Future Grande Mosquée d’Alger, contrat pour Franklin France

Depuis 35 ans Franklin France (77) a bâti sa réputation sur l’approche globale du phénomène foudre dans de nombreux secteurs d’activité  en France mais aussi et surtout à l’international. Parmi ses plus importantes réalisations, la protection du Sénat ou de l’hippodrome de Longchamp, mais aussi celles de l‘aéroport international de Tabarka, en Tunisie, du pont à haubans baptisé Pont Mohammed VI, au Maroc, ou de la tour Burj Khalifa à Dubaï, la plus grande tour du monde.

Franklin France est maintenant retenu par le gouvernement algérien et le groupe de BTP chinois en charge du chantier pour équiper la future Grande Mosquée d’Alger, qui sera la plus grande d’Afrique une fois finalisée, de paratonnerres. Pour répondre aux vœux des architectes, certains des dispositifs seront plaqués or.

 

Algerie : retour sur les interdictions à l’importation

Le gouvernement algérien vient d’annoncer le gel temporaire de l’interdiction qui touchait l’importation de certaines matières premières destinées à l’industrie alimentaire. Une mesure qui intervient après l’apparition de pénuries au niveau des entreprises locales, selon le ministère du Commerce.

Cette levée de suspension provisoire à l’importation cible notamment certains intrants nécessaires à la production de produits alimentaires, notamment les jus et boissons, yaourts, biscuits, confiserie ou encore chocolats. «Ces intrants communément désignés sous le nom arômes sont désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaires exigibles en la matière», précise un communiqué du ministère du Commerce.

Alger a pour rappel publié en janvier dernier, une liste de 951 produits notamment à vocation alimentaire, relevant de 45 catégories de marchandises soumis au régime des restrictions à l’importation et qui devait être maintenu jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements. Cette mesure ne se limitait pas qu’au intrants pour l’industrie alimentaire mais couvrait également les téléphones mobiles ou encore les appareils ménagers.

Cette mesure avait pour objectif de réduire les dépenses après la chute des recettes énergétiques et encourager la production locale, notamment au niveau des secteurs non énergétiques. Le gouvernement tablait sur le maintien de cette mesure durant une période de 6 mois, le temps que les producteurs locaux de matières premières puisse consolider leur outil de production, pour répondre aux besoins des opérateurs locaux qui faisait appel à l’import.

La suspension prématurée de cette mesure révèle les difficultés rencontrées par les producteurs locaux de matières premières pour qui les restrictions à l’importation mettent le secteur en péril. Cette mesure a rappelé un système de licences, où les opérateurs devaient demander une licence pour se fournir hors du marché algérien. Selon les opérateurs aucune de ces mesures n’a entraîné une baisse significative de la facture d’importation de l’Algérie

CMS Francis Lefebvre Algérie conseille Pierre Fabre dans la création d’une joint-venture de production

CMS Francis Lefebvre Algérie Conseil juridique et fiscal est le conseil de Pierre Fabre dans le cadre de la mise en place d’un partenariat destiné à la création d’une joint-venture en vue de la production de différentes familles de médicaments en Algérie. Réalisé dans le cadre de la règle des 51/49 régissant l’investissement étranger en Algérie, le projet représente un investissement d’environ 15 millions d’euros et contribuera au développement du tissu industriel pharmaceutique algérien.

La société ainsi créée et dénommée Pierre Fabre Médicament Algérie SPA, aura pour objet la production, l’importation, la distribution et la promotion médicale de spécialités pharmaceutiques en Algérie. Plusieurs formes pharmaceutiques – comprimés, gélules, formes liquides ou pâteuses – sont envisagées en vue de leur production sur le territoire algérien. A terme, la société produira la majorité des produits de son portefeuille en Algérie.

En conformité avec les orientations fixées par les pouvoirs publics algériens, Pierre Fabre Médicament Algérie SPA contribuera au transfert de technologies et de savoir-faire médical et pharmaceutique provenant de l’expertise des Laboratoires Pierre Fabre.

A travers la création de cette joint-venture, les Laboratoires Pierre Fabre, 2e groupe pharmaceutique privé français, entendent ainsi pérenniser leur présence en Algérie qu’ils considèrent comme un territoire hautement stratégique dans le cadre de leur développement international.

Pour cette opération, CMS Francis Lefebvre Algérie Conseil juridique et fiscal a assisté Pierre Fabre dans le cadre de son partenariat, depuis l’étude du projet jusqu’à l’établissement et la négociation des accords contractuels avec les partenaires locaux sélectionnés, etc.

Samir Sayah, Associé Afrique, conseille Pierre Fabre sur cette opération. Il est assisté d’Imen Mermit et d’Amina Rabai, Senior Legal Associates Major Projects ainsi que de Nabil Abdessemed, Head of Tax Department, sur les aspects fiscaux et de Fatiha Aouam, Senior Legal Associate, sur les aspects corporate. Cette équipe de CMS Francis Lefebvre Algérie Conseil juridique et fiscal conseillera Pierre Fabre jusqu’à la concrétisation du projet dans sa phase opérationnelle, à savoir la constitution de la joint-venture et l’obtention des différents agréments.

Risque pays : rien ne va plus pour Alger et Tunis

  • La situation économique en Algérie et en Tunisie reste loin de rassurer les marchés, Euler Hermès a respectivement abaissé sa notation de C2 à C3 et de B3 à C3 pour les deux pays. Là où le cabinet s’inquiète de la dépendance aux hydrocarbures et l’absence de diversification pour Alger, alors que pour Tunis c’est la difficile application des réformes imposées par le FMI qui inquiètent.
  • Faible résilience en Algérie
  • La situation économique en Algérie est loin de rassurer les agences et cabinets de notation, en témoigne la publication des notes de risques pays et secteurs du cabinet Euler Hermès (EH), pour le premier trimestre 2018 où Alger a vu sa note passer de C2 à C3, en clair le niveau de risque a été abaissé de moyen à significatif.
  • L’assureur avait pour rappel déjà alerté Alger en 2017, sur la détérioration de ses finances publiques, la faible diversification de son économie profondément dépendante des hydrocarbures qui représentait 99% des rentrées liés à l’export en 2017. La contribution du secteur au PIB était de 40% et selon les estimations d’EH, la hausse des cours ne suffirait pas à elle seule à remettre l’économie sur les rails.
  • Pour le cabinet le modèle économique algérien a vu sa résilience particulièrement éprouvée par l’effort budgétaire consenti par les autorités depuis le printemps arabe en 2011 pour éviter toute contagion ou apparition de mouvement d’opposition. Le mystère entourant la succession du président Abdelaziz Bouteflika fait également partie des freins identifiés par EH pour la mise en place d’un nouveau cadre économique, les décisions d’investissement ou encore pourrait avoir des effets négatifs sur les échanges commerciaux du pays.
  • La Tunisie dégringole
  • Les autorités devront par ailleurs faire face à l’expansion du niveau d’endettement qui devrait atteindre 24% du PIB en 2018 et qui pourrait impacter les entreprises d’Etat. L’Algérie n’est pas l’unique pays à avoir vu sa notation baisser, la Tunisie est également dans ce cas de figure et a vu sa note chuter littéralement de B3 à C3. La décision d’EH pourrait se justifier par les dernières critiques adressées par le FMI à Tunis et le gel du programme de soutien, allant jusqu’à lui recommander de baisser la valeur de sa monnaie.
  • Le cabinet avait dès 2017 averti Tunis, sur sa trop grande dépendance à la situation dans l’euro-zone, l’explosion du déficit public ou encore une forte exposition de son secteur bancaire. La difficile application de l’austérité recommandé par le FMI par Tunis et la possible reprise des contestations populaires pourrait également avoir un effet épouvantail pour les investisseurs internationaux. Parallèlement, les réformes radicales appliquées par l’Egypte a vu son classement s’améliorer passant de C3 à C2, la Côte d’Ivoire a également enregistré la même progression, alors que le Ghana est passé de B2 à B1.
  • Source : La Tribune Afrique

Algérie: Le parc national automobile estimé à près de 6 millions de véhicules à la fin 2017

Le parc automobile en Algérie a atteint   5.986.000 véhicules à la fin 2017, a indiqué le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane.
Selon les chiffres avancés par le ministre lors d’une séance d’audition   devant la commission des transports et des télécommunications à l’Assemblée   populaire nationale (APN), le parc national automobile a connu un rythme de   croissance accéléré durant les deux dernières décennies avec 5.986.000   véhicules fin 2017 contre 4.314.607 unités en 2010, 3.706.000 véhicules en   2008 et 2.840.077 véhicules en 1998.
La hausse croissante du parc automobile a induit une intensification des   investissements publics en matière d’extension et de modernisation du   réseau routier national. La valeur des enveloppes financières consacrées à cet effet ont atteint 5.481   milliards de dinars entre 1999 et 2017, ce qui représente près de 53 % des   enveloppes financières globales destinées aux infrastructures dans le   domaine des transports estimées à 10.248 milliards de dinars durant cette   période.
Ces investissements ont permis l’élargissement du réseau routier national   de 104.000 km en 1999 à 126.900 km fin 2017 ainsi que l’extension des   routes express et des autoroutes de 637 km en 1999 à 5.700 km fin 2017   outre une augmentation du nombre des ouvrages d’art de 3.600 structures à   10.563 structures durant la même période.
Le programme en cours comprend les travaux de réalisation de pénétrantes   et de liaisons autoroutières d’une longueur globale de 1.009 km dont 7   pénétrantes autoroutières reliant les ports de Bejaia, Jen Jen, Skikda,   Ténès, Oran, Mostaganem et El Ghazaouat à l’autoroute est-ouest et 4   pénétrantes autoroutières reliant les chefs lieu de wilayas, à savoir Tizi   Ouzou, Batna, Mascara et Guelma à l’autoroute est-ouest.
Plusieurs projets structurants tels que l’achèvement du dernier tronçon de   l’autoroute est-ouest au niveau de la wilaya d’El Taref sur une distance de   84 km, du projet de transformation de la route nationale N 1 en autoroute   au niveau des wilayas de Blida, Médéa, Djelfa, Laghouat et Ghardaïa sur une   distance de 368 km, la 4ème rocade sur une distance de 68 km et la   pénétrante reliant Maghnia et Mersa Ben Mhidi (wilaya de Tlemcen) à   l’autoroute est-ouest sur une distance de 60 km.
Le ministre a cité en outre le programme en cours de réalisation pour la   sécurisation des frontières terrestres dans le sud du pays ayant mobilisé   une enveloppe financière globale de 220 milliards de dinars. Le projet   consiste en des travaux d’ouverture et de bitumage de voies sur une   distance de 16.500 km dont 9.500 km bitumés.
Source : El Watan

Pétrole contre médecins: L’Algérie et Cuba scellent un nouveau partenariat

Le 30 janvier, l’Algérie a signé un accord lui permettant d’exporter son pétrole vers Cuba pendant les trois prochaines années. En contrepartie, l’île des Caraïbes lui enverra ses médecins pour préserver ses devises.
Pays alliés de longue date, l’Algérie et Cuba ont renforcé leur coopération à la faveur de plusieurs accords d’une durée de trois ans, signés le 30 janvier à Cuba en présence du ministre algérien de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, et du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Rapportés par Reuters, les termes de l’un des accords prévoient l’exportation de 2,1 millions de barils de pétrole algérien au cours de l’année 2018.
En échange, les autorités cubaines s’engagent à renforcer les effectifs médicaux en Algérie en y envoyant leurs médecins. Aucun chiffre n’a été avancé mais ces derniers viendront renforcer les effectifs déjà déployés sur le territoire algérien, notamment dans les centres de santé des wilayas (départements) du sud. Selon l’Annuaire statistique de santé 2016 de l’île, les soins de santé prodigués à l’étranger par des médecins cubains (présents dans 62 pays du monde) ont rapporté à La Havane 11 milliards de dollars, soit quatre fois plus que les revenus générés par le secteur du tourisme.
Un partenariat de circonstance
La concrétisation de ces nouveaux accords intervient dans un contexte bien particulier pour les deux pays. En effet, Cuba subit les contrecoups de la crise économique qui frappe son allié vénézuélien et qui, de ce fait, ne satisfait pas totalement ses besoins en hydrocarbures. L’île a donc été contrainte de se tourner vers d’autres fournisseurs afin de diversifier ses sources d’approvisionnement.
De son côté, l’Algérie est paralysée par une grève enclenchée depuis deux mois par des médecins internes. Ces derniers exigent de meilleures conditions de travail et d’être exemptés du service militaire. Par ailleurs, le pays est confronté à un problème structurel dans le domaine de la santé : la forte émigration de ses professionnels vers les pays européens, la France en particulier.

Algérie : 851 produits suspendus à l’importation

L’ Article 2 du décret exécutif N°18/02 du 7 janvier 2018 portant désignation des marchandises soumises au régime de restrictions à l’importation, précise que 851 produits sont temporairement suspendus à l’importation, jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la Balance des paiements.
Sont concernés :
– les produits alimentaires (produits carnés, produits laitiers, chocolat, fruits et légumes, pâtes alimentaires, épices, conserves de poissons, épices, eau minérale, additifs alimentaires, etc……)
– les produits pour le bâtiment (ciment, ouvrage en asphalte, carreaux en céramique, verre et ouvrages en verre, appareils de conditionnement d’air,
– les produits à base de matière plastique  (sacs, accessoires,  fenêtres, biberon, revêtement de sol, etc….)
– électroménager (réfrigérateurs, congélateurs, laves vaisselle, laves linge, etc …)
– téléphones portables
– matériel agricole
– mobilier
– ouate de cellulose, couches bébés, etc…

Norton Rose Fulbright conseille ASEC Cement SAE sur la vente de sa participation dans une cimenterie en Algérie

Le cabinet d’avocats international Norton Rose Fulbright a conseillé ASEC Cement SAE, filiale de Qalaa Holdings (CCAP.CA à la Bourse du Caire), l’un des leaders des secteurs de l’énergie et des infrastructures en Afrique et au Moyen-Orient, basé au Caire, à l’occasion de la vente à un investisseur privé algérien de ses participations directes et indirectes dans ASEC Ciment SPA, entreprise algérienne développant un projet de cimenterie située en Algérie.

L’équipe a travaillé sur les aspects corporate et projet de cette cession et a également accompagné ASEC Cement SAE aussi bien sur les aspects contractuels que réglementaires, notamment l’obtention de l’attestation de non exercice par l’Etat algérien de son droit de préemption, le transfert des produits de liquidation de l’investissement à l’étranger, et toutes les autres formalités administratives y afférentes.

Christophe Asselineau, Associé, a commenté: « Nous sommes très heureux d’avoir pu conseiller ASEC Cement sur cette opération dans un environnement juridique complexe illustrant ainsi la solidité de notre pratique en Algérie. ASEC Cement est très présent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord où elle compte de nombreux investissements dans l’industrie du ciment et nous sommes fiers qu’elle ait choisi Norton Rose Fulbright pour l’accompagner sur une de ses opérations les plus sensibles dans la région. »

L’équipe de Norton Rose Fulbright qui a conseillé ASEC Cement SAE sur cette opération était dirigée par Christophe Asselineau, assisté d’Adnane Belahcen, of counsel, et Marie Guis, collaboratrice senior.

Algérie : limitation du nombre d’acteurs dans la filière de l’industrie automobile

Après avoir limité à dix le nombre des acteurs économiques autorisés à opérer dans la filière de l’industrie automobile, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, vient de prendre une autre «décision» consistant à «différer» la mise en application de celle du 14 décembre dernier au 31 janvier 2018. Cette nouvelle décision fait suite à la demande du ministère de l’Industrie et des Mines.
Selon la nouvelle instruction du Premier ministre, ce report devrait permettre aux services concernés de réexaminer et d’étudier les dossiers. On s’attend ainsi à ce que la liste des opérateurs qui seront autorisés dans la production et le montage automobiles soit rallongée.
Dans un courrier adressé le 14 décembre dernier au ministère de l’Industrie, le Premier ministère a dévoilé une liste nominative des sociétés autorisées à activer en Algérie dans le secteur de l’assemblage automobile. Le gouvernement avait retenu, concernant les véhicules particuliers (VP), cinq opérateurs : Renault Algérie Production, Sovac Production, Tahkout Motors Company, Peugeot Algérie Production, Nissan Algérie et cinq autres pour le segment des véhicules utilitaires (VU) et des poids lourds (camions et bus), qui sont Ival Industrie (Iveco), SPA Frères Salhi (MAN), Savem du groupe Haddad (Astra), Tirsam et GM Trade (Shacman et Higer).

Algérie : Vers un désengagement de l’Etat des hôtels publics

L’Etat ira-t-il vers l’ouverture du capital des établissements hôteliers publics ? Cette option n’est en tout cas pas à écarter, voire même fortement envisagée, surtout dans la délicate conjoncture économique que traverse l’Algérie.
Lors de la cérémonie de signature des contrats de performance, lundi dernier, à l’hôtel El Aurassi (Alger), Lazhar Bounafaa, président-directeur général (PDG) du groupe Hôtellerie Tourisme et Thermalisme (HTT), n’a pas fait dans la nuance.
Il a mis en exergue dans son discours un état des lieux qui fait ressortir les paramètres suivants : «Fort endettement, situation financière déstructurée avec certaines filiales au bord de la faillite, management archaïque loin des réalités managériales des structures touristiques d’aujourd’hui, ressource humaine à la fois pléthorique et insuffisamment formée, sensibilisée et impliquée, qualité des services loin des standards internationaux à l’exception des trois établissements : El Aurassi, Sofitel et Mercure.» Il faut ajouter à ce sombre tableau les équipements et infrastructures vétustes et inadaptés aux attentes du marché et des touristes. Il s’agit dorénavant de «bien conduire sa filiale selon des repérages négociés et consensuels entre la filiale et le groupe HTT».
Certains analystes affirment que l’Etat n’a pas vocation à gérer un hôtel. S’il y a un secteur dans lequel l’Etat devait se désengager, c’est bien celui du tourisme.
D’autres nuancent néanmoins en ajoutant qu’il y a peut-être des joyaux et des fleurons qui doivent rester dans le giron de la puissance publique (des hôtels historiques à Alger) tels qu’El Djazaïr ou El Aurassi, qui ont un cachet particulier.
Les schémas managériaux d’autrefois ont conduit à la situation catastrophique d’aujourd’hui. Le groupe HTT est obligé de changer son modèle de gestion.

Des défaillances en série
En gros, on distingue trois catégories d’hôtels en Algérie : le groupe HTT public, les privés avec une dominance de gestion familiale et la Société d’investissement hôtelier (SIH), chargée de construire des infrastructures hôtelières et de les mettre sous management international afin de donner l’exemple aux investisseurs et attirer les grands groupes hôteliers à investir en Algérie, et dirigé par le très influent directeur de Club des Pins, Hamid Melzi.
Une vaste opération de modernisation du parc hôtelier public a été lancée il y a quelques années. Elle vise non seulement la réhabilitation et la modernisation des infrastructures hôtelières publiques, dans l’objectif de les aligner sur les normes internationales en matière de prestations à la clientèle, mais aussi l’extension de leurs capacités d’accueil et la création de nouvelles prestations. Mais le rythme de concrétisation de ces projets a été jusque-là lent et les retards s’accumulent…
Selon Lazhar Bounafaa, «fin janvier 2018 est le délai fixé pour que tous les travaux de réhabilitation soient lancés et l’opération de réhabilitation des hôtels publics se terminera en 2021».
L’arrivée des chaînes est un élément créateur de valeurs pour le marché algérien, puisque chaque groupe va contribuer à travers ses propres réseaux de distribution internationaux, notamment les centrales de réservations et les bureaux de vente régionaux à l’échelle mondiale, à générer des clients et des nuitées pour les hôtels qui n’auraient pas existé sans leur présence. La présence des chaînes hôtelières est également bénéfique pour élever le niveau des produits et des prestations qui seront proposés à travers tout le pays.

Face à l’impasse financière, l’ouverture du capital des hôtels publics peut être une manière d’accroître leur rentabilité et renflouer les caisses. Mais selon les observateurs, l’Etat doit revoir les outils et les instruments réglementaires, former le personnel, créer un environnement propice et mettre l’accent sur le management.
Source El Watan