Investissements : ANIMA lance l’Atlas des investissements et des partenariats en Méditerranée

A l’occasion du for’UM de l’Union pour la Méditerranée qui s’est tenu récemment à la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence (France), ANIMA a présenté aux institutions financières et aux investisseurs privés ANIMA-MedMaps (www.medmaps.eu), le nouvel Atlas en ligne développé dans le cadre du programme européen Invest in Med et qui permet de cartographier en ligne des investissements et partenariats d’affaires en Méditerranée.

Produite à partir de l’Atlas en ligne ANIMA-MedMaps, une brochure compilant 15 cartes thématiques sur l’investissement étranger  a été distribué aux opérateurs économiques présents.

Véritable boussole de l’investissement en Méditerranée, ANIMA-MedMaps permet aux acteurs du développement économique de géolocaliser en ligne :

  • Les projets d’investissements et de partenariats détectés par l’observatoire ANIMA-MIPO (Mediterranean Investment and Partnership Observatory). Cet observatoire répertorie depuis 2003 les annonces d’investissements directs étrangers (IDE) et de partenariats noués par des investisseurs dans les pays MED;
  • Des infos business détaillées projet par projet (nom de l’investisseur, secteur concerné par l’investissement ou le partenariat, liens web de l’entreprise, etc.). Plus de 5 000 projets d’investissements et de partenariats sont actuellement en cours de géolocalisation par l’équipe ANIMA;
  • Les principales zones d’activité économique situés sur la rive sud de la Méditerranée (technopôles et pôles de compétitivité, zones industrielles, incubateurs, etc.).

Sciences po Bordeaux à l’heure marocaine

Direction : le Maghreb pour l’IEP bordelais, et plus particulièrement le Maroc. L’établissement a signé un accord avec l’université de Mundiapolis (Casablanca) pour lancer une filière intégrée franco-marocaine. Inaugurée le 11 juin 2010, en présence des directeurs des deux établissements et des maires de leur ville respective, cette dernière accueillera ses premiers étudiants – cinq de chaque école – à la rentrée 2011.

Intégrer plutôt que délocaliser

Le principe du partenariat ? Comme pour les cinq autres filières intégrées de l’institut, les étudiants suivront une scolarité alternée pendant les cinq années d’études (un an à Bordeaux, un an dans l’établissement étranger), avec à la clé les deux diplômes.

Au lieu d’installer des antennes à l’étranger, Sciences po Bordeaux préfère en effet la stratégie « intégrée ». « Délocaliser une formation française à l’étranger, je ne suis pas sûr que la greffe fonctionne, explique Vincent Hoffmann-Martinot, directeur de l’institut, qui préfère ainsi « combiner deux formations au sein d’une filière constituée d’apports réciproques ».

Un ancien de Sciences po Bordeaux comme entremetteur

Pourquoi ce choix de Mundiapolis au Maroc ? « Cela entre dans notre stratégie africaine », explique le directeur. Son institut compte déjà un laboratoire de recherche sur l’Afrique Noire (avec le CNRS). « Le Maroc joue un rôle d’interface entre l’Afrique subsaharienne et la France, précise-t-il. Nos collègues africanistes sont bien sûr ravis et de plus en plus d’étudiants sont demandeurs. Ces profils devraient également intéresser les entreprises dans le secteur du dialogue et de la coopération euro-méditerranéenne. »

En pratique, le rôle initiateur de Mohamed Berrada, diplômé de Sciences po Bordeaux et parrain de la filière, a été central. Tandis que l’IEP réfléchissait d’abord à l’Algérie – en vain – cet ancien ministre des Finances et ex-ambassadeur du Maroc en France a créé l’occasion en organisant une réunion entre la direction bordelaise et les responsables universitaires et ministériels marocains. Les anciens, c’est utile et plus encore, surtout quand ils sont de la qualité de M. Berrada…

L’université de Mundiapolis s’ouvre aux SHS

Pour l’instant axée sur les sciences de l’ingénierie et le management, l’université de Mundiapolis (Casablanca) va ainsi élargir son offre de formation aux SHS (Sciences humaines et sociales) avec une nouvelle filière en sciences politiques. Première université privée ouverte au Maroc à la rentrée 2009, elle compte 1 150 étudiants et abrite deux laboratoires de recherche.

« Nous allons inviter des collègues marocains à venir faire des cours chez nous et inversement, indique Vincent Hoffmann-Martinot. Nous souhaitons également les aider à développer un potentiel de recherche ».

A noter également : une vingtaine d’étudiants de Mundiapolis pourront suivre le CEP (Certificat d’études politiques) de Sciences po Bordeaux (une année de formation au niveau de la troisième année – 60 crédits ECTS). L’IEP réfléchit également à la création de masters dans des spécialités proches des besoins de l’université marocaine : en Action publique et gouvernance territoriale et Politique internationale.

Bourse : La finance islamique inspire les chrétiens d’Europe

La crise économique et financière a eu de multiples répercussions. Notamment elle a sorti de l’ombre la finance islamique et boosté le développement d’une finance éthique et socialement responsable.

Ainsi et après la création en 1999 du premier indice boursier islamique respectant les règles de la «chariaa» – le Dow Jones Islamic Market Index – les chrétiens d’Europe s’y mettent et créent leur propre indice, le «Stoxx Europe Christian Index» (créé en avril 2010), à la demande d’investisseurs à la recherche de placements éthiques. «Avec le lancement de l’indice Stoxx Europe Christian, nous reconnaissons qu’il y a de plus en plus de chrétiens qui souhaitent investir en fonction de leurs croyances religieuses», a déclaré le P-dg de Stoxx, Hartmut Graf.

«A l’instar de la finance islamique, les sociétés souhaitant figurer dans le nouvel indice ne peuvent tirer profit du tabac, de la drogue, de la pornographie, de la prostitution, des produits de contraception, des jeux d’argent ou encore de la vente d’armes. Seule différence avec l’indice chariaa-compatible : est inclue la production porcine et d’alcool –deux produits (y compris les spiritueux, des boissons contenant un certain pourcentage d’alcool) sont formellement interdits en Islam.

Comme un «chariaa-board» en finance islamique, un comité sera chargé de vérifier si les activités des sociétés intégrant l’indice ainsi que les actions qu’elles émettent sur le marché sont vertueuses au sens chrétien du terme ou pas.

Dans un article publié par fraternité.net, l’auteur pose la question de savoir si le principe de partage des pertes et des profits et l’adossement de l’économie sur des actifs réels, des principes fondamentaux de la finance islamique, seront de rigueur pour la finance chrétienne si des banques, les mêmes que celles qui ont permis la propagation de la crise de 2008, y sont intégrées ?

L’auteur se demande également si les prêts à intérêts, que le christianisme a longtemps interdits, vont continuer à perdurer.

XIIIe Sommet de la Francophonie

Dans une conférence de presse conjointe qu’ils ont tenue à Genève le 22 juin, le Secrétaire général de la Francophonie et la cheffe du département fédéral des Affaires étrangères – Micheline Calmy-Rey – ont annoncé que le prochain Sommet qui réunira à Montreux (Suisse, 22 – 24 octobre 2010) les soixante-dix chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie, abordera les défis et les visions d’avenir de la Francophonie à travers des thèmes en lien avec les grandes questions de politique internationale : gouvernance mondiale et démocratie, libertés et droits humains ; développement durable : sécurité alimentaire et climat ; langue française, diversité culturelle et innovation.

Lancement des travaux pour la création d’un Fonds Carbone Méditerranée

CDC Climat, nouvelle filiale de la Caisse des dépôts (CDC), l’Agence française de développement (AFD), PROPARCO, la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) et la banque de développement allemande KfW Bankengruppe (KfW), ont uni leurs forces pour étudier et appuyer la création d’un Fonds Carbone Méditerranée.

Lancée dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UPM), cette initiative vise à conforter le déploiement de projets respectueux du climat sur le pourtour méditerranéen. Elle apportera un complément de savoir-faire et de financement à des projets entrepris dans les pays des rives méridionale et orientale de la Méditerranée. Le Fonds Carbone Méditerranée exploitera le potentiel de crédits carbone issus du Mécanisme de développement propre (MDP), aussi bien dans les énergies renouvelables que dans la gestion des déchets et l’efficacité énergétique. Conformément aux dispositions du « paquet » énergie-climat adopté par l’Union européenne en décembre 2008, les crédits éligibles peuvent être générés jusqu’en 2020.

Le Fonds Carbone Méditerranée regroupera cinq institutions financières publiques de l’Union européenne ayant une grande expérience des marchés du carbone et de la mise au point de projets dans la région. Dans un esprit partenarial ouvert, ces institutions apporteront un appui à long terme à l’initiative, en coopération avec des partenaires financiers des rives sud et est de la Méditerranée, qui pourraient s’associer au Fonds dans un rayon d’action géographique éventuellement plus limité.

Le Fonds Carbone Méditerranée devrait devenir opérationnel au cours de l’année 2011. Sa taille sera définie en fonction de l’évaluation du volume de crédits carbone que pourraient générer les projets MDP dans les pays concernés, y compris la Jordanie, et pourrait atteindre au total 200 millions d’euros en 2020.

Un mécanisme spécial d’études et d’assistance technique complétera le Fonds Carbone Méditerranée en amont afin de garantir le nombre, l’avancement et la qualité des projets. Ce mécanisme visera à fournir un soutien efficace aux porteurs de projets, notamment pour préparer l’enregistrement des projets par le Conseil exécutif du MDP.

Libye : Consolidation des relations d’affaires avec les Emirats Arabes Unis

Libya and UAE has just inked a double taxation agreement with a view to facilitating trade business partnerships between both countries. According to the Tripoli Post, this agreement ‘[…] also facilitates capital and investment transfer between the two countries. The process harmonizes financial principles and standards applied at both, the origin and destination country for investors. The agreement confirms that tax collection will be done in the country of domicile of the investor or business. The agreement has a sizeable and effective impact on reducing the financial burden arising from financial or economic double taxation.[…]’

Source: Tripoli Post

Entreprenariat : l’Algérie se dote de trois nouveaux centres d’expertises

Dans le cadre du programme d’appui algéro-européen aux entreprises « PME II », trois centres d’expertises seront crées avant la fin de l’année 2010. Le premier centre d’expertise PME sera doté d’un budget de 10,5 millions d’euros et servira à orienter et à assister les entreprises privées. Le deuxième centre d’expertise sera doté d’un budget de 7,5 millions d’euros et sera chargé selon le directeur du programme, Abdeldjalil Kassoussi, « d’accompagner les organismes et les établissements algériens d’accréditation et de normalisation tels que l’Organisme algérien d’accréditation (ALGERAC) et l’Office national de la métrologie légale (ONML) ». Enfin le dernier centre servira à accompagner les institutions locales concernées par le développement des entreprises. Les appels d’offres concernant les deux derniers centres (qualité et appui institutionnel) seront lancés prochainement.

Pour en savoir plus, lire l’article intégral sur Le Maghreb.

Medstatistiques : toutes les statistiques dont vous avez besoin pour investir en Méditerranée

Le livret Medstatistiques, qui vient d’être publié par l’ASCAME dans le cadre d’Invest inMed, présente en quelques pages synthétiques l’essentiel des données statistiques dont les acteurs économiques ont besoin pour investir et établir des accords commerciaux en Méditerranée. Une analyse de perception des performances des différents pays méditerranéens y est également présentée. Pour télécharger le livret, cliquez ici.

Rencontres d’entreprises Tech Fruits et Légumes 2010

Revendiquant un fort succès rencontré lors de l’édition 2009 (100 participants, 470 rencontres programmées), la Chambre de Commerce Italienne pour la France prospecte aujourd’hui des entreprises, centres techniques, laboratoires de recherche et technopôles de compétitivité pour participer à la seconde édition de l’événement Tech Fruits et Légumes. Consacrée aux technologies et à l’innovation en Méditerranée (sécurité et qualité des aliments, environnement et développement, procédés innovants et logistique), la manifestation se déroulera les 11 et 12 octobre 2010 à Avignon (France). Pour plus d’informations ou pour vous inscrire : www.techfruitsandvegetables.com. Vous pouvez contacter les organisateurs sur : entreprises-agroalimentaire@ccif-marseille.com