollande, et égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont pour la première fois évoqué l’achat des Mistral par Le Caire. “Au lendemain de l’annonce de notre accord avec les Russes sur la non-livraison de ces navires, le président al-Sissi a fait connaître son vif intérêt pour le rachat de ces bateaux, ensuite les choses ont été menées rapidement”, a précisé cette source.

Une première délégation française s’est rendue en Égypte fin août, puis le numéro deux de la marine égyptienne est venu en France, à Paris et à Saint-Nazaire, dès le 8 septembre. Les “paramètres de l’accord” ont été fixés le 19 septembre et, le 22, les deux Présidents se téléphonaient pour finaliser la décision d’achat. D’autres pays avaient fait part de leur intérêt pour l’achat des deux BPC, mais “avec moins de vigueur” que Le Caire. Interrogée sur une éventuelle participation de l’Arabie saoudite au financement des deux bateaux, la même source a refusé de confirmer, assurant “n’avoir parlé dans cette affaire qu’avec une seule partie, l’Égypte”.


Les banques islamiques arrivent en région parisienne

  • La première du genre vient d’ouvrir à Chelles, en Seine-et-Marne, et revendique déjà 3000 clients. Parmi les services : assurance vie, complémentaire santé, mais aussi d’autres plus spécifiques et «charia-compatibles».

Un établissement bancaire d’un nouveau genre vient d’ouvrir. NoorAssur, start-up spécialisée dans la finance islamique, a indiqué vendredi avoir ouvert sa première agence à Chelles, en Seine-et-Marne, et vise l’ouverture d’une vingtaine d’agences en France courant 2016. Selon la jeune pousse, c’est la première agence dédiée à la finance islamique qui ouvre en France. Ce type de finance, qui respecte la loi islamique (charia), interdit la spéculation, le recours aux taux d’intérêts, qui sont assimilés à l’usure, les produits ayant une incertitude excessive ou les investissements considérés comme nuisibles à la société (tabac, alcool, armement, pornographie ou jeux d’argent).

Créée en 2012, Noorassur qui proposait jusqu’ici ses services uniquement sur Internet, revendique 7 millions d’euros d’épargne collectée. Elle revendique 3000 clients (95% de particuliers et 5% d’entreprises). «NoorAssur répond à l’attente de la clientèle par l’ouverture d’une première agence en région parisienne à Chelles (Seine-et-Marne)», indique la fondatrice Sonia Mariji dans un communiqué, qui précise que l’agence intègre même une salle de prière avec de la moquette verte au sol, et deux tapis tournés vers La Mecque. «Je ne suis pas prédicateur mais conseiller financier, précise au Parisien Mourad Chabchoub. Il s’agit d’une pièce où nos clients peuvent se recueillir.»

Pas encore la possibilité d’ouvrir un compte courant

«NoorAssur offre une alternative à la finance conventionnelle, la finance islamique ne s’adressant pas uniquement aux musulmans, mais aussi à tous ceux qui souhaitent investir, épargner ou s’assurer autrement», précise le communiqué. Parmi les services proposés on trouve des grands classiques: complémentaire santé, assurance vie… Mais aussi des assurances annulation-rapatriement en cas de pélerinage à La Mecque, ou encore un contrat de responsabilité civile professionnelle «spécial mosquée». Des grands classiques, mais aussi des services plus spécifiques, charia-compatibles.

«Ce que nous proposons, c’est une alternative à la finance traditionnelle et une possibilité pour les musulmans de France de placer leur argent en accord avec leurs convictions religieuses. Mais ne nous adressons pas qu’à eux, d’ailleurs 15% de nos clients ne sont pas de confession musulmane», détaille Mourad Chabchoub. L’entreprise – qui admet avoir déjà reçu des menaces depuis son ouverture – espère créer 20.000 emplois d’ici à la fin 2016 et ne cache pas ses ambitions de mettre en place de comptes courants.