Var : Un anti-« Hors la loi » se met hors la loi!

Un sexagénaire du Var, reconnu coupable d’avoir menacé de commettre des attentats contre les cinémas projetant le film « Hors la loi » en se réclamant du groupe d’extrême-droite Charles Martel, a été condamné aujourd’hui à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Draguignan. Une amende de 3 000 euros a également été prononcée.

Bernard Salkin, un retraité de 68 ans, dont la religion n’a pas été précisée, était jugé en comparution immédiate pour avoir annoncé à un média, en se présentant au nom du groupe Charles Martel, des attentats contre les salles projetant « Hors la loi », du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb.
Il encourait deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Son casier judiciaire était vierge et il n’était connu que pour avoir été candidat non éligible sur une liste du Front National.

Le substitut du procureur, Marion Chabot, avait requis dix-huit mois de prison dont six avec sursis et un mandat de dépôt à l’audience, regrettant que certains « surfent sur la vague de la terreur ».

« C’est un dossier sensible qui a mobilisé de façon intolérable les services de police et la section anti-terroriste », a-t-elle déclaré réclamant « une peine sévère qui a du sens, de la symbolique ».

Selon son avocat, Me Didier Nourrit, Bernard Salkin est « un retraité dépressif, et désoeuvré qui a cru faire un acte de courage ».

Source AFP

A Alger, les pays du Sahel mettent en place une coalition antiterroriste

Les chefs des services de renseignement d’Algérie, de Mauritanie, du Niger et du Mali, se réunissent ce mercredi 29 septembre 2010 à Alger pour mettre en place une cellule commune de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme. Ce sera la deuxième réunion de coordination militaire en moins d’une semaine.

Cette coalition antiterroriste semble vouloir accélérer le mouvement, face à un ennemi qui vient de réaliser une nouvelle prise d’otages au Niger. Alger, qui n’a jamais cessé de combattre le terrorisme depuis maintenant presque deux décennies, veut que cette coalition devienne opérationnelle. D’où la création de ce centre de renseignement commun regroupant l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie.

Les patrons des services de renseignement des quatre pays l’installeront aujourd’hui à Alger même, indiquent des sources informées. Ce centre commun de renseignement centralisera toutes les informations relatives au terrorisme dans le Sahel. Il transmettra toutes les données au centre opérationnel qui lui sera basé à Tamanrasset.

Le quotidien El Watan s’interroge sur l’efficacité à attendre de ce système dès lors que des « Etats ne font pas de comptes rendus sur les activités des terroristes sur leur territoire », affirme ce journal, sans nommer les Etats défaillants. Alors, pourquoi ce centre de renseignement ? Probablement une manière de mettre chacun, jusqu’au bout, face à ses responsabilités.

Source RFI


Bouteflika : L’élargissement des terroristes doit être abordé avec « détermination »

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a soutenu lundi que le traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages, doit être abordé avec « détermination, fermeté et responsabilité ».

Dans un discours lu en son nom par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à New York, lors des travaux de la 65e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat algérien a souligné que « des efforts considérables restent à déployer par la communauté internationale en vue d’éradiquer cette menace transnationale non seulement dans le cadre de sa mise en oeuvre intégrale et systématique, mais également dans le traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages, question qui doit être abordée avec détermination, fermeté et responsabilité ».

Source APS

ONU : Rapport sur les réalisations de l’Algérie en matière des OMD

En dépit de la crise économique mondiale, l’Algérie a continué à enregistrer de bons résultats dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), atteignant plusieurs d’entre eux avant le délai de 2015 fixé par l’ONU, note le deuxième rapport national couvrant la période 2005-2010 sur ces objectifs.

Présenté par l’Algérie à l’ONU à l’occasion de la tenue de la 65e session de son Assemblée générale consacrée à ce programme mondial de lutte contre la pauvreté, ce rapport affirme qu’en ce qui concerne la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim (OMD1), la population en Algérie vivant en-decà du seuil d’un dollar par personne et par jour est passée de 1,9 % en 1988 à 0,5 % en 2009 contre une projection OMD à atteindre de 0,9 % en 2015.


Algérie : Bouteflika reçoit Chevènement

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a reçu hier à Alger le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur français Jean-Pierre Chevènement, en visite depuis dimanche en Algérie, a indiqué l’agence de presse APS.

« Je pense que l’entretien que j’ai eu avec le président Abdelaziz Bouteflika contribue à maintenir et à fortifier le lien qui existe entre l’Algérie et la France et qui est tellement important », a déclaré Jean-Pierre Chevènement à la presse à l’issue de cette rencontre.

« Il faut veiller sur cette plante (lien, ndlr) précieuse, en créant tant que l’on peut des contacts amicaux », a-t-il ajouté. Il a indiqué avoir évoqué avec le président Bouteflika les problèmes internationaux et la vie politique en général.

Jean-Pierre Chevènement a précisé qu’il entretenait une « relation personnelle ancienne » avec le président algérien. Durant son séjour, Jean-Pierre Chevènement a donné deux conférences à Oran et à Alger sur le thème « République, laïcité et religion ».

Source AFP – APS


Algérie : Prison ferme pour deux ouvriers chrétiens qui ont mangé durant le ramadan

Les deux ouvriers du bâtiment jugés mardi dernier dans l’est kabyle de l’Algérie, à Aïn el Hammam, pour n’avoir pas jeûné durant le ramadan connaîtront leur verdict le 5 octobre.

«Je n’ai pas de regrets, a déclaré l’un des deux accusés à sa sortie du tribunal. Je suis chrétien et je l’assume.»

Agé de 44 ans et père d’une fillette d’un mois, ce journalier a été interpellé par la police le 13 août avec un camarade de travail alors qu’ils venaient de finir de manger dans un lieu discret lors d’une pause déjeuner sur un chantier, selon leur version.

«Nous sommes innocents, nous n’avons fait de mal à personne. Nous sommes chrétiens protestants et nous n’avons pas mangé dans un lieu public», a encore expliqué l’ouvrier.

Des centaines de personnes s’étaient rassemblés devant le tribunal pour soutenir les accusés. Ils criaient des slogans hostiles à la justice.

Le procureur a requis une peine de trois ans de prison ferme.

Les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe des accusés, insistant sur le fait qu’aucune loi n’interdit aux citoyens de rompre le jeûne pendant le mois de ramadan.

«L’Algérie a ratifié des conventions internationales de liberté de culte. C’est une violation pure et simple de la Constitution», a soutenu un des avocats de la défense.

L’Algérie compte quelques milliers de chrétiens, essentiellement de rite protestant, souvent attirés par des promesses d’émigration, voire de mariage aux Etats Unis.

(Source AFP)


Le président Bouteflika s’entretient avec le président iranien

Le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, s’est entretenu samedi à Alger avec le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad. Ont assisté aux entretiens le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, le président du Conseil constitutionnel, Boualem Bessaieh, le Premier ministre,  Ahmed Ouyahia, et le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a également assisté aux entretiens. M. Ahmadinejad est arrivé peu auparavant à Alger pour une escale de quelques heures. En provenance de Syrie où il venait d’effectuer une courte visite, le président iranien se rendra à New York, où il assistera notamment aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU.

Source APS

Algérie : Plus d’autorisation de survol pour les aéronefs civils étrangers

Les aéronefs civils étrangers obéissant aux règles de l’aviation civile n’ont plus besoin de disposer d’une autorisation pour le survol et l’escale technique sur le territoire national, a appris dimanche l’APS auprès du ministère des Transports.

Pour se mettre en conformité avec les engagements internationaux, l’Algérie a décidé d’abroger les dispositions de l’article 89 de la loi fixant les règles générales relatives à l’aviation civile qui faisait obligation aux aéronefs civils étrangers de disposer d’une autorisation pour le survol et l’escale technique sur le territoire algérien.

Cependant, les aéronefs d’Etat étrangers sont toujours soumis à une autorisation de survol, selon les dispositions du décret exécutif fixant les règles de survols du territoire algérien par des aéronefs d’Etat étrangers publié au journal officiel N° 50.

Non-lieu pour un diplomate algérien dans l’affaire Ali Mecili

Il y a du nouveau dans l’affaire Ali Mecili, du nom de cet opposant algérien assassiné en France en 1987. Un non lieu a été prononcé ce mardi 31 août  en faveur du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, principale personnalité mise en cause dans l’enquête. Le chef du protocole algérien, qui se disait victime d’une homonymie, a donc eu gain de cause après deux années de procédure.

C’est en août 2008 que Mohamed Ziane Hasseni est arrêté à Marseille. Un ancien officier des services secrets algériens en exil, Mohamed Samraoui, l’accuse d’être le commanditaire de l’assassinat d’Ali Mecili. Le chef du protocole algérien dénonce une méprise, affirme qu’il est victime d’une homonymie. Il est cependant inculpé pour complicité d’assassinat et placé sous contrôle judiciaire.

Alger ne cache pas sa colère et s’inquiète du sort réservé à son diplomate. L’affaire devient très vite source de nouvelles tensions entre les deux pays.

En 2009, le vent tourne opportunément. Mohamed Samraoui revient en partie sur ses déclarations. Les juges chargés de l’enquête estiment alors que les charges qui pèsent sur le diplomate sont insuffisantes. Il n’est plus mis en examen mais devient témoin assisté, un statut intermédiaire entre témoin et inculpé.

Le diplomate avait entre temps introduit une demande de non-lieu. Refusée une première fois, elle vient d’être accordée le mardi 31 août. Mohamed Ziane Hasseni n’est donc plus concerné par l’affaire, résume son avocat.

La famille Mecili, elle, ne baisse pas les bras. Pour Me Antoine Comte, il s’agit d’une péripétie illogique, mais l’essentiel c’est qu’elle ne met pas fin à la procédure en cours. L’affaire a en effet été renvoyée au juge d’instruction.

Selon l’APS, « la persistance de l’acharnement des magistrats instructeurs français » et l' »atteinte inacceptable au principe cardinal de la présomption d’innocence » avaient fait réagir le gouvernement algérien qui avait fait part de sa grande surprise et de sa profonde préoccupation.

Source RFI


Algérie : Halim Benatallah poursuit sa visite en France

Le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Halim Benatallah, a effectué samedi une visite à la Mosquée de Lyon où il a rencontré le président de l’association, Kamel Kabtane, ainsi que les représentants de la fédération régionale de la Grande Mosquée de Paris, indique dimanche un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’entretien a porté sur les derniers développements relatifs à la pratique de l’Islam en France, et plus particulièrement sur la place de communauté algérienne dans les instances de représentation du culte musulman en France, précise la même source.

Dans le cadre de sa tournée en France, M. Benatallah s’est rendu, successivement, à Marseille et à Montpellier où il a rencontré les présidents des fédérations régionales affiliées à la Grande Mosquée de Paris ainsi que les présidents des principales associations culturelles rattachées à cette dernière, rappelle le communiqué.

La succession du Recteur de la Grande Mosquée de Paris a probablement été évoquée.