« Ma soeur Touria, première aviatrice du monde arabe » de Salah Eddine Chaoui

Dans les années 50, le Maroc était encore sous protectorat français. Malgré les obstacles, Touria Chaoui, à tout juste 16 ans, décroche le 17 octobre 1951 son brevet de pilotage délivré par l’armée de l’air française.

Dans un Maroc qui revendiquait son indépendance, la jeune fille devint un symbole de militantisme et d’émancipation de la femme marocaine. Elle fut assassinée le 1er mars 1956 ; ce crime est toujours non élucidé. Son jeune frère, qui a assisté à sa mort, a décidé de lui rendre hommage à travers ce livre.

134 pages 15 euros Aux éditions L’Harmattan.

Trésors de l’islam en Afrique – De Tombouctou à Zanzibar

Du 14 avril 2017 au 30 juillet 2017 à l’Institut du monde arabe – Paris

L’Institut du monde arabe consacre une exposition inédite aux liens entre le monde arabo-musulman et l’Afrique sub-saharienne. De Dakar à Zanzibar, de Tombouctou à Kinshasa, le visiteur part à la découverte de sociétés riches de quatorze siècles d’échanges culturels et spirituels avec le Maghreb et le Moyen-Orient.

Décès d’Amar Ezzahi, icône de la chanson populaire algéroise

L’artiste, plus grande figure existante du châabi, la musique algéroise dérivée de l’andalouse, est mort à l’âge de 75 ans, mercredi 30 novembre. Une nouvelle qui a bouleversé le peuple algérien.

Il était à lui seul l’incarnation d’un mouvement musical. Amar Ezzahi, la plus grande figure du châabi, musique populaire algéroise dérivée de l’andalouse, est décédé mercredi 30 novembre 2016 à l’âge de 75 ans.

L’annonce de sa disparition s’est immédiatement répandue sur les réseaux sociaux et a fait l’ouverture des principaux journaux télévisés nationaux. Des centaines de fans se sont presque immédiatement rassemblés devant son domicile, où s’est également rendu le ministre de la Culture algérien, Azzedine Mihoubi. Amar Ezzahi (dont le nom signifie «le joyeux»), de son vrai nom Amar Ait-Zaï, a passé la majeure partie de sa vie près de la vieille ville d’Alger où il était arrivé très jeune, après sa naissance dans un village de Kabylie en 1941.

«Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie.»

Noureddine Khelassi, journaliste

Son répertoire compte des dizaines de chansons enregistrées à partir de 1963. Des fans les ont regroupées sur internet au moment où sa santé déclinait ces dernières années. L’artiste a mené une vie austère: il n’était pas marié, n’avait pas d’enfant et a toujours refusé d’encaisser ses droits d’auteur. Il fuyait les médias et les salles de concerts, ne chantant qu’en cercle intime durant les fêtes. Les cafés et les terrasses des maisons étaient sa scène préférée.

 

«Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie», témoigne un des rares journalistes à l’avoir connu, Noureddine Khelassi. «Il était voué au bonheur des siens à travers son art», ajoute le chroniqueur du quotidien La Tribune.

Le chanteur sera enterré jeudi au cimetière El Kettar à Alger près du plus illustre interprète algérois, Hadj M’hamed el Anka, décédé en 1978. Une prière des morts sera célébrée dans une mosquée située près de la Casbah.

Le Festival de la Méditerranée en images, du 20 au 26 novembre, Marseille

Lieu : Villa Méditerranée / Bibliothèque l’Alcazar / MuCEM

20ème édition

 

24 films en compétition

30 heures de projections publiques et gratuites

Le journaliste et politologue Antoine SFEIR (ci-contre) Président du Jury

L’acteur-scénariste Moussa MAASKRI parrain du PriMed

Organisé depuis 1994 par le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA), le PriMed (Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen) retranscrit en images l’actualité, l’Histoire et la vie autour de la Méditerranée, à travers une sélection éclectique et exigeante de documentaires, reportages et web-documentaires, mais aussi des débats, des rencontres…

 

Du 20 au 26 novembre à Marseille, le public pourra ainsi découvrir, au cours de projections entièrement gratuites, des films produits par 21 pays différents: Espagne, France, Grèce, Italie, Israël, Jordanie, Maroc, Tunisie… mais aussi Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni

 

Les principaux thèmes abordés pour cette édition 2016 seront : la Syrie, la condition féminine, la transformation des villes méditerranéennes, les conflits au Proche-Orient, la politique en Europe, et aussi les arts en Méditerranée, les religions, la crise économique en Espagne, la pollution de la Méditerranée et enfin l’intégration par le sport et notamment par le football…

Les 24 films présentés, sélectionnés parmi les 350 oeuvres reçues par le CMCA, couvrent toute la Méditerranée. La sélection accueille des films événements tels que « Daesh, Paroles de déserteurs », qui donne pour la première fois la parole aux combattants ayant décidé de quitter Daesh; ou encore « Aube Dorée : Une affaire personnelle » (ci-contre), une enquête de longue haleine sur le parti néo-nazi grec, 3ème  force politique du pays; ainsi que 6 films en avant-première française, dont « Les derniers nomades », une promenade tout en douceur dans le désert tunisien en compagnie d’une tribu coupée du monde.

 

Ce sont au total une trentaine de réalisateurs qui proposent un regard sur l’actualité en Méditerranée permettant de comprendre les sociétés et les peuples qui y vivent.

 

Un jury de professionnels de l’audiovisuel, présidé par Antoine SFEIR, journaliste et politologue, Directeur des Cahiers de l’Orient, attribuera 7 Prix et 1 mention spéciale. Des Prix à la diffusion seront remis par 3 chaînes de télévision.

 

A noter que le Prix du Meilleur Court-métrage Méditerranéen est attribué par le public, qui aura l’occasion de voter pour son film favori à l’issue d’un après-midi spécial de projections le dimanche 20 novembre au MuCEM.

 

Plus de 2000 lycéens de la Région PACA, et de l’autre coté de la Méditerranée Algérie, Turquie, Egypte, mais aussi d’Italie et de Suisse participent au PriMed à travers :

 

– le Prix MPM Averroès Junior. Il permet de récompenser un film parmi une sélection effectuée par le CMCA et Des Livres Comme Des Idées. Plus de 1000 lycéens voteront tous ensemble lors de deux journées exceptionnelles les mardi 22 et jeudi 24 novembre à la Villa Méditerranée.

– 600 lycéens assisteront aux deux projections-débats autour du film « Daesh, paroles de déserteurs ».

– 200 seront présents lors d’une masterclass privée avec les réalisateurs des films sélectionnés pour le Prix MPM Averroès Junior.

– 200 assisteront à la cérémonie de remise des prix.

 

Notons encore que le vendredi 25 novembre plusieurs événements ouverts à tous seront programmés à la Villa Méditerranée : à 10h00, une projection-débat sur le thème « Daesh, sortir de l’illusion » –

à 17h30 la Cérémonie de la remise des prix, les lauréats seront annoncés lors de la grande cérémonie de remise des Prix, en présence de Moussa MAASKRI, Antoine SFEIR et animée par le groupe Radio Babel.

 

En 2015, 6 000 personnes avaient assisté aux projections et aux événements du PriMed.

 

 

PriMed, le festival de la Méditerranée en images

du 20 au 26 novembre, Marseille (Villa Méditerranée / BMVR Alcazar / MuCEM)

Programme complet sur www.primed.tv – entrées gratuites

 

Communiqué


La Palestine à l’IMA : programme complet

Informations pratiques

Quand

 

Du 18 février au 20 mars 2016

 

Institut du monde arabe, Niveaux -1/-2

Combien

 

Pour l’exposition : 5€ tarif normal / 3€ tarif réduit

Du 18 février au 20 mars 2016, plongez au coeur de l’art palestinien sous toutes ses formes : une exposition, celle de cinq jeunes artistes, Larissa Sansour, Khaled Jarrar, Bashir Makhoul et Shadi Al Zaqzouq et Nidaa Badwan, un cycle de cinéma du 26 au 28 février. Un focus sur Gaza viendra clôre la manifestation.

De nombreux artistes contemporains palestiniens sont parvenus à recréer à travers leurs œuvres un lien identitaire avec leur pays d’origine en réaffirmant leur existence et leur droit d’appartenir à cette terre (et non l’inverse!). La thématique de l’espace privé ou public, de son contrôle et de son appropriation sont les axes majeurs de cette exposition. Les oeuvres présentées proposent une vision artistique de la notion de territoire et redéfinissent l’espace palestinien.

Un cycle de cinéma proposant courts-métrages et longs-métrages d’artistes palestiniens sera proposé du 26 au 28 février :

Vendredi 26 février – 20h (long-métrage) :

> Fix Me, Raed Andoni (98′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

Samedi 27 février – 18h (courts-métrages) :

> Soleil privé, Rami Alayan (25′)

> La Pierre de Salomon, Ramzi Maqdisi (25′)

> Roubama, Rakan Mayasi (15′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur sous réserve

> No Exit , Mohanad Yaqubi (11′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

> Suspended Time
En présence du producteur du film Mohanad Yaqoubi – Samedi 27 Février.

Dimanche 28 février – 18h :

> Les 18 fugitives, Amer (et non pas AMer)  Shomali (75′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur Amer Shomali (sous réserve)

Du nord au sud du Sahara, cinquante ans d’archéologie française en Afrique de l’Ouest et au Maghreb

Editeurs scientifiques : André Bazzana et Hamady Bocoum

Actes du colloque du 13 et 14 mai 2002 à Paris : le point sur la recherche archéologique française depuis 50 ans avec le concours des meilleurs archéologues mondiaux. Un ouvrage de fonds qui aborde les dernières découvertes réalisées à ce jour.

Aux éditions L’Haramattan, 40,6 euros, 448 p.

Projections du Petit Prince et de l’Algérie Vue du Ciel, le 22 juillet Esplanade du J4 – Marseille

Mercredi 22 juillet deux projections d’exception pour le grand public : LE PETIT PRINCE et L’ALGERIE VUE DU CIEL, à partir de 19h. Entrée gratuite, Esplanade du J4.

Le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA), Avitem-Villa Méditerranée et Orange vous invitent mercredi 22 juillet à venir partager une belle soirée cinématographique à l’intérieur et à l’extérieur de la Villa Méditerranée au J4 Marseille avec la projection de deux grands films tous publics.

En avant-première à Marseille et avant sa sortie nationale et mondiale Le Petit Prince réalisé par Mark Osborne sera projeté à 19h00 dans l’auditorium de 400 places. Elles seront offertes gratuitement au public.

Pour poursuivre la soirée à la tombée de la nuit, sous les étoiles et face à la mer, un écran de 150 mètres carrés sera installé pour permettre à un public très large, de rêver devant les merveilleuses images du dernier film de Yann Arthus Bertrand L’Algérie Vue du Ciel à 21h45.

 

LE PETIT PRINCE

Réalisé par Mark Osborne d’après le chef d’oeuvre d’Antoine Saint Exupéry.

19h00 Amphithéâtre de la Villa Méditerranée

C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes. C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi. C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.

Pour réussir son entrée à la prestigieuse Académie Werth, la Petite Fille et sa maman (Florence Foresti) emménagent dans une nouvelle maison. Les vacances studieuses de la Petite Fille (sérieuse et adulte avant l’âge), rythmées par l’emploi du temps rigoureux établi par sa maman, vont être perturbées par l’Aviateur (André Dussollier), un voisin aussi excentrique que généreux. Avec lui, elle va découvrir un monde extraordinaire où tout est possible. C’est alors que l’aventure de la Petite Fille dans l’univers du Petit Prince commence. C’est aussi là que la Petite Fille redécouvre son enfance au travers des rencontres du Petit Prince avec le Renard (Vincent Cassel), la Rose (Marion Cotillard), le Serpent (Guillaume Gallienne), le Vaniteux (Laurent Lafitte), le Businessman (Vincent Lindon). Elle comprendra qu’on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

Un film captivant présenté lors de la soirée d’ouverture du Festival de Cannes utilise de multiples techniques de l’animation dont le stop-motion. Orange Studio a financé 10 millions d’euros sur les 60 qu’a coûté ce film d’animation parmi les plus ambitieux jamais réalisés en France.

Durée 1h48. Avec les voix de Florence Foresti, André Dussolier, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Guillaume Gallienne…

Production : ON Entertainment (Dimitri Rassam et Aton Soumache) – Distribution : Paramount – Ventes internationales : Wild Bunch / Orange Studio

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L’ALGERIE, VUE DU CIEL

Réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Yazid Tizi

21h45 devant la Villa Méditerranée

L’Algérie vue depuis le ciel, racontée par le carnet de route d’un enfant du pays. Un voyage entre géographie et histoire humaine qui révèle un pays aux richesses insoupçonnées et tend au chemin initiatique. Le film est exclusivement tourné en aérien et couvre une grande partie du territoire sur plusieurs saisons. C’est un voyage photographique et esthétique dirigé par Yann Arthus-Bertrand. Par la diversité des paysages, l’aperçu des cultures, des enjeux actuels ou des héritages de l’histoire, l’image aérienne sublime un pays méconnu et le révèle à grands traits. Il offre une vision inédite de l’Algérie. Le film est construit autour d’un voyage en trois parties. Le nord, moderniste, tourné vers la Méditerranée ; le centre, fait de régions rurales et traditionnelles ; enfin, le grand sud et son immense désert, comme un autre monde. Un film éblouissant et émouvant.

Une coproduction Hope Production AARC((Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel), un film écrit par Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot – 90 minutes

Les co-organisateurs de la soirée :

Le CMCA : Association qui regroupe les télévisions du nord et du sud de la Méditerranée. Organisateur, entre autres, du PriMed, Prix international du documentaire et du reportage méditerranéen qui se déroule à Marseille au mois de Décembre à la Villa Méditerranée, l’Alcazar et au MuCEM du 5 au 12 décembre 2015.

La Villa Méditerranée : Le 1er janvier 2015, la Villa Méditerranée a rejoint l’AViTeM. La mise à disposition de la Villa Méditerranée au sein de l’AViTeM vise à contribuer à la cohérence de la politique méditerranéenne de la France et à affirmer le rôle du territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur comme relais et acteur de cette politique. La Villa a pour vocation d’être un lieu privilégié d’accueil des sommets multilatéraux sur la coopération méditerranéenne. Elle se définit comme un espace où les acteurs français de la coopération, la société civile et plus particulièrement la jeunesse, travaillent et se rencontrent.

Orange Studio : investit depuis 2007 dans la coproduction de films (The Artist, Syngué Sabour, Les Gazelles, Timbuktu, Un Peu, Beaucoup, Aveuglément) au rythme d’une quinzaine de films par an et l’acquisition de catalogues. Orange Studio a développé une politique de coproduction indépendante et diversifiée tant dans les budgets de films que dans les répertoires (comédies, drames, animation).

Environ une centaine de films ont été coproduits depuis sa création avec pour certains d’entre eux de nombreuses récompenses.

Informations pratiques :

Villa Méditerranée Esplanade Robert Laffont – J4 – 13002 Marseille –

Pour la projection dans l’amphithéâtre / Le Petit prince

Entrée libre, réservation conseillée.

Informations, réservations : billetterie@villa-mediterranéee.org – 04 95 09 42 70

Pour la projection en plein air / Algérie vue du ciel :

Accès libre. Possibilité de venir avec chaises, coussins…

contact presse : Pascal scuotto / pascal.scuotto@gmail.com / 06.11.13.64.48

visuels HD sur demande

contact Orange : Pascal Chamassian / pascal.chamassian@orange.com / 06.84.43.84.15


Festival Mahrajane Al Sharq, une 3 ème édition prometteuse

Pour la 3ème année consécutive, le festival international de danse orientale Mahrajane Al Sharq offrira 3 jours de stages, shows, compétition, scène ouverte, du 17 au 19 avril 2015, à Paris.

Cette année, Bina et Emira invitent la très grande star de la danse égyptienne FIFI ABDO, pour la première fois à Paris, ainsi que KHALED MAHMOUD, VIRGINIA MENDEZ, AMIR THALEB et KATERINA SHEREEN.

Ne pas rater le show du samedi 18 avril, à 20h30, sur la jolie scène de l’espace Reuilly, retrouvez Selma, Zomzom, Hakim, Soraya Shoheib et Bina en première partie dans leur nouvelle comédie orientale !!! Un spectacle haut en couleur, drôle et original. Une mise en scène décalée, qui a fait des créations précédentes « SAFAR » et « EL HOB » un franc succès. Ce nouveau spectacle ne dérogera pas à la règle. Cette année seront accueillis, en plus des deux artistes mondialement connus, Ciya et Yaël Zarca pour des prestations à couper le souffle.

En deuxième partie les GUESTS : la légende qu’on ne présente plus FIFI ABDO, le caliente AMIR THALEB, le surprenant KHALED MAHMOUD, la pétillante VIRGINIA et la douce KATERINA SHEREEN seront à l’honneur sur scène pour un show détonnant et unique !! Ce show promet d’être éblouissant de par sa richesse et sa diversité!

Espace Reuilly (720 places), 21 rue Hénard 75012 Paris – France     Métro : Montagallet

Renseignements et inscriptions : contact@mahrajanealsharq.com

FIFI ABDO

Fès, la 21ème édition des Musiques sacrées met à l’honneur l’Afrique

 

 

La 21ème édition de Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde se tiendra du 22 au 30 mai 2015. L’édition s’inscrit, cette année, sous le thème « Au miroir de l’Afrique ». Evénement phare de la Fondation Esprit de Fès qui œuvre à valoriser le patrimoine culturel et l’image artistique de Fès comme centre de paix, de dialogue et de création.

 

Pour le lancement de cette édition, une rencontre aura lieu, le 18 mai, au palais de Luxembourg, siège du Sénat, en présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, Bariza khiari, vice-présidente du Dénat et membre du groupe d’amitié France Maroc, plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture et de l’équipe dirigeante du festival ; Abderrafia Zouitene, Taj Eddine Baddou et Ali Benmakhlouf.

 

C’est l’Afrique qui est à l’honneur cette année au festival de Fès. Ce continent noir que la ville de Fès illumine de sa spiritualité. Ville, fondée à la fin du VIIIème siècle, sous le règne de Moulay Idriss 1èr. Son rayonnement fait d’elle l’une des capitales prestigieuses de la civilisation arabo-musulmane. Si Fès est andalouse, arabe ou amazighe elle est aussi africaine. Ses hommes, grands voyageurs, pèlerins ou commerçants ont permis tout au long de son histoire de jeter des ponts vers l’Afrique. Très tôt la rencontre s’est faite avec des peuples aux origines diverses, des tribus animistes des grands fleuves africains, bédouins du désert et du Sahara, touaregs ou peuples nomades.

 

Les deux volets ; Forum et spectacles du Festival de Fès des Musiques Sacrées se déclineront au rythme de l’évocation des voyages lointains et des œuvres de Hassan Al Wazzan, dit Léon l’Africain et de Sidi Ahmed Tijjani, fondateur de la tarîqa tijaniyya, inhumé à Fès, dont se réclament un très grand nombre d’adeptes, notamment, en Afrique de l’Ouest.

 

Et comme il a expliqué Abderrafia Zouitene, Président de la Fondation Esprit de Fès et du Festival des Musiques Sacrées : « Son rayonnement sur l’Afrique Subsaharienne, Fès le tient de la longue histoire qui la lie au Sahara et au « Bilad es-Sudan » Des siècles passés, Fès a en effet hérité une position de débouché à l’extrémité d’un des plus grands axes méridiens de circulation transsaharienne reliant, depuis le Moyen-Âge, la boucle du Niger au Maroc par le Touât, le Tafilalet et le col de Talghemt, l’historique « treq es-Sultan »

 

Et de poursuivre : « Les échanges transsahariens, flux de marchandises, circulation d’hommes et, par eux, la transmission d’idées, de manuscrits, de comportements, de mentalités connaissent un développement sans précédent ; traditions vestimentaires, habitudes alimentaires, codes architecturaux qui font la réputation de Fès rayonnent ainsi jusqu’à l’autre côté du Sahara; se diffusent également par leur intermédiaire des ouvrages qui alimentent les débats entre maîtres soufis des rives du Sahara ».

L’ouverture de cette 21° édition se fera à travers une grande création « Fès, à la quête de l’Afrique ». Une invitation pour le voyage, une véritable fresque musicale où les technologies multimédia les plus innovantes relateront sur le mode allégorique, les périples et vies de Léon l’Africain et Sidi Ahmed Tijani.

Cette œuvre, imaginée et mise en scène par Alain Weber, sera illustrée par les chants, rythmes et danses d’artistes de renom, qui accompagneront le public, par la magie du mapping, dans sa découverte des sites et paysages qui ont charmé, ému le grand explorateur. Elle s’achèvera par un enchainement de tableaux, mêlant musiques, chants et scènes chorégraphiques, évoquant la confrérie Tijania.

 

« Des rives du Nil au fleuve Niger, des montagnes de l’Atlas au vaste désert subsaharien, de l’ancien Empire Songhaï à celui Mandingue, de Tombouctou au Caire, les plus grands artistes traditionnels du Maroc, du Mali, d’Egypte, de Mauritanie ou du Sénégal seront présents » précise Alain Weber, directeur artistique du festival

 

Durant neuf jours, la musique et les chants sacrés vont transcender les frontières pour rapprocher plus les humains. Les nuits de Fès promettent des événements exceptionnels qu’accueilleront les différents sites du Festival. A Bab El Makina se succéderont sue seine :

 

Saber Rebaï, grand nom de la chanson et une des voix les plus envoutantes du Maghreb; Africa Spirit, émouvante évocation du continent Africain avec la grande diva malienne Oumou Sangaré, et le reggae aux accents militants de Tiken Jah Fakoly; Temptations et Dennis Edwards, l’ensemble vocal masculin le plus célèbre dans l’histoire de la soul music et du rhythm and blues; soirée andalouse avec d’immenses artistes du Maghreb, sous la direction du maître Mohammed Briouel; Hussain Al Jasmi, l’une des plus belles voix de la péninsule arabique, avec son riche répertoire alliant le profane et le religieux. Au musée Batha, à Dar Mokri, au Complexe culturel Sidi Mohamed, à Jnane Sbil et toute la ville sera en fête.

 

Le Forum, dirigé par le philosophe Ali Benmakhlouf, sera animé par des intellectuels, invités à débattre, outre de la relation de Fès avec son sud africain, des dés et enjeux auxquels le continent africain est , dans sa grande diversité, confronté.

 

Cinq problématiques seront abordées sous les intitulés :

– Chemins spirituels, chemins commerciaux ;

– Pluralisme linguistique en Afrique ;

– L’Afrique et le sacré ;

– Hassan Al Wazzzan (Léon l’Africain) ;

– Les grands enjeux contemporains : éducation, santé, géostratégie…

 

Pour le philosophe et directeur du forum : « Aujourd’hui encore, toute analyse de la situation de savoir et spiritualité en Afrique ; et dont Fès fut longtemps une des dépositaires, suppose la prise en compte du pluralisme linguistique des nations d’Afrique. Ce pluralisme est l’incarnation d’une histoire peu archivée, transmise par des textes conservés dans des zaouias, les sanctuaires de saints, mais aussi véhiculée oralement selon une pensée nomade qu’il convient d’interroger. Socle d’une humanité multiséculaire avec ses trésors diversifiés, l’Afrique est tout aussi bien le continent de la jeunesse ».

Source atlasinfo.fr   Par Fouzia Benyoub


Une bague retrouvée chez les Vikings gravée « pour Allah »

Grâce au bijou retrouvé dans une tombe viking, des chercheurs ont établi que des contacts auraient eu lieu dès le 9e siècle avec la civilisation islamique.

Pourquoi une femme viking a-t-elle été enterrée au 9e siècle en Suède avec un anneau portant l’inscription « pour Allah » ? C’est la question que se pose le « Washington Post ». Le quotidien américain dévoile mercredi 18 mars une étude de la revue Scanning, réalisée par une équipe de chercheurs de l’université de Stockholm, qui pourrait amener à une modification de nos connaissances en histoire médiévale, et plus précisément concernant les relations entre le monde musulman et les Vikings.

L’anneau en argent avait été découvert par un archéologue au 19e siècle dans la tombe d’une femme Viking à Birka, en Suède, et daterait du 9e siècle après J-C. Il porte l’inscription en écriture koufi « il-la-lah », qui signifie « pour Allah ». La façon dont cette femme viking se l’est procuré reste inconnue. Ce bijou pourrait permettre d’établir des liens entre la civilisation viking et le califat abbasside qui dominait le Maghreb et le Moyen-Orient de 750 à 1258 de l’ère chrétienne. Il s’agit du seul objet daté retrouvé en Scandinavie capable de relier les deux civilisations dès le 9e siècle.

Une bague échangée avec un commerçant arabe ?

Le site ScienceNews.org  rapporte que jusqu’à présent, les scientifiques pensaient qu’il s’agissait d’une améthyste. En fait, passée au microscope électronique, la monture révèle une composition en verre coloré, un matériau exotique pour les Scandinaves. Mais les orfèvres arabes étaient habitués à utiliser ce type de matériaux. En outre, la bague ne présente pas de signes d’usure. Ce qui suggère qu’elle aurait eu très peu de propriétaires entre son créateur et la femme décédée. Cette dernière aurait donc pu l’échanger avec un commerçant arabe.

Les Vikings étaient très intéressés par l’argent, mais pas par l’or », explique l’historien Farhad Hussain au ‘National World’, le quotidien d’Abou Dhabi. « C’était même une marque de distinction pour les Scandinaves. »

Les Vikings sont connus pour être de grands voyageurs. De longues traversées en mer jusqu’aux Amériques et à l’Est datant du 11e siècle sont rapportées dans les récits de l’époque. Des contacts fréquents, principalement commerciaux avaient déjà été établis pour cette période. Au regard de cette découverte, ils sont susceptibles d’avoir atteint Constantinople et même Bagdad deux siècles plus tôt…