Algérie: cinq milliardaires dont des proches de Bouteflika arrêtés

Cinq milliardaires algériens, dont des proches de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, ont été arrêtés en Algérie dans le cadre d’enquêtes anticorruption, rapporte la télévision locale. Ces cinq personnes sont Issad Rebrab, considéré comme l’homme le plus riche d’Algérie, et quatre frères de la famille Kouninef ayant des liens avec Bouteflika, ajoute la télévision.

En effet, la gendarmerie algérienne a arrêté dimanche soir quatre des frères Kouninef, une puissante famille d’hommes d’affaires proche d’Abdelaziz Bouteflika, contraint de démissionner le 2 avril de la présidence de la République, a annoncé la télévision d’Etat. Ils doivent être entendus dans le cadre d’une information judiciaire pour notamment « non-respect des engagements contenus dans des contrats conclus avec l’Etat, trafic d’influence pour obtenir d’indus avantages et détournements de foncier » avant d’être présentés devant le parquet, selon cette source.

La famille Kouninef est réputés proche de Saïd Bouteflika, frère et puissant ex-conseiller de l’ancien chef de l’Etat, qui a démissionné sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée. Très influents mais très discrets, les frères Kouninef sont à la tête d’un empire allant de l’agroalimentaire au génie civil pétrolier.

Le chef d’état-major de l’armée, le général Gaïd Salah, avait appelé le 16 avril la justice à « accélérer la cadence » dans les enquêtes ouvertes pour corruption contre des hommes d’affaires liés à l’ancien clan présidentiel.

Début avril, l’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d’affaires, également proche de Bouteflika, avait été écroué après avoir été arrêté alors qu’il se rendait en Tunisie. Il avait été arrêté après la découverte de devises non déclarées et de deux passeports, une infraction selon la législation algérienne.

Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l’ouverture d’enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux. Elle avait également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l’Algérie, sans donner de noms, mais la presse avait révélé ceux d’une dizaine d’influents hommes d’affaires, tous liés à l’entourage du chef de l’Etat.

Journées Culturelles & Économiques de la Tunisie à Toulouse, avril 2019

Forte de ses 3 précédentes éditions débutées en 2016, le Consulat de Tunisie à Toulouse organisera, en collaboration avec la Mairie de Toulouse, l’Office National du Tourisme Tunisien, ainsi que les associations tunisiennes de Toulouse, la quatrième édition des Journées Culturelles & Économiques de la Tunisie à Toulouse, du 19 au 24 avril 2019. 

L’événement se déroulera square Charles-de-Gaulle, situé rue d’Alsace-Lorraine en plein centre de la Ville Rose, lieu très apprécié des Toulousains qui s’y promènent toujours aussi nombreux. 

Cette manifestation, ouverte au public, a pour objectif de promouvoir la richesse et le dynamisme de l’offre commerciale, touristique et culturelle tunisienne, des savoirs-faire artisanaux et des produits du terroir. 

Cet évènement réunira 20 exposants: Offices et Compagnies nationales, produits typiquement tunisiens, produits artisanaux, services touristiques, bancaires, restauration tunisienne, etc.

L’exposition sera composée de 26 chapiteaux 

D’un espace dédié à l’accueil et l’animation 

De 20 stands commerciaux où des sociétés et des artisans pourront exposer leurs produits, leurs créations et leurs savoirs-faire.

Des animations artistiques seront réalisées tous les jours (le matin et l’après-midi). Des dégustations, des démonstrations des métiers de l’artisanat, des expositions, des projections de films et spots promotionnels sur le tourisme et le patrimoine tunisiens seront proposées quotidiennement aux visiteurs. 

Une soirée musicale est également programmée pour le samedi 20 avril 2019. 

Les horaires d’ouverture des Journées Culturelles & Économiques seront les suivants : 

Vendredi 19 avril : 10h00 – 20h00 

Samedi 20 avril : 10h00 – 20h00 

Dimanche 21 avril : 10h00 – 20h00 

Lundi 22 avril : 10h00 – 20h00 

Mardi 23 avril : 10h00 – 20h00 

Mercredi 24 avril : 10h00 – 16h00 

Infos & Contacts : 

Office National du Tourisme Tunisien 

32, Avenue de l’Opéra 75002 PARIS 

Tél : +33.1.44.51.51.74 -Fax : +33.1.47.42.52.68 

E-mail :ontt.france@discovertunisia.com 

www.discovertunisia.com 

Algérie: des magistrats refusent de superviser la présidentielle

À peine les manifestations du vendredi dispersées, des magistrats algériens ont pris la relève ce 13 avril. Plus d’une centaine de robes noires ont manifesté devant le ministère de la Justice à Alger. Au nom de l’indépendance de la Justice, ils refusent de superviser la présidentielle du 4 juillet.

Avocats et magistrats n’en sont pas à leur coup d’essai. Depuis le début de la mobilisation populaire contre le pouvoir, ils ont manifesté à plusieurs reprises. Mais cette fois-ci, ils semblent en mesure d’exercer une pression sur le « système ». Sans eux, difficile d’organiser un scrutin. En principe, leur mission est de veiller au bon déroulement du vote.

Leurs revendications ? Une justice libre et indépendante. Ces juges contestataires sont en rupture avec le syndicat des magistrats algériens proche du pouvoir. Mais ils affirment être majoritaires au sein de leur mouvement.

De leur côté, les avocats haussent également le ton. « La répression des manifestants pacifiques par les forces de sécurité doit cesser immédiatement. » Une injonction qui fait suite aux troubles qui ont émaillé le grand rassemblement du vendredi à Alger.

Les avocats exigent aussi le retrait immédiat du « canon à son », utilisé par la police pour disperser les foules. Cet outil de répression cause des dégâts sur la santé et c’est inacceptable, expliquent les robes noires.

Algérie: l’ex-général Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle

  • Le général à la retraite Ali Ghediri a annoncé aujourd’hui, sur une chaîne de télévision privée, sa candidature à la présidentielle en Algérie, qui doit se tenir le 4 juillet pour trouver un successeur à Abdelaziz Bouteflika.

«Il est évident que je serai candidat, d’autant plus que mon dossier est déjà au Conseil constitutionnel», a-t-il déclaré sur Dzaïr News. L’organisation d’une nouvelle présidentielle a été rejetée par des protestataires, qui dénoncent une élection organisée par des responsables mis en place par Bouteflika.

Ali Ghediri était déjà candidat à la présidentielle prévue initialement le 18 avril, avant que celle-ci ne soit annulée dans une tentative d’Abdelaziz Bouteflika de se maintenir au pouvoir. Il a finalement été poussé à la démission le 2 avril. «Le temps joue contre nous et plus la révolution dure dans le temps, plus les risques augmentent, notamment les risques sécuritaires», a poursuivi Ghediri, estimant que le chef de la puissante armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah, a eu raison «en prévenant les Algériens».

Hier, le général Gaïd Salah a mis en garde contre la poursuite des manifestations antirégime et s’est engagé à ce que l’armée veille à la «transparence» du processus de transition. Aujourd’hui, le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité, s’est réjoui de la mise en place du processus de transition et de l’appui de l’armée.

Algérie: accélération des expulsions de migrants clandestins

Les expulsions d’Africains de différentes nationalités, dont principalement ceux de nationalité nigérienne, se poursuivent à Oran.

Dans l’opération portant le numéro 30, les services concernés viennent d’expulser près de 70 Africains, portant le nombre des personnes expulsées à 5 500 depuis le lancement des opérations.

Celles-ci sont menées par les services de l’action sociale, les bénévoles du Croissant-Rouge algérien et en collaboration avec les services de sécurité. En quelques semaines, des centaines de personnes ont été arrêtées pour être emmenées aux frontières.

L’Algérie et le Niger se sont mis d’accord en 2014 pour qu’Alger organise l’arrestation et l’expulsion de migrants nigériens qui mendient dans les différentes villes du pays. Selon les autorités algériennes, ces hommes, femmes et enfants sont utilisés par un réseau bien organisé, proche des réseaux de trafic d’êtres humains et du terrorisme.

Algérie: la présidentielle se tiendra le 4 juillet

  • Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime.

L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika (au pouvoir depuis 20 ans) qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble.

« Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a indiqué la présidence dans un communiqué, cité par l’agence officielle APS.


Algérie: Bensalah promet un scrutin présidentiel dans les 90 jours

Le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, s’est dit dans une allocution télévisée diffusée déterminé à organiser des élections dans les 90 jours, promettant un scrutin présidentiel libre.

Dans la journée, des milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans le centre d’Alger pour dénoncer la désignation de Bensalah, président de la chambre haute du parlement, au poste de chef de l’Etat par intérim.

D’autre part, l’armée algérienne «veillera» à la «transparence» et à «l’intégrité» de la transition politique qui doit mener à la tenue d’une élection présidentielle sous trois mois, a déclaré aujourd’hui le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah.

Le chef d’état-major de l’armée a mis en garde contre « un vide constitutionnel » en Algérie, jugeant « irraisonnable » tout idée de « gérer la période de transition » en dehors des institutions. « Avec le début de (la) nouvelle phase et la poursuite des marches, nous avons déploré l’apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères (…) de mettre à exécution leurs desseins visant à déstabiliser le pays », a ajouté le général Gaïd Salah, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Le général Ahmed Gaïd Salah a affirmé que la justice allait engager des poursuites « contre toute la bande » impliquée dans des affaires de corruption, rapporte aujourd’hui la chaîne de télévision privée Ennahar. Il vise ainsi les membres du régime dénoncés depuis le 22 février par les manifestants algériens qui ont poussé à la démission le président Abdelaziz Bouteflika.

Ennahar TV rapporte par ailleurs que le ministère de l’Intérieur a autorisé dix nouveaux partis politiques.

Algérie: Abdelkader Bensalah nommé Président par intérim

Une semaine jour pour jour après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le Parlement algérien officialise la vacance définitive du pouvoir. À ce titre, conformément à la Constitution, le président du Conseil de la nation, la chambre haute algérienne, a été nommé président par intérim du pays ce mardi 9 avril.

La cérémonie de nomination d’Abdelkader Bensalah aura été rapide : une demi-heure à peine. Récitation de quelques versets du Coran, hymne national, lecture d’un communiqué et voilà le président du Conseil de la nation nommé président par intérim, en l’absence de l’opposition, qui a boycotté la réunion du Parlement.

Un président aux prérogatives limitées. Il n’a pas le droit de modifier la Constitution ni d’opérer un remaniement gouvernemental et encore moins de décider par décret.

Un Président, aussi, qui n’a que 90 jours pour organiser une élection présidentielle. Mais, qui reste optimiste : « Nous ferons le nécessaire afin que cette courte période, qui s’ouvre devant nous, permette à la nation d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère durant laquelle le peuple algérien sera maître de son destin. Il choisira ses futurs dirigeants en toute liberté et démocratie », a-t-il affirmé.

Un pilier du régime

Comme prévu, la rue rejette cette décision. Elle ne veut pas que l’un des trois « B » – avec le Premier ministre, Nourredine Bedoui et le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz -reste au pouvoir. En effet, avec ses cheveux gris, ses fines lunettes et son visage souvent fermé, Abdelkader Bensalah est un fidèle d’Abdelaziz Bouteflika, qui a servi le système durant quarante ans. Journaliste dans la presse d’État, cet homme discret, réservé, a été successivement député, haut fonctionnaire, puis président de l’Assemblée, avant d’être désigné président du Conseil de la nation, poste qu’il occupe depuis dix-sept ans.

Ces dernières années, quand Abdelaziz Bouteflika ne pouvait plus se déplacer ni apparaître en public, c’est lui qui le représentait, notamment lors des grands rendez-vous diplomatiques à l’étranger. Un intérim qui ne disait pas son nom et qui pèse lourd aujourd’hui sur son CV. D’autant que le nouveau président par intérim est aussi un des co-fondateurs du RND, deuxième parti du Parlement et allié indéfectible de la majorité.

Algérie: Le président Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission

Cette annonce fait suite au coup de semonce de l’armée, mardi soir, demandant que le chef de l’État algérien soit déclaré inapte à diriger le pays.

Au pouvoir depuis vingt ans en Algérie, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d’une contestation populaire inédite depuis plus d’un mois et défié par l’armée, a démissionné ce mardi soir. «Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a-t-on appris auprès de la présidence de la République», écrit l’agence de presse officielle APS.

Cette décision «est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement», explique le chef de l’État dans sa lettre de démission, publiée par APS. Selon la Constitution, c’est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, pilier du régime, qui assurera l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.

L’armée du côté du peuple

Un peu plus tôt dans la soirée, le chef d’état-major des forces armées, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que le président Bouteflika soit sans attendre déclaré inapte à diriger le pays. Le général Salah a déclaré qu’il était du côté du peuple et qu’il ne fallait plus perdre de temps, après des semaines de manifestations massives en faveur de la démission du chef de l’État.

Dans un communiqué du ministère de la Défense, le général Salah a rejeté le communiqué de la présidence rendu public le 1er avril, par lequel le président Bouteflika s’engageait à partir avant la fin de son mandat, le 28 avril, le jugeant «non authentique». «Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue», poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Algérie: Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant le 28 avril

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République aujourd’hui dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle APS. Le chef de l’Etat prendra auparavant des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition », poursuit le communiqué, précisant que sa « démission (…) interviendra avant le 28 avril 2019 », sans autre détail.

Ni la date de cette démission ni les « décisions importantes » qui seront prises avant n’ont été précisées. Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du « système » au pouvoir.

La veille, le président algérien avait annoncé dans un communiqué l’identité des 27 membres qui composeront le nouveau gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui. Quelques heures plus tard, de nombreux médias algériens avaient annoncé que la constitution de l’équipe gouvernementale serait suivie de la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

Après avoir renoncé à briguer un 5e mandat, une perspective qui a fait descendre des millions d’Algériens dans la rue, Abdelaziz Bouteflika avait reporté la présidentielle prévue le 18 avril et proposé de remettre ses pouvoir à un successeur élu à l’issue d’une Conférence nationale censée réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution.

Une option qui impliquait qu’il reste au pouvoir au-delà de l’expiration de son mandat et jusqu’à une date indéterminée, catégoriquement rejetée par les manifestants dont la mobilisation n’a pas faibli ces dernières semaines.