Maroc-Russie: Un partenariat stratégique dynamique

Le Partenariat Stratégique Approfondi conclu entre le Maroc et la Russie a instauré de nouvelles bases solides et élargies pour améliorer les relations “très fortes” entre les deux pays, et reflète une volonté réelle et sincère de développer le partenariat bilatéral qui porte sur de multiples secteurs, a affirmé, à Rabat, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.

S’exprimant lors d’un point de presse conjoint avec son homologue russe, Serguei Lavrov, M. Bourita a souligné que l’audience réservée à M. Lavrov témoigne de l’attention particulière portée par le roi Mohammed VI aux relations bilatérales entre Rabat et Moscou, et la ferme volonté du Souverain et du président russe de développer le Partenariat stratégique entre les deux pays.

La visite de M. Lavrov au Royaume s’inscrit dans le cadre de l’impulsion concrète donnée par la visite royale en Russie en mars 2016 aux relations entre les deux pays, qui célèbrent le 60e anniversaire de l’établissement de leurs relations, a précisé le ministre, notant que cette visite s’inscrit également dans le cadre de la dynamique importante enregistrée dans les échanges de visites, à commencer par la visite royale en Russie, puis la visite du premier ministre russe Dmitri Medvedev au Royaume en 2017, outre la tenue de la Commission mixte en 2018.

A cet égard, M. Bourita a fait savoir que ses entretiens avec le responsable russe ont été l’occasion d’évaluer les résultats de la coopération bilatérale à la lumière des objectifs fixés par les dirigeants des deux pays en matière de partenariat bilatéral, et ce à travers une réunion élargie pour l’évaluation des progrès accomplis pour la mise en œuvre des engagements du Partenariat stratégique, ajoutant que les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de 13% l’an dernier.

Il a également noté que les deux parties ont convenu d’intensifier le dialogue politique sur de nombreuses questions régionales et internationales et de mettre en place des mécanismes efficaces permettant aux deux pays de prendre des mesures concrètes pour suivre la mise en œuvre des engagements du Partenariat stratégique, et ce en renforçant l’efficience de la coopération existante et en proposant des solutions pratiques pour la hisser à des niveaux supérieurs.

Les entretiens, a-t-il poursuivi, ont également porté sur des questions régionales et internationales concernant notamment l’Afrique du nord, la question du Sahara ainsi que la situation en Libye et en Syrie, notant une convergence entre les visions du Maroc et de la Russie et une volonté pour coordonner davantage sur ces questions afin de servir la paix et la sécurité régionales et internationales.

M. Lavrov a, pour sa part, indiqué que les deux parties sont en faveur d’une solution aux conflits libyen et syrien, à travers le dialogue et les moyens pacifiques, mettant en exergue le grand potentiel pour travailler conjointement afin de mettre en oeuvre les résolutions du Conseil de sécurité visant à trouver une solution à la crise syrienne, qui nécessite des efforts continus de la communauté internationale en matière humanitaire et au sujet des réfugiés.

S’agissant de la question palestinienne, le responsable russe a mis en exergue l’importance d’encourager les Palestiniens vers davantage d’unité, estimant que la division actuelle menace la recherche d’une solution à ce conflit.

Algérie : 26 missiles Grad et sol-air saisis par l’armée en moins de 2 mois

En début de semaine, l’armée algérienne a saisi un missile Grad BM-21 dans la wilaya de Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie. Cette prise est la troisième du genre, après la saisie en décembre 2018 de 25 missiles sol-air de différents calibres. Ces opérations confirment les craintes de certaines sources autour de la sécurité au Maghreb.

C’est la troisième fois, en moins de deux mois, que les unités de lutte antiterroriste de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne saisissent des missiles dans le sud du pays. Ces découvertes viennent s’ajouter à la saisie, le 20 décembre, par les services des douanes de Tripoli, en Libye, de deux conteneurs d’armes et au retour d’anciens combattants de Syrie et d’Irak, faisant ainsi peser de graves dangers sécuritaires sur le pays, dans la région qui s’étend du Maghreb au Sahel.

«Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce à l’exploitation de renseignements, un détachement de l’Armée Nationale Populaire a découvert, hier, le 21 janvier, lors d’une opération de recherche et de fouille menée à Tamanrasset, une cache de munitions contenant un missile de type Grad BM-21 de calibre 122 mm et six obus de mortiers de calibre 82 mm […]», a annoncé le communiqué du MDN.

Auparavant, le MDN avait annoncé la saisie par les unités de l’ANP, mardi 18 décembre 2018, de 10 missiles sol-air de calibre 55 mm. Le 25 décembre, l’armée algérienne avait également saisi 15 missiles de même type mais de calibre 57 mm, selon la même source.

Pour les spécialistes des questions sécuritaires, «les [10 missiles sol-air, ndlr] découverts ces derniers jours aux frontières sud du pays et les 4,2 millions de balles saisies [en Libye, ndlr] constituent une véritable déclaration de guerre à notre pays [l’Algérie, ndlr]».

Il y a quelques semaines, les services de sécurité algériens ont arrêté une centaine d’ex-combattants syriens de Daech et d’Al-Qaïda, arrivés en Algérie du Moyen-Orient avec de fausses pièces d’identité. Évoquant cet épisode, les mêmes sources ont affirmé qu’il existait «un plan de déstabilisation des pays du Maghreb qui se dessine et prend forme». «Allons-nous assister au transfert du scénario du Moyen-Orient vers le continent africain? Toutes les conditions sont réunies pour le déroulement de ce plan chaotique pour la région en général et pour notre pays en particulier», ont-elles encore soutenu.

Avec Sputnik

Tunisie : l’UE accorde une aide financière record

L’Union Européenne a adopté un ensemble de mesures d’aide financière en faveur de la Tunisie se chiffrant à 305 millions d’euros, soit le montant le plus élevé jamais alloué au titre de l’Instrument européen de voisinage. Ce financement record traduit la forte ambition de l’UE de créer de meilleures chances pour la jeunesse tunisienne, de favoriser un environnement plus florissant et plus attrayant pour les entreprises et de renforcer les capacités des administrations locales à améliorer les conditions de vie des populations locales.

305 millions d’euros

Johannes Hahn, Commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement, a déclaré: «Notre engagement envers la société tunisienne et notre intention de soutenir des mesures qui aideront les jeunes Tunisiens à trouver du travail et à créer leur propre entreprise sont clairs. Le soutien aux actions qui généreront de la croissance économique et élargiront les possibilités d’emploi constitue une priorité de premier plan dans le cadre de l’aide que nous avons adoptée récemment en faveur de la Tunisie et qui se chiffre à 305 millions d’euros, soit le montant le plus élevé jamais alloué pour une seule année. Les programmes adoptés faciliteront l’accès au marché du travail pour les jeunes Tunisiens, stimuleront l’innovation entrepreneuriale et permettront de faire en sorte que les communautés locales ne soient pas laissées pour compte.»

Lavrov se félicite du “niveau de la coopération” entre l’Algérie et la Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, s’est félicité jeudi à Alger du “niveau de la coopération” entre l’Algérie et la Fédération de Russie, estimant que la prochaine session de la Commission mixte économique algéro-russe sera l’occasion d’examiner les “possibilités” offertes aux deux pays pour renforcer davantage les relations bilatérales, notamment sur le plan économique.

“Nous nous félicitons du niveau de cette coopération entre la Russie et l’Algérie dans le domaine politique, économique et militaire”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Le chef de la diplomatie russe qui s’exprimait à l’issue de ses entretiens avec son homologue algérien, a affirmé avoir eu “une discussion très détaillée et très approfondie sur l’état des relations bilatérales”. Il a souligné, à cet égard, “l’importance” pour l’Algérie et la Russie de “coordonner leurs efforts et leurs actions dans le domaine de l’énergie, y compris au sein du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG)”.

“Nous avons tracé les voies concrètes ou comment mettre en œuvre les objectifs qui ont été fixés dans la déclaration commune sur le partenariat stratégique” entre l’Algérie et la Fédération de Russie, signée le 2 avril 2001, à l’issue de la visite d’Etat du Président Abdelaziz Bouteflika, en Russie, a-t-il expliqué.

Il a précisé, dans ce contexte, que les échanges commerciaux entre l’Algérie et la Russie “ont déjà dépassé 4,5 mds de dollars”, soulignant que sa rencontre avec M. Messahel a été l’occasion d’examiner de “nouvelles décisions” qui pourraient “contribuer à porter ce chiffre à la hausse”.

“Ces possibilités seront examinées lors de la prochaine session de la Commission mixte économique algéro-russe”, prévue à Moscou du 28 au 30 janvier 2019, a-t-il ajouté.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, “beaucoup d’entreprises russes travaillent déjà en Algérie et d’autres souhaitent les rejoindre.” “Aujourd’hui, nous nous sommes mis d’accord pour appuyer les contacts directs entre les milieux d’affaires”, a-t-il soutenu.

Le chef de la diplomatie russe est arrivé mercredi soir à Alger pour une visite de deux jours, à l’invitation de son homologue algérien, Abdelkader Messahel. Cette visite s’inscrit dans le cadre du dialogue politique régulier et de la concertation permanente entre les deux pays instaurés depuis la signature de la déclaration commune sur le Partenariat stratégique entre l’Algérie et la Russie en 2001.

La visite du ministre russe des Affaires étrangères se situe dans un contexte de développement continu du dialogue politique et de la coopération en les deux pays, et intervient également à la veille de la 9ème session de la Commission mixte économique algéro-russe.

Source APS

Libye : Ghassan Salamé très critiqué

Ghassan Salamé, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, fait l’objet d’attaques sans précédent. On l’accuse d’avoir échoué à résoudre la crise libyenne et certains demandent son départ. Il se retrouve dans la même situation que ses quatre prédécesseurs au même poste au bout d’un certain temps d’exercice de la fonction. Il a expliqué cette semaine que certaines de ses déclarations ont été mal comprises et redéfinit sa position par rapport aux élections. Attendues pour le printemps, il les annonce pour la fin de l’année. « Je suis le premier à vouloir organiser ces élections », avance-t-il. Mais ces rectifications ne semblent pas apaiser la colère, surtout dans l’est libyen.

Ses dernières déclarations ainsi que son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce 18 janvier, ont suscité une vague de critiques qui ne se tarit pas. Mais Ghassan Salamé est parfois critiqué sur la base d’informations infondées, déformées ou mal comprises.

On lui reproche ainsi d’être imprécis et de faire des erreurs d’appréciation sur la situation sécuritaire et économique du pays. On l’accuse surtout d’être à la fois juge et partie en Libye et de prendre la défense des islamistes.

Aguila Saleh, le président de la Chambre des représentants, le Parlement libyen, considère qu’il est du côté du Conseil présidentiel dirigé par Fayez al-Sarraj. Le porte-parole du Parlement trouve, lui, que l’envoyé spécial de l’ONU a dépassé ses prérogatives.

Il dénonce le fait que le gouvernement provisoire de l’Est soit désigné comme « gouvernement parallèle » à l’ONU, alors que pour plus de la moitié des Libyens, c’est le gouvernement d’entente nationale à Tripoli qui n’est pas légal. Soutenue par la communauté internationale, sa nomination n’a jamais été entérinée par le Parlement.

Mains liées ?

Ibrahim Dabbachi, l’ancien représentant de la Libye à l’ONU, se demande si Ghassan Salamé est libre de ses choix. Un parlementaire croit savoir, lui, que « la mission de l’ONU agit suivant la volonté des forces internationales qui défendent des intérêts contradictoires. »

Abdessalam Nassiyah, autre parlementaire s’exprimant sur Twitter, estime quant à lui que les dernières déclarations de Ghassan Salamé sont « d’une grande déception et constituent un recul par rapport au plan de route qu’il avait annoncé en prenant ses fonctions. »

Maroc : Dématérialisation des procédures douanière / ICE

Depuis le 14 janvier dernier, la douane marocaine applique la circulaire 5899/311 du 09/01/2019 émanant du ministère de l’Economie et des Finances visant la protection de la végétation nationale contre l’introduction d’organismes végétaux ou animaux parasitaires.

Cette mesure va entrainer des contrôles de l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire) qui n’est pas dimensionné pour effectuer ce type de contrôle. Toutefois, à ce jour aucun contrôle n’a encore été effectué, l’information n’ayant pas encore été relayée à tous les niveaux.

Sont concernés : toutes les plantes et produits d’origine végétale, substrats destinés aux cultures etc… et les emballages bois destinés à l’importation sur le sol marocain ou qui transitent par le Maroc.

A noter, si les emballages sont importés vides, ils devront être neufs.

Nous vous invitons à palettiser des maintenant sur palettes NIMP15

Numero ICE obligatoire sur les manifestes d importation

Les transitaires vont devoir à compter du 01/03/2019 indiquer sur les manifestes d’importation le numéro ICE de l’importateur. L’ICE (Identifiant Commun d’Entreprise) est l’équivalent de notre numéro SIREN. On peut anticiper des contrôles croisés à partir de cette donnée, notamment en matière fiscale. Pour le moment, l’information n’a pas encore été relayée et la plupart des entreprises ne sont pas encore informée de cette future obligation.

Nous vous invitons donc donc dès maintenant à demander ce numéro à l’ensemble de vos clients, de le vérifier sur le site https://www.ice.gov.ma/ICE/login.jsf et de le mentionner systématiquement sur toutes vos factures export.

Dématérialisation des procédures douanières

A compter du 1er janvier 2019, après une phase de test de trois mois, la transmission électronique des documents annexes et exigibles via le système Badr est devenue obligatoire, suivant ainsi les recommandations de l’OMC. La liasse de déclaration des marchandises sera entièrement digitalisée. Les documents relatifs au dédouanement des marchandises, tels que les factures, les certificats d’origine ou encore les notices techniques devront être scannés, téléchargés et signés électroniquement par les transitaires et transmis aux services de la douane via le système d’information Badr.

Cette dématérialisation devrait entraîner une importante réduction des délais de traitement des dossiers et plus de flexibilité et permettra de réduire le délai de dédouanement des marchandises et les délais de séjour aux ports (actuellement entre 5 et 8 jours selon Portnet avec application de surestaries au-delà de 5 jours) ).

Source : L’Economiste

Après plus d’un an de détention arbitraire, Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri

« La liberté est un sentiment indescriptible », a confié Salah Hamouri en retrouvant son domicile familial, à Jérusalem-Est. L’avocat franco-palestinien a été libéré de prison, dimanche 30 septembre, après plus d’un an de détention administrative en Israël.

Salah Hamouri, âgé de 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives. Peu après sa libération, Salah Hamouri a clamé son innocence, regrettant que la France n’ait pas « fait assez pour obtenir [s]a libération ».

« Le système de détention dans les prisons israéliennes est souvent dur, les Israéliens essaient de tout faire pour emprisonner notre volonté, pour nous isoler de notre société et de notre famille. »

C’est dans une prison du Néguev, dans le sud d’Israël, que l’avocat avait été placé en détention. Il n’a pas pu recevoir de visite de sa femme française, dont les demandes de visa pour venir en Israël ont constamment été refusées depuis janvier 2016.

« Aucune célébration »

Le régime de détention administrative, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois – renouvelables indéfiniment sans avoir à leur en notifier les raisons.

Cette fin de détention ne se fait pas sans condition. Salah Hamouri ne devra participer à « aucune célébration [notamment de sa libération] pendant trente jours », a précisé son avocat, Me Mahmoud Hassan. Il lui est également interdit de prendre part à des activités militantes pendant cette période, a ajouté Me Hassan en précisant que son client avait payé une caution de 3 000 shekels (709 euros).

Macron a refusé de recevoir Mme Lefort-Hamouri

Le président français, Emmanuel Macron, avait évoqué à plusieurs reprises le cas de Salah Hamouri avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, selon le Quai d’Orsay mais il a toujours refusé de recevoir Elsa Lefort, épouse de Me Hamouri.

5 500 Palestiniens détenus

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a déjà été emprisonné à plusieurs reprises, dont une longue incarcération entre 2005 et 2011 pour « complot et appartenance aux jeunesses du Front populaire de libération de la Palestine [FPLP] », un groupuscule palestinien de gauche, qu’Israël considère comme une organisation terroriste. Il avait alors accepté de plaider coupable pour réduire de moitié sa peine, de quatorze à sept ans. Finalement, il avait été libéré en décembre 2011, avec un millier d’autres prisonniers palestiniens, en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 par un commando palestinien au sud de la bande de Gaza.

Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers et avait toujours clamé son innocence. A sa sortie de prison, après avoir repris ses études de droit, il était devenu enquêteur de terrain pour l’association Addameer, qui défend les droits des prisonniers palestiniens. Trois jours avant son interpellation en août 2017, il avait passé l’examen du barreau palestinien.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 5 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 450 en détention administrative.

Salvini à Tunis: direct et amical

Prévue pour durer au moins jusqu’au jeudi16h00, la visite de Salvini s’est prématurément terminée à 13h00, officiellement en raison d’autres engagements. Pourtant, premier constat sur le plan de la forme, ce dirigeant connu à l’instar d’autres leaders populistes dans le monde pour son abandon du port de la cravate, a fait une exception pour cette visite de travail, signe de l’importance qu’il accorde à l’évènement, même si ses chaussettes couleur arc-en-ciel ont gardé une touche de fantaisie qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes

Au chapitre des annonces concrètes en marge de la visite, le ministre tunisien de l’Intérieur Hichem Fourati a assuré que « 500 passeurs et personnes accusées de traite d’êtres humains ont été arrêtées depuis le début de l’année », tandis que le ministre italien a déclaré que son pays « encourage l’immigration quand elle est légale, assurant que chaque immigré clandestin résidant illégalement en Italie sera rapatrié en Tunisie s’il est prouvé qu’il est Tunisien ».

Salvini a ensuite visiblement voulu faire amende honorable lorsqu’il fut interrogé par les journalistes sur certaines de ses déclarations qui datant de sa campagne électorale à propos de la Tunisie qui « exporte des repris de justice », en regrettant que ces propos aient été “sortis de leur contexte” par des journalistes engagés .

Très populaire dans son pays, la page de Matteo Salvini compte plus de 3 millions d’abonnés!

Ahed Tamimi reçue au Real Madrid

Le symbole est fort. La Palestinienne Ahed Tamimi, connue dans le monde entier pour avoir giflé un soldat israélien, a été reçue ce vendredi 28 septembre par les dirigeants du Real de Madrid. Elle a été accueillie au Stade Santiago Bernabeu par Emilio Butragueno, ancien joueur des Merengues, et actuel vice-président chargé des affaires sportives au Real. Elle s’est vue offerte un t-shirt du club madrilène avec son prénom écrit dessus.

Issue d’une famille de résistants, Ahed Tamimi, une adolescente de 17 ans aux yeux bleus, à la peau claire et aux boucles blondes est devenue le symbole de la lutte contre l’occupation israélienne après qu’une vidéo la montrant giflant un soldat en Cisjordanie occupée fit le tour du monde.

Le 15 décembre 2017, Ahed Tamimi prenait à partie un soldat israélien qui s’était présenté devant la maison familiale. Peu avant, son cousin Mohammed avait eu la boîte crânienne fracassée par une balle en caoutchouc. Il est aujourd’hui défiguré. Ahed Tamimi s’était avancée avec sa cousine. Sa mère Nariman filmait. Pour cela, elle écopera de la même peine de prison que l’adolescente.

Détenue depuis décembre 2017, Ahed Tamimi avait été condamnée à huit mois de prison. Elle a été libérée le 29 juillet.

E. Macron lève le tabou de la torture du côté français pendant la guerre d’Algérie

Emmanuel Macron a reconnu que la France, issue de la Libération, avait mis en place un “système” entraînant des actes de “torture” pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), source de nombreuses blessures pas encore refermées dans la société française. 

Le chef de l’État français a remis une déclaration en ce sens à la veuve de l’opposant communiste Maurice Audin, mort après avoir été enlevé par des militaires français à Alger en 1957, lui demandant “pardon”. M. Audin était alors soupçonné d’aider le FLN indépendantiste algérien qui pratiquait le terrorisme.

“Il importe que cette histoire soit connue, qu’elle soit regardée avec courage et lucidité. Il en va de l’apaisement et de la sérénité de ceux qu’elle a meurtris (…) tant en Algérie qu’en France”, a dit E. Macron. 

Le président a également promis l’ouverture des archives sur le sujet des disparus civils et militaires, français et algériens, Paris et Alger entretenant des relations intimes et compliquées du fait de l’Histoire coloniale et des migrations entre les deux pays. 

Ces déclarations promettent de provoquer de vives réactions en France où la guerre d’Algérie, bien que largement documentée, reste un sujet hyper-sensible et le recours à la torture, bien que connu, demeure un tabou de l’histoire officielle. 

Français ayant dû fuir l’Algérie (les “pieds-noirs”), combattants algériens s’étant battus pour la France puis abandonnés par cette dernière (les harkis), familles des disparus enlevés par les Français ou les Algériens, jeunes appelés du contingent jetés dans la guerre… Des pans entiers de la société française ont été meurtris par cet épisode et Emmanuel Macron semble décidé à crever l’abcès. 

Le gouvernement algérien a salué une “avancée” du gouvernement français. Le ministre des Anciens combattants, Tayeb Zitouni, jugeant sur la télévision Ennahar TV que “le dossier de la mémoire entre la France et l’Algérie” serait “traité avec sagesse par les deux pays”. 

Les conséquences de cette reconnaissance, diversement accueillie en France, restent encore incertaines. 

“Incongruité”

“Pour la première fois, la République assume que, pendant la guerre d’Algérie, des militaires français, qui accomplissaient leur devoir, ont pu se rendre coupables de ce qu’il faut bien appeler des crimes de guerre”, analyse dans Le Monde l’historienne Raphaëlle Branche, auteure notamment de “La torture et l’Armée pendant la guerre d’Algérie”. 

“Quel est l’intérêt pour le président de rouvrir des blessures, en évoquant le cas de Maurice Audin ? Il souhaite surfer sur la division des Français, au lieu de les réunir dans un projet”, a jugé la finaliste de la présidentielle de 2017, Marine Le Pen, dont le père Jean-Marie, figure historique de l’extrême droite et ancien combattant en Algérie, a qualifié l’action de M. Macron d'”incongruité”. 

Le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, s’est quant à lui réjoui que “le mensonge d’État qui durait depuis 61 ans tombe”. 

“Il ne faut jamais craindre la vérité, mais en même temps il ne faut pas instrumentaliser l’Histoire” a estimé le chef de file des sénateurs de droite Les Républicains, Bruno Retailleau, prévenant contre “la concurrence mémorielle qui brise souvent le tissu national”.