Société : Les policiers français invités à s’adapter à la “culture arabe”

L’information, vérifiée, a été publiée sur Le Post.fr par un ancien fonctionnaire de police devenu écrivain : le ministère français de l’Intérieur propose à ses policiers des stages d’adaptation à la “culture arabe”.

Selon les informations recueillies par Le Post (auprès de la direction régionale du recrutement de la formation à la Police nationale de la région Rhône-Alpes-Auvergne), de tels stages seraient proposés dans le cadre de la formation professionnelle des fonctionnaires de police. Ils ne seraient pas récents et relèveraient d’une initiative locale, non nationale. Mais si le document publié sur “Le Post”  émane de la Préfecture de Police de Lyon, ce type de stages existe ailleurs, précise encore la direction régionale du recrutement de la formation à la Police nationale de la région Rhône-Alpes-Auvergne. En revanche, celle-ci ne dit pas si ces “repères pour un comportement adapté vis à vis des familles d’origine maghrébine” font preuve d’efficacité. Certains y voit malice concernant la délinquance dans les quartiers populaires, d’autres se demandent quand les administrations, dont la Justice, seront invitées à s’adapter à cette culture ou à une autre?

HW

Exposition : Tous les bateaux du monde à Paris

Tous les bateaux du monde – L’œuvre de l’amiral Pâris (1806-1893). Le musée national de la Marine propose un voyage au cœur des cultures maritimes du monde, à travers une impressionnante collection de maquettes de bateaux, trésors de ses collections. Tout au long du parcours sur 1 000 m2, l’exposition dévoile, de pays en pays sur les cinq continents, la richesse des bateaux traditionnels. Beaucoup ont aujourd’hui disparu, mais un homme d’exception, marin, savant et artiste, a conservé leur mémoire. En partenariat avec la Maison des Cultures du Monde.

Jusqu’au 19 septembre 2010, tous les jours (sauf le mardi et le 1er mai) de 10h à 18h au Musée national de la Marine de Paris.

Pierre Ménat, ambassadeur de France : “La Tunisie gagnerait à être connue dans sa diversité”

Par Amel Belhadj Ali
La France reste le premier partenaire européen de la Tunisie «considérée comme l’une des économies les plus solides d’Afrique». Les échanges entre les deux pays sont de l’ordre de 6 milliards d’euros, et les 1 200 entreprises françaises implantées en Tunisie emploient près de 150 000 personnes.

De bons indicateurs, serions-nous tentés de dire, d’autant plus que le Forum de l’emploi, organisé les 21 et 22 avril 2010 à l’UTICA,  serait considéré comme une réussite pour une première. Les chiffres sont parlents : 3 000 visiteurs, 1 280 emplois proposés, 519 formations et 360 recrutements. La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), le ministère tunisien de la Formation professionnelle et de l’Emploi, patronat, syndicats, tous ont mis du leur pour assurer le succès de cette initiative.Il faut reconnaître que la thématique de l’emploi est une priorité nationale en Tunisie, étant un point noir dans une économie stable.  Pierre Ménat, ambassadeur de France, depuis bientôt 8 mois, estime que la Tunisie et la France peuvent travailler ensemble sur cette problématique importante et précise lors d’un point presse organisé mardi 8 juin 2010 «qu’un forum pour l’emploi permanent est en train d’être mis en place via un site Internet dédié».

La France soutiendra également et sans conditions préalables la requête de la Tunisie pour accéder au Statut avancé au sein de l’Union européenne : «Tout le monde est d’accord sur le principe», indique le diplomate français. Il y aura bien entendu des négociations touchant aux volets politique, économique, à la participation de la Tunisie au programme sur le rapprochement des peuples et la facilitation de la libre circulation des personnes, ainsi que son adoption du principe de la coopération centralisée. Le Statut avancé permettra à la Tunisie de bénéficier de lignes de financements européennes pour la recherche scientifique et du Fonds de développement solidaire.

La coopération économique entre les deux pays n’a pas été altérée, même en temps de crise, d’ailleurs deux importantes missions sont prochainement attendues à Tunis, l’une de la région Paca et l’autre en provenance de l’Hérault.
Tout récemment, on a assisté au lancement d’Orange Tunisie et à la pose de la première pierre de l’unité de production d’Aerolia.

Rappelons à ce propos que le positionnement de la Tunisie sur l’aéronautique s’est rapidement développé. En 2009, on a comptabilisé 46 unités de production employant 3.900 personnes. La production est passée, pour sa part, de 17 MDT en 2003 à 116 MDT en 2008. L’avionnaire Zodiac est, pour sa part, en train de renforcer sa place en Tunisie. La France veut également accompagner la Tunisie dans sa quête vers un positionnement en tant que plateforme technologique en Méditerranée. Les entreprises françaises sont très présentes dans les techno-parcs, et en matière de partenariat entre entreprises françaises et tunisiennes, l’exemple Telnet/Altran Technologies est plus qu’édifiant, aujourd’hui, grâce à cette fusion, le nom d’Altran Telnet Corporation est plus que connu sur les deux places.

La profondeur des relations économiques privilégiées entre les deux pays est due, entre autres, à la francophonie, la langue des affaires est le français, assure Pierre Ménat, d’où l’importance de renforcer la présence de la langue française en Tunisie. «7.000 élèves sont inscrits dans les écoles françaises, sans oublier que désormais l’Ecole internationale de Carthage sera homologuée jusqu’au baccalauréat».

Le nombre d’inscrits tunisiens dans les universités françaises est en hausse avec une évolution vers la spécialisation après la licence soit le quart de ceux qui poursuivent leurs études dans l’Hexagone. Trois accords de formation dans le secteur des télécommunications ont été signés entre les deux pays et des diplômes reconnus mutuellement seront décernés aux étudiants, sans oublier une coopération de plus en plus développée dans le domaine de la recherche.
La Francophonie ne doit cependant pas être considérée comme un acquis, d’où l’importance d’avoir un centre culturel intégré qui regroupera tous les services et supervisera toutes les activités culturelles. L’édification du centre démarre incessamment. En attendant, des journées audiovisuelles  seront organisées à Tunis les 26 et 27 octobre 2010 prochain, parallèlement aux Journées cinématographiques de Carthage. Les médias français y seront présents, à commencer par France télévision. Il est aujourd’hui important de récupérer le terrain perdu par les médias français  en Tunisie. Pour cela, des professionnels des deux pays seront amenés à proposer des projets concrets de partenariat. «Nous voulons mieux faire connaître la Tunisie en France, indique Pierre Ménat, le pays gagnerait à être connue dans sa diversité».

Baston pinard : Coup de gueule d’Inter-Med contre Inter-Rhône

« L’ IGP Méditerranée n’est pas et ne sera pas le déversoir de l’AOP Côtes du Rhône ! » s’insurge Inter-Med, fédération des producteurs du vin de Pays de Méditerranée, dans un communiqué de presse. Cette réaction fait suite aux récents propos tenus dans la presse (Que Choisir ? n°481, mai 2010) par les responsables professionnels de l’AOP Côtes du Rhône, déclarant notamment que « dans la filière des AOC, les vins de piètre qualité n’ont plus d’avenir » et que « l’IGP Méditerranée, sur laquelle a décidé de s’adosser Inter-Rhône, permettrait aux producteurs d’AOP Côtes du Rhône de répondre à la demande de vins à bas prix » .

Ces propos ont scandalisé les représentants d’Inter-med : « vouloir utiliser l’IGP Méditerranée comme un déversoir pour les vins AOP de piètre qualité est au mieux inacceptable, et surtout totalement irresponsable. En effet, il est consternant de penser, et surtout d’affirmer, qu’un vin d’AOP de piètre qualité puisse devenir une IGP : les Indications Géographiques Protégées sont une catégorie à part entière et ce sont les producteurs eux même qui détermineront leur engagement dans cette production. Les producteurs de l’IGP Méditerranée ont consenti depuis bientôt onze ans d’énormes efforts pour construire un vin de pays qualitatif. Aujourd’hui, grâce notamment à un large bassin d’approvisionnement, ce vin de pays a trouvé sa place sur le marché, et sa reconnaissance en tant que signe officiel de qualité par l’Union Européenne. Ils ne sauraient accepter que cette image soit ternie par des propos et des attitudes qui nuisent à son développement et sa valorisation. Les IGP ne sont pas et ne seront jamais les cuvées d’entrée de gamme des AOP », s’indigne André Mercier, président d’Inter-Med. L’ODG travaille d’ailleurs, en liaison avec la Confédération nationale des vins de pays, à la mise en place de garde-fous comme l’interdiction de repli des Côtes du Rhône vers l’IGP Méditerranée.

Source vitisphere.com

Santé : Peach’Up s’implante en Algérie

L’enseigne de centres de remise en forme en franchise Peach Up (siège à Nice/06, CA 2009 : 2 M€, une vingtaine de centres) poursuit le développement de son réseau en s’installant en Algérie. La société, déjà présente au Maroc, envisagerait de s’installer en Tunisie.

Coopération : Mise à niveau du secteur marocain de la pêche

Le Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un financement de 28 millions d’euros (prêt de 27 millions d’euros et subvention de 1 million d’euros) à l’Office National des Pêches (ONP) pour la mise à niveau et aux normes sanitaires des infrastructures et équipement de l’ONP et le renforcement des capacités commerciales de l’Office.

Avec des captures atteignant un million de tonnes, le secteur de la pêche procure 600.000 emplois et représente 2,3 % du PIB du Maroc et 10 % de ses exportations. Les autorités ont adopté une stratégie de développement de ce secteur, le plan Halieutis, et ont signé avec l’ONP un contrat de performance pour la période 2009 – 2012, avec un programme d’investissement s’élèvant à 297 millions d’euros. Ce programme vise à mettre à niveau les normes sanitaires des infrastructures et des équipements du secteur et à renforcer les capacités sanitaires de ses acteurs.

L’AFD apportera son concours à la construction de quatre halles de marée et d’une plate-forme pour les exportateurs, à la mise à niveau des ports de pêche repris en gestion par l’Office, à l’introduction de contenants normalisés conformes aux normes de qualité et d’hygiène des produits et à la modernisation du système d’information et de gestion de l’Office. En outre, l’AFD accompagnera le jumelage de halles marocaines et françaises, l’appui à la profession des mareyeurs et la généralisation du dispositif de traçabilité des produits de la pêche.

Coopération : Amélioration du réseau d’eau potable à Oujda (Maroc)

Le Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros à la Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité d’Oujda pour un programme d’amélioration du rendement du réseau d’eau potable de la ville d’Oujda.

Le premier concours accordé par l’AFD à la régie lui a permis d’atteindre un taux de raccordement au réseau d’eau potable de 98 % et d’assurer une distribution 24h/24 ; cependant, le rendement actuel, de 53 %, est le plus faible de toutes les régies du Maroc, la moitié de l’eau produite étant perdue. Le programme prévoit des prestations de recherche de fuite et des travaux de renouvellement de réseaux et de branchements et des compteurs, ainsi que la mise en place d’outils de suivi et d’accompagnement. Il permettra d’atteindre un rendement de 63 % en 2014, et de 75 % en 2019. La diminution des charges qui en découlera permettra d’éviter, ou de différer, des augmentations tarifaires et de diminuer les ressources en eau nécessaires pour alimenter la ville.


Commerce : Près de 23 milliards d’euros d’échanges entre la France et le Maghreb en 2009

Selon des statistiques officielles fournies par Ubifrance de Tunis, les pays du Maghreb ont exporté, en 2009, vers la France et en ont importé pour une valeur globale respective de 10,60 Mds € et de 12,29 Mds €, portant le total des échanges à 22,89 Mds €.
Par pays, l’Algérie vient au premier rang avec des échanges de 7,75 Mds €, talonnée par la Tunisie (6,2 Mds €), le Maroc 5,98 Mds € et la Libye (2,98 Mds €).
L’observation de ces échanges montrent, pour le cas de la Tunisie, que les exportations françaises vers ce pays progressent, au cours des dix dernières années, à un rythme moins rapide que celui des exportations vers les quatre autres pays. En 2009, la Tunisie a importé pour 3,1 Mds € et exporté pour 3,1 Mds €.
A signaler également que la Tunisie, un dynamique petit pays de 10 millions d’habitants, réalise avec la France des échanges (6,2 €) aussi importants que ceux de grands pays de 30 millions d’habitants comme l’Algérie (7,75 Mds €) et le Maroc (5,98 Mds €).
La France demeure le premier client et le premier fournisseur de deux pays : la Tunisie et le Maroc. Pour l’Algérie, elle est son 4ème client et son premier fournisseur. Elle est, enfin, 3ème client de la Libye et son 9ème fournisseur.


La Croix-Rouge française et l’Institut de France créent la Fondation pour le lien social – Croix-Rouge française dont la mission est de favoriser les initiatives et l’innovation en matière de lutte contre la précarité et l’exclusion. Elle vient en appui et en complément des actions de l’association Croix-Rouge française qui, depuis près de 150 ans, se mobilise au quotidien pour aider celles et ceux qui souffrent de la précarisation et de la déshumanisation grandissante de notre société. Afin de garantir à cette Fondation la meilleure efficacité pour stimuler la recherche et la réflexion, la Croix-Rouge française  a souhaité que celle-ci soit abritée à  l’Institut de France.

Sciences po Bordeaux à l’heure marocaine

Direction : le Maghreb pour l’IEP bordelais, et plus particulièrement le Maroc. L’établissement a signé un accord avec l’université de Mundiapolis (Casablanca) pour lancer une filière intégrée franco-marocaine. Inaugurée le 11 juin 2010, en présence des directeurs des deux établissements et des maires de leur ville respective, cette dernière accueillera ses premiers étudiants – cinq de chaque école – à la rentrée 2011.

Intégrer plutôt que délocaliser

Le principe du partenariat ? Comme pour les cinq autres filières intégrées de l’institut, les étudiants suivront une scolarité alternée pendant les cinq années d’études (un an à Bordeaux, un an dans l’établissement étranger), avec à la clé les deux diplômes.

Au lieu d’installer des antennes à l’étranger, Sciences po Bordeaux préfère en effet la stratégie « intégrée ». « Délocaliser une formation française à l’étranger, je ne suis pas sûr que la greffe fonctionne, explique Vincent Hoffmann-Martinot, directeur de l’institut, qui préfère ainsi « combiner deux formations au sein d’une filière constituée d’apports réciproques ».

Un ancien de Sciences po Bordeaux comme entremetteur

Pourquoi ce choix de Mundiapolis au Maroc ? « Cela entre dans notre stratégie africaine », explique le directeur. Son institut compte déjà un laboratoire de recherche sur l’Afrique Noire (avec le CNRS). « Le Maroc joue un rôle d’interface entre l’Afrique subsaharienne et la France, précise-t-il. Nos collègues africanistes sont bien sûr ravis et de plus en plus d’étudiants sont demandeurs. Ces profils devraient également intéresser les entreprises dans le secteur du dialogue et de la coopération euro-méditerranéenne. »

En pratique, le rôle initiateur de Mohamed Berrada, diplômé de Sciences po Bordeaux et parrain de la filière, a été central. Tandis que l’IEP réfléchissait d’abord à l’Algérie – en vain – cet ancien ministre des Finances et ex-ambassadeur du Maroc en France a créé l’occasion en organisant une réunion entre la direction bordelaise et les responsables universitaires et ministériels marocains. Les anciens, c’est utile et plus encore, surtout quand ils sont de la qualité de M. Berrada…

L’université de Mundiapolis s’ouvre aux SHS

Pour l’instant axée sur les sciences de l’ingénierie et le management, l’université de Mundiapolis (Casablanca) va ainsi élargir son offre de formation aux SHS (Sciences humaines et sociales) avec une nouvelle filière en sciences politiques. Première université privée ouverte au Maroc à la rentrée 2009, elle compte 1 150 étudiants et abrite deux laboratoires de recherche.

« Nous allons inviter des collègues marocains à venir faire des cours chez nous et inversement, indique Vincent Hoffmann-Martinot. Nous souhaitons également les aider à développer un potentiel de recherche ».

A noter également : une vingtaine d’étudiants de Mundiapolis pourront suivre le CEP (Certificat d’études politiques) de Sciences po Bordeaux (une année de formation au niveau de la troisième année – 60 crédits ECTS). L’IEP réfléchit également à la création de masters dans des spécialités proches des besoins de l’université marocaine : en Action publique et gouvernance territoriale et Politique internationale.