Algérie : Prison ferme pour deux ouvriers chrétiens qui ont mangé durant le ramadan

Les deux ouvriers du bâtiment jugés mardi dernier dans l’est kabyle de l’Algérie, à Aïn el Hammam, pour n’avoir pas jeûné durant le ramadan connaîtront leur verdict le 5 octobre.

«Je n’ai pas de regrets, a déclaré l’un des deux accusés à sa sortie du tribunal. Je suis chrétien et je l’assume.»

Agé de 44 ans et père d’une fillette d’un mois, ce journalier a été interpellé par la police le 13 août avec un camarade de travail alors qu’ils venaient de finir de manger dans un lieu discret lors d’une pause déjeuner sur un chantier, selon leur version.

«Nous sommes innocents, nous n’avons fait de mal à personne. Nous sommes chrétiens protestants et nous n’avons pas mangé dans un lieu public», a encore expliqué l’ouvrier.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblés devant le tribunal pour soutenir les accusés. Ils criaient des slogans hostiles à la justice.

Le procureur a requis une peine de trois ans de prison ferme.

Les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe des accusés, insistant sur le fait qu’aucune loi n’interdit aux citoyens de rompre le jeûne pendant le mois de ramadan.

«L’Algérie a ratifié des conventions internationales de liberté de culte. C’est une violation pure et simple de la Constitution», a soutenu un des avocats de la défense.

L’Algérie compte quelques milliers de chrétiens, essentiellement de rite protestant, souvent attirés par des promesses d’émigration, voire de mariage aux Etats Unis.

(Source AFP)


Le président Bouteflika s’entretient avec le président iranien

Le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, s’est entretenu samedi à Alger avec le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad. Ont assisté aux entretiens le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, le président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaieh, le Premier ministre,  Ahmed Ouyahia, et le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a également assisté aux entretiens. M. Ahmadinejad est arrivé peu auparavant à Alger pour une escale de quelques heures. En provenance de Syrie où il venait d’effectuer une courte visite, le président iranien se rendra à New York, où il assistera notamment aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU.

Source APS

Algérie : Plus d’autorisation de survol pour les aéronefs civils étrangers

Les aéronefs civils étrangers obéissant aux règles de l’aviation civile n’ont plus besoin de disposer d’une autorisation pour le survol et l’escale technique sur le territoire national, a appris dimanche l’APS auprès du ministère des Transports.

Pour se mettre en conformité avec les engagements internationaux, l’Algérie a décidé d’abroger les dispositions de l’article 89 de la loi fixant les règles générales relatives à l’aviation civile qui faisait obligation aux aéronefs civils étrangers de disposer d’une autorisation pour le survol et l’escale technique sur le territoire algérien.

Cependant, les aéronefs d’Etat étrangers sont toujours soumis à une autorisation de survol, selon les dispositions du décret exécutif fixant les règles de survols du territoire algérien par des aéronefs d’Etat étrangers publié au journal officiel N° 50.

Non-lieu pour un diplomate algérien dans l’affaire Ali Mecili

Il y a du nouveau dans l’affaire Ali Mecili, du nom de cet opposant algérien assassiné en France en 1987. Un non lieu a été prononcé ce mardi 31 août  en faveur du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, principale personnalité mise en cause dans l’enquête. Le chef du protocole algérien, qui se disait victime d’une homonymie, a donc eu gain de cause après deux années de procédure.

C’est en août 2008 que Mohamed Ziane Hasseni est arrêté à Marseille. Un ancien officier des services secrets algériens en exil, Mohamed Samraoui, l’accuse d’être le commanditaire de l’assassinat d’Ali Mecili. Le chef du protocole algérien dénonce une méprise, affirme qu’il est victime d’une homonymie. Il est cependant inculpé pour complicité d’assassinat et placé sous contrôle judiciaire.

Alger ne cache pas sa colère et s’inquiète du sort réservé à son diplomate. L’affaire devient très vite source de nouvelles tensions entre les deux pays.

En 2009, le vent tourne opportunément. Mohamed Samraoui revient en partie sur ses déclarations. Les juges chargés de l’enquête estiment alors que les charges qui pèsent sur le diplomate sont insuffisantes. Il n’est plus mis en examen mais devient témoin assisté, un statut intermédiaire entre témoin et inculpé.

Le diplomate avait entre temps introduit une demande de non-lieu. Refusée une première fois, elle vient d’être accordée le mardi 31 août. Mohamed Ziane Hasseni n’est donc plus concerné par l’affaire, résume son avocat.

La famille Mecili, elle, ne baisse pas les bras. Pour Me Antoine Comte, il s’agit d’une péripétie illogique, mais l’essentiel c’est qu’elle ne met pas fin à la procédure en cours. L’affaire a en effet été renvoyée au juge d’instruction.

Selon l’APS, « la persistance de l’acharnement des magistrats instructeurs français » et l' »atteinte inacceptable au principe cardinal de la présomption d’innocence » avaient fait réagir le gouvernement algérien qui avait fait part de sa grande surprise et de sa profonde préoccupation.

Source RFI


Algérie : Halim Benatallah poursuit sa visite en France

Le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Halim Benatallah, a effectué samedi une visite à la Mosquée de Lyon où il a rencontré le président de l’association, Kamel Kabtane, ainsi que les représentants de la fédération régionale de la Grande Mosquée de Paris, indique dimanche un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’entretien a porté sur les derniers développements relatifs à la pratique de l’Islam en France, et plus particulièrement sur la place de communauté algérienne dans les instances de représentation du culte musulman en France, précise la même source.

Dans le cadre de sa tournée en France, M. Benatallah s’est rendu, successivement, à Marseille et à Montpellier où il a rencontré les présidents des fédérations régionales affiliées à la Grande Mosquée de Paris ainsi que les présidents des principales associations culturelles rattachées à cette dernière, rappelle le communiqué.

La succession du Recteur de la Grande Mosquée de Paris a probablement été évoquée.


L’armée algérienne abat dix terroristes de l’AQMI

Les forces de sécurité algériennes ont tué dix rebelles islamistes, affiliés à l’organisation al-Quaïda au Maghreb islamique (AQMI), dans le maquis de Kabylie, région située à l’est d’Alger et utilisée comme refuge par les terroristes, rapportent les médias locaux. Parmi eux figure un chef militaire, le terroriste Addelmoumen Rachid. Au cours de cette opération, des d’armes ont également été saisies.

La mise hors d’état de nuire de Hodeifa Abou Younés, de son vrai nom Abdelmoumen Rachid, est considérée comme un grand succès antiterroriste par le journal El Nahar. Son directeur estime que c’est la plus importante opération des forces de sécurité depuis l’élimination, l’été 2007, de l’émir de la région centre, Sofiane Façila, plus connu sous le nom de Sofiane Abou Haïdara.

Abdelmoumen Rachid, présenté comme étant le chef de la structure militaire du GSPC, rebaptisé al-Qaïda au Maghreb, est tombé, ainsi que deux de ses acolytes, dans un barrage routier à Tadmaït en Grand Kabylie. L’avant-veille, sept terroristes avaient été abattus lors d’un ratissage de l’armée dans le massif forestier de Takhoukht. Il s’était soldé également par la récupération d’un lot d’armes.

Dans cette traque qui se poursuit, malgré la chaleur et les astreintes du mois de ramadan, les terroristes essaient de rendre les coups. Sur la route de Yakouren, entre Tizi Ouzou et Béjaïa, l’explosion d’une bombe artisanale a légèrement blessé un officier de l’armée. L’engin piégé était placé sur le bas coté de la route.

Source RFI


L’otage algérien exécuté au Sahara par ses ravisseurs d’Aqmi

Par RFI

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a exécuté dans le Sahara un douanier algérien retenu en otage depuis juin, après une attaque qui avait coûté la vie à 11 gendarmes algériens à la frontière entre le Mali et l’Algérie.

Cette issue était prévisible dans la mesure où Alger ne négocie pas avec les terroristes et s’oppose catégoriquement à toute tractation, notamment au versement de rançon, comme ce fut le cas pour la libération des deux otages espagnols le 23 août.

En juillet dernier, au sommet de l’Union africaine, Alger a milité pour l’adoption des instruments juridiques qui criminalisent le paiement de rançon aux groupes terroristes et qui interdisent la libération de terroristes détenus contre la libération d’otages.


Air Algérie soutiendra l’UA pour l’Année de la paix et de la sécurité

La compagnie Air Algérie s’est engagée à apporter son soutien en termes de communication et à faciliter les déplacements effectués dans le cadre du programme d’activités de l’Année de la paix et de la sécurité en Afrique, indique l’Union africaine (UA) dans un communiqué. La compagnie aérienne algérienne, qui a décidé de nouer un « partenariat » avec l’UA, s’est également engagée à signer la Charte « Agissons pour la paix », élaborée par la Commission de la paix et de la sécurité de l’UA à l’intention du secteur privé et des entreprises publiques, « aux fins de mobiliser leur appui à la promotion durable de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent », ajoute-t-on de même source.

ONU : Entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions

La Convention sur l’interdiction de l’emploi, de la production, du stockage et du transfert des armes à sous-munitions, signée jusqu’à présent par 107 pays, est entrée en vigueur dimanche. Cette convention interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d’armes.

Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par canons. Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions qui se dispersent sur de larges zones. De 5 à 40% des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables.

Mme Leila Ben Ali signe l’éditorial de la revue «La voix de la Femme arabe, depuis la Tunisie»

Mme Leila Ben Ali, épouse du Président de la République tunisienne, et présidente de l’Organisation de la Femme Arabe (OFA) a souligné que la consécration de l’égalité des chances entre l’homme et la femme en matière d’accès à l’enseignement est un droit que les pays arabes ont le devoir de garantir sans discrimination.

Signant l’éditorial du 5ème numéro de la revue « la voix de la femme arabe, depuis la Tunisie » (voice of arab women from Tunisia) Mme Leila Ben Ali ajoute que l’éducation et l’enseignement sont la pierre angulaire de tout processus de développement humain durable et que la réussite de ce processus est tributaire de la garantie de chances égales pour la femme et l’homme en matière d’accès au savoir et aux connaissances.

Dans cet éditorial, intitulé « l’enseignement de la femme, pierre angulaire de tout développement humain durable, la présidente de l’OFA souligne que l’analphabétisme de la femme arabe l’empêche de participer activement à l’oeuvre de développement économique et social de sa société, insistant sur la nécessité d’accorder toute l’attention requise à l’enseignement de la femme dans le monde arabe, afin de lui permettre d’exercer ses droits, d’assumer pleinement ses responsabilités, de stimuler en elle l’esprit de créativité et de favoriser son intégration dans le circuit économique et social.

Mme Leila Ben Ali ajoute que tous les pays qui aspirent au progrès, à la prospérité et à l’invulnérabilité ont misé sur l’éducation et l’enseignement pour atteindre leurs objectifs, soulignant que les pays arabes, à l’instar de tous les pays en développement, n’ont d’autre choix qu’emprunter la même voie pour combler le fossé qui les sépare des pays avancés.