Algérie: accélération des expulsions de migrants clandestins

Les expulsions d’Africains de différentes nationalités, dont principalement ceux de nationalité nigérienne, se poursuivent à Oran.

Dans l’opération portant le numéro 30, les services concernés viennent d’expulser près de 70 Africains, portant le nombre des personnes expulsées à 5 500 depuis le lancement des opérations.

Celles-ci sont menées par les services de l’action sociale, les bénévoles du Croissant-Rouge algérien et en collaboration avec les services de sécurité. En quelques semaines, des centaines de personnes ont été arrêtées pour être emmenées aux frontières.

L’Algérie et le Niger se sont mis d’accord en 2014 pour qu’Alger organise l’arrestation et l’expulsion de migrants nigériens qui mendient dans les différentes villes du pays. Selon les autorités algériennes, ces hommes, femmes et enfants sont utilisés par un réseau bien organisé, proche des réseaux de trafic d’êtres humains et du terrorisme.

Algérie: la présidentielle se tiendra le 4 juillet

  • Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime.

L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika (au pouvoir depuis 20 ans) qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble.

« Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a indiqué la présidence dans un communiqué, cité par l’agence officielle APS.


Algérie: Bensalah promet un scrutin présidentiel dans les 90 jours

Le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, s’est dit dans une allocution télévisée diffusée déterminé à organiser des élections dans les 90 jours, promettant un scrutin présidentiel libre.

Dans la journée, des milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans le centre d’Alger pour dénoncer la désignation de Bensalah, président de la chambre haute du parlement, au poste de chef de l’Etat par intérim.

D’autre part, l’armée algérienne «veillera» à la «transparence» et à «l’intégrité» de la transition politique qui doit mener à la tenue d’une élection présidentielle sous trois mois, a déclaré aujourd’hui le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah.

Le chef d’état-major de l’armée a mis en garde contre « un vide constitutionnel » en Algérie, jugeant « irraisonnable » tout idée de « gérer la période de transition » en dehors des institutions. « Avec le début de (la) nouvelle phase et la poursuite des marches, nous avons déploré l’apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères (…) de mettre à exécution leurs desseins visant à déstabiliser le pays », a ajouté le général Gaïd Salah, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Le général Ahmed Gaïd Salah a affirmé que la justice allait engager des poursuites « contre toute la bande » impliquée dans des affaires de corruption, rapporte aujourd’hui la chaîne de télévision privée Ennahar. Il vise ainsi les membres du régime dénoncés depuis le 22 février par les manifestants algériens qui ont poussé à la démission le président Abdelaziz Bouteflika.

Ennahar TV rapporte par ailleurs que le ministère de l’Intérieur a autorisé dix nouveaux partis politiques.

Algérie: Abdelkader Bensalah nommé Président par intérim

Une semaine jour pour jour après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le Parlement algérien officialise la vacance définitive du pouvoir. À ce titre, conformément à la Constitution, le président du Conseil de la nation, la chambre haute algérienne, a été nommé président par intérim du pays ce mardi 9 avril.

La cérémonie de nomination d’Abdelkader Bensalah aura été rapide : une demi-heure à peine. Récitation de quelques versets du Coran, hymne national, lecture d’un communiqué et voilà le président du Conseil de la nation nommé président par intérim, en l’absence de l’opposition, qui a boycotté la réunion du Parlement.

Un président aux prérogatives limitées. Il n’a pas le droit de modifier la Constitution ni d’opérer un remaniement gouvernemental et encore moins de décider par décret.

Un Président, aussi, qui n’a que 90 jours pour organiser une élection présidentielle. Mais, qui reste optimiste : « Nous ferons le nécessaire afin que cette courte période, qui s’ouvre devant nous, permette à la nation d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère durant laquelle le peuple algérien sera maître de son destin. Il choisira ses futurs dirigeants en toute liberté et démocratie », a-t-il affirmé.

Un pilier du régime

Comme prévu, la rue rejette cette décision. Elle ne veut pas que l’un des trois « B » – avec le Premier ministre, Nourredine Bedoui et le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz -reste au pouvoir. En effet, avec ses cheveux gris, ses fines lunettes et son visage souvent fermé, Abdelkader Bensalah est un fidèle d’Abdelaziz Bouteflika, qui a servi le système durant quarante ans. Journaliste dans la presse d’État, cet homme discret, réservé, a été successivement député, haut fonctionnaire, puis président de l’Assemblée, avant d’être désigné président du Conseil de la nation, poste qu’il occupe depuis dix-sept ans.

Ces dernières années, quand Abdelaziz Bouteflika ne pouvait plus se déplacer ni apparaître en public, c’est lui qui le représentait, notamment lors des grands rendez-vous diplomatiques à l’étranger. Un intérim qui ne disait pas son nom et qui pèse lourd aujourd’hui sur son CV. D’autant que le nouveau président par intérim est aussi un des co-fondateurs du RND, deuxième parti du Parlement et allié indéfectible de la majorité.

Algérie: Le président Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission

Cette annonce fait suite au coup de semonce de l’armée, mardi soir, demandant que le chef de l’État algérien soit déclaré inapte à diriger le pays.

Au pouvoir depuis vingt ans en Algérie, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d’une contestation populaire inédite depuis plus d’un mois et défié par l’armée, a démissionné ce mardi soir. «Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a-t-on appris auprès de la présidence de la République», écrit l’agence de presse officielle APS.

Cette décision «est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement», explique le chef de l’État dans sa lettre de démission, publiée par APS. Selon la Constitution, c’est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, pilier du régime, qui assurera l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.

L’armée du côté du peuple

Un peu plus tôt dans la soirée, le chef d’état-major des forces armées, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que le président Bouteflika soit sans attendre déclaré inapte à diriger le pays. Le général Salah a déclaré qu’il était du côté du peuple et qu’il ne fallait plus perdre de temps, après des semaines de manifestations massives en faveur de la démission du chef de l’État.

Dans un communiqué du ministère de la Défense, le général Salah a rejeté le communiqué de la présidence rendu public le 1er avril, par lequel le président Bouteflika s’engageait à partir avant la fin de son mandat, le 28 avril, le jugeant «non authentique». «Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue», poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Algérie: Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant le 28 avril

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République aujourd’hui dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle APS. Le chef de l’Etat prendra auparavant des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition », poursuit le communiqué, précisant que sa « démission (…) interviendra avant le 28 avril 2019 », sans autre détail.

Ni la date de cette démission ni les « décisions importantes » qui seront prises avant n’ont été précisées. Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du « système » au pouvoir.

La veille, le président algérien avait annoncé dans un communiqué l’identité des 27 membres qui composeront le nouveau gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui. Quelques heures plus tard, de nombreux médias algériens avaient annoncé que la constitution de l’équipe gouvernementale serait suivie de la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

Après avoir renoncé à briguer un 5e mandat, une perspective qui a fait descendre des millions d’Algériens dans la rue, Abdelaziz Bouteflika avait reporté la présidentielle prévue le 18 avril et proposé de remettre ses pouvoir à un successeur élu à l’issue d’une Conférence nationale censée réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution.

Une option qui impliquait qu’il reste au pouvoir au-delà de l’expiration de son mandat et jusqu’à une date indéterminée, catégoriquement rejetée par les manifestants dont la mobilisation n’a pas faibli ces dernières semaines.

Algérie: le RND, allié de Bouteflika, réclame son départ

Le Rassemblement national démocratique (RND), partenaire de la coalition au pouvoir en Algérie, a appelé aujourd’hui à la démission du président Abdelaziz Bouteflika.

«La Rassemblement national démocratique recommande la démission du président Abdelaziz Bouteflika en vertu du quatrième paragraphe de l’article 102 de la Constitution», a dit dans un communiqué le parti dirigé par l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia. L’article 102 dispose que le Président peut être déclaré en «état d’empêchement» en cas de maladie grave et durable qui le place dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions.

Après plus d’un mois de vastes manifestations pour demander le départ du chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1999 mais très affaibli depuis un AVC en 2013, le chef de l’armée algérienne a demandé mardi qu’Abdelaziz Bouteflika soit déclaré inapte. La décision est désormais entre les mains du Conseil constitutionnel.

Si Abdelaziz Bouteflika est reconnu inapte à exercer ses fonctions, ce qui doit être ratifié par une majorité des deux tiers dans les deux chambres du Parlement, il sera remplacé pendant une période d’au moins 45 jours par le président du Conseil de la nation, la chambre haute du parlement algérien, Abdelkader Bensalah.

France: renforcement de la répression, selon le Défenseur des droits

Interrogé par Le Parisien, le Défenseur des droits s’alarme d’un “affaiblissement” des libertés dans son rapport annuel d’activité 2018.

Alors que la France est touchée par de violents affrontements lors des manifestations des « gilets jaunes », le Défenseur des droits s’inquiète d’un « affaiblissement » des libertés. « En France s’est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d’une crise migratoire alimentée par le repli sur soi. […] Nous sommes dans un pays crispé », regrette ainsi Jacques Toubon dans un entretien accordé au Parisien.

Nombre jamais vu d’arrestations

L’ancien ministre de la Justice exprime par ailleurs son étonnement face au « nombre ‘jamais vu’ d’interpellations et de gardes à vue intervenues ‘de manière préventive’ ». Selon le Défenseur des droits, les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s’inscrire dans la continuité des mesures de l’état d’urgence », décrété après les attentats du 13 novembre 2015, qui contribue « à poser les bases d’un nouvel ordre juridique, fondé sur la suspicion, au sein duquel les droits et libertés fondamentales connaissent une certaine forme d’affaissement ». Toujours dans les colonnes du Parisien, Jacques Toubon, inquiet de la « recrudescence des tensions lors des opérations de maintien de l’ordre », s’est enfin ému du recours à des grenades explosives, souhaitant leur interdiction.

Algérie/Conférence nationale: préparatifs lancés dès la mise en place du gouvernement

APS

Le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a indiqué à Alger que le gouvernement technocrate, qui sera nommé dans les tous prochains jours, entamera dès sa mise en place les préparatifs de la Conférence nationale inclusive, affirmant que l’exécutif nouera le dialogue avec toutes les composantes de la société « sans exclusion » pour concrétiser « toutes les aspirations » du peuple algérien.

Lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra, M. Bedoui a déclaré que les consultations sont en cours pour former le gouvernement, se voulant « ouvert » à tous les courants politiques, « représentatif des toutes les compétences et énergies, notamment les jeunes, et à même de contribuer à la réussite de la phase de transition ne devant pas aller au-delà d’une année ».

Il a ajouté que le gouvernement, une fois nommé, commencera sans délai la préparation de la Conférence nationale inclusive, dont l’organisation a été annoncée par le président de la République, précisant que ses modalités seront définies en tenant compte des avis et des propositions de tous afin d’établir les « priorités ».

M. Bedoui a précisé que le travail de la prochaine équipe gouvernementale consistera « à mettre tous les moyens pour permettre le bon fonctionnement des différents services et institutions du pays ».

Il a affirmé que le gouvernement œuvrera à instaurer un climat de « confiance » et de « sérénité », appelant l’opposition politique et tous les partenaires au dialogue et à placer les intérêts de l’Algérie au-dessus de toute autre considération.

« Nous lançons un appel à tous les partenaires politiques, notamment ceux qui sont dans l’opposition, au dialogue et à nous écouter les uns les autres afin de pouvoir dépasser la conjoncture difficile que traverse notre pays », a souligné M. Bedoui, estimant que « les défis sont tels qu’aucune partie ne peut prétendre les relever seule ».

Les institutions constitutionnelles continueront à travailler jusqu’à l’élection de futur Président

Le Premier ministre a indiqué que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, « a immédiatement répondu aux revendications du peuple », relevant que cette interaction est illustrée dans son message à la Nation du 11 mars dans lequel il a annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019 et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême.

Le chef de l’Etat a également annoncé la tenue d’une élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante.

A une question sur la dissolution du Parlement, le vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra, a exclu cette éventualité, assurant que « toutes les institutions constitutionnelles continueront à travailler jusqu’à l’élection du futur président de la République, partant du principe de la permanence de l’Etat ».

M. Lamamra a réitéré, par ailleurs, le rejet « catégorique » par l’Algérie de toute ingérence dans ses affaires internes, partant de son histoire et de ses principes, tout en indiquant comprendre l’intérêt porté à ce qui se passe en Algérie par la presse et des responsables étrangers.

Avec APS

Algérie: Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte l’élection présidentielle

Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle de presse APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir

Il était rentré dimanche 10 mars de Genève après deux semaines d’hospitalisation pendant lesquelles sa candidature à l’élection présidentielle, la cinquième de suite, avait été fortement contestée dans le pays. Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir mais renonce donc à se présenter et l’élection, initialement prévue le 18 avril, va être reportée.

Le Président a annoncé sa décision dans une lettre publiée par l’agence officielle APS où il détaille les raisons de son choix en plusieurs phases. En premier lieu, le président Bouteflika annonce qu’il ne se représentera pas à un cinquième mandat en précisant « qu’il n’en a jamais été question ».

Il poursuit en annonçant le report de l’élection du 18 avril. « Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé » précise-t-il.

Une nouvelle Constitution soumise à référendum

Abdelaziz Bouteflika affirme ensuite que des changements importants et imminent vont avoir lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar. Il est remplacé par l’actuel ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui.

La présidence évoque également la mise en place d’une instance présidentielle plurielle avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante. C’est cette instance qui dirigera une Conférence nationale inclusive qui devra permettre l’émergence d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. En attendant, pour assumer les missions d’administration et des services de sécurité, la présidence a annoncé qu’un gouvernement de compétence nationale sera mis en place.

Reste aujourd’hui une grande question : comment va-t-on inclure cette opposition et la population au cours des prochains mois dans cette grande Conférence nationale puisque ce que la population a demandé dans ses manifestations ces dernières semaines, c’est aussi un changement de système politique. Reste à savoir si cette demande sera entendue.