Algérie: enquête judiciaire visant de hauts responsables pour corruption

Quarante-cinq personnes, dont de hauts responsables, impliquées dans l’affaire de l’homme d’affaires algérien Mahieddine Tahkout, font l’objet d’une enquête judiciaire pour notamment des faits de corruption et de blanchiment d’argent, a annoncé le parquet d’Alger. 

Un des avocats de M. Tahkout avait indiqué à l’AFP que ce proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika avait été placé en détention provisoire pour des affaires de corruption. 

Le groupe Tahkout possède notamment l’un des plus importants réseaux de concessionnaires automobiles en Algérie. 

Sur les 56 personnes entendues dans le cadre de cette affaire, 45 sont visées par une enquête judiciaire, indique le parquet dans un communiqué diffusé par la télévision publique. 

Le juge d’instruction « a décidé de placer 19 accusés en détention provisoire et sept sous contrôle judiciaire », détaille la même source qui précise que les 19 autres restent libres. 

Figurent parmi les personnes poursuivies: Mahieddine Tahkout, son fils et deux de ses frères, 38 fonctionnaires de différentes administrations publiques et services ministériels et trois employés des entreprises de Tahkout, selon le parquet. 

Par ailleurs, 11 autres personnes ont été entendues dans le cadre de cette même affaire, dont un ancien Premier ministre, deux anciens ministres, un ministre en poste, cinq anciens walis (préfets) et deux walis en poste, a indiqué la même source sans donner de noms. 

L’agence de presse officielle APS avait rapporté que M. Tahkout et ses proches avaient été entendus par la justice avec notamment l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia. 

Au vu des fonctions qu’exerçaient ces 11 personnes au moment des faits, elles bénéficient du privilège de juridiction et leur dossier a été envoyé au procureur général près de la cour d’Alger afin qu’il décide des suites à donner. 

Les 45 autres personnes sont poursuivies au pénal notamment pour blanchiment d’argent, transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite, dilapidation de deniers publics. 

Plusieurs puissants hommes d’affaires ont été placés en détention provisoire depuis la démission le 2 avril de M. Bouteflika, sous la pression d’un important mouvement de contestation. 

Certains observateurs craignent que ceci ne serve qu’à offrir des « têtes » à la contestation.

E. Macron aurait eu des liens financiers avec des oligarques algériens arrêtés

Au terme d’une enquête, le journaliste Marc Endeweld a publié le livre «Le grand manipulateur» où il revient sur les liens que le président français aurait établis en Algérie. Il s’agit notamment de deux oligarques, les hommes d’affaires influents Ali Haddad (photo) et Issad Rebrab, arrêtés en avril dans le cadre d’enquêtes sur des affaires de corruption.

Alors qu’il se trouvait en pleine campagne électorale à la veille de l’élection présidentielle, en février 2017, Emmanuel Macron s’est rendu à Alger où il a eu des rencontres discrètes avec des hommes d’affaires parmi les plus influents du pays, raconte dans son livre «Le grand manipulateur. Les réseaux secrets de Macron» le journaliste Marc Endeweld. Il explique qu’à l’époque le candidat était dans une situation financière assez difficile, l’argent ayant «manqué terriblement pour poursuivre sa campagne, le budget étant très entamé».

Selon Marc Endeweld, il s’agissait notamment de deux hommes influents du pays, Ali Haddad, dans l’entourage d’Abdelaziz Bouteflika, et Issad Rebrab, soutenu par l’ancien Département du Renseignement et de la Sécurité algérien, avec qui le futur Président aurait tissé des liens.

«Le 14 février, en fin de matinée, un petit déjeuner est organisé sur la terrasse de l’hôtel El Aurassi avec les représentants du FCE, le Forum des chefs d’entreprises, l’équivalent du Medef», raconte le journaliste parlant du voyage d’Emmanuel Macron. Ali Haddad y était présent, «tout sourire» face au futur président français.

Quelques heures plus tôt dans le même hôtel, l’homme d’affaires avait déjà pris un autre petit déjeuner avec Macron, selon l’auteur du livre. Rien n’avait filtré de cette rencontre, précise-t-il.

Comme l’explique Marc Endeweld, à l’époque, Alexandre Djouhri, dit Alex, proche à la fois de Dominique de Villepin, l’ancien Premier ministre de Chirac, et de Maurice Gourdault-Montagne, l’actuel secrétaire général du Quai d’Orsay, séjournait fréquemment en Algérie et avait des relations poches avec Ali Haddad.

«Selon trois sources différentes, l’homme d’affaires algérien a bien rencontré à cette occasion le futur Président», affirme le journaliste. Toutefois, cette information a été démentie par Djouhri.

En même temps, la veille de ces petits déjeuners avec Ali Haddad, Macron aurait dîné avec une autre personnalité influente, Issad Rebrab, qui avait à l’époque des relations tendues avec le Président algérien et son entourage, indique Marc Endeweld précisant que le futur Président de la République avait toutefois accepté l’invitation au risque de mécontenter Bouteflika.

Comme l’écrit le site Web d’investigation Mondafrique, il y avait deux raisons. La première est que Macron «connaissait bien l’industriel kabyle qui investissait massivement en France alors qu’il était secrétaire général adjoint à l’Élysée puis ministre de l’Industrie durant […] François Hollande».

La deuxième raison est liée aux liens «très nombreux entre les entourages du candidat et de l’oligarque».

«Rebrab est en effet un intime de François Touazi depuis fort longtemps. Le groupe Cevital que l’homme d’affaires a fondé a fait travailler Alexandre Benalla à l’époque où ce dernier avait créé, depuis le Maroc, la société de sécurité Velours.»

En outre, écrit Mondafrique, Rebrab a été assisté dans ses investissements en France par un ancien trader franco-algérien, Farid Belkacemi, «proche ami d’Alexandre Benalla». Depuis son élection, Emmanuel Macron «n’a cessé de témoigner de son amitié pour l’industriel kabyle», précise le site.

«De là à imaginer des sources de financement algériennes dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, il y a un pas que plusieurs sources à Alger franchissent en privé, mais sans preuves et au sein d’un microcosme où courent les rumeurs les plus folles», a résumé le média.

Le 22 avril, plusieurs hommes d’affaires ont été arrêtés en Algérie dans le cadre d’enquêtes pour corruption, dont Ali Haddad et Issad Rebrab.

Rappelons qu’en début d’année, une enquête américaine avait conclu à la forte probabilité d’un financement de la campagne du président Macron par des fonds algériens.

Ceci avait été rapporté, entre autres, par la journaliste belge d’origine algérienne Layla Haddad

Algérie: le groupe Ponroy Santé ouvre une filiale

Le groupe Ponroy Santé (200 millions d’euros de chiffre d’affaires et 700 salariés en 2018) ouvre une filiale en Algérie. Le Français spécialisé dans la conception et la fabrication de compléments alimentaires est présent depuis plus de quinze ans dans ce pays et « figure parmi les trois premiers acteurs » de ce marché selon un communiqué.

Riad Djarmouni, partenaire historique de Ponroy Santé avec Alpharmex Algérie, en prend la direction. Vitalion Algérie, société d’importation, de distribution et de promotion des compléments alimentaires créée en juin 2017, était le représentant exclusif de la société en Algérie et distribuait déjà quinze références du groupe. La filiale prend d’ailleurs le nom de Vitalion et vise la commercialisation de plus de quarante références de produits bien-être d’ici à fin 2019 et plus de 100 dans deux ans.

Elle envisage aussi se développer dans la grande distribution – où Ponroy est déjà présent avec ses marques Yves Ponroy et Vitarmonyl – en y implantant ses produits cosmétiques des marques Biolane et Naturé moi.

« En Algérie, la demande en produits naturels dédiés au bien-être est en forte augmentation. Les consommateurs sont également adeptes de produits d’origine française. C’est un marché en plein essor disposant d’un fort potentiel de croissance pour les années à venir. D’ici à 2021, nous espérons une multiplication par cinq du chiffre d’affaires réalisé sur place », commente Pierre Uminski, directeur International du Groupe Ponroy Santé.

Créé en 1975, le groupe breton de Boufféré (près de Nantes) signe ainsi sa sixième implantation à l’étranger après l’Italie, la Belgique, le Canada et la Chine (Shanghai et Hong-Kong). Le groupe réalise un tiers de son chiffre d’affaires à l’international.

Algérie: Ahmed Gaïd Salah frappe la « bande »

Saïd Bouteflika et deux ex-chefs des services de renseignement ont été incarcérés à l’issue de leur comparution devant le tribunal militaire de Blida.

Les têtes continuent de tomber en Algérie. Saïd Bouteflika, le jeune frère et conseiller de l’ancien président, et deux anciens chefs des services de renseignement, les généraux Bachir Athmane Tartag et Mohamed Mediene dit « Toufik », ont été incarcérés dimanche après leur comparution devant le tribunal militaire de Blida. Ils avaient été arrêtés la veille par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Depuis l’accident vasculaire cérébral dont Abdelaziz Bouteflika a été victime en 2013, Saïd était considéré comme le véritable patron de l’exécutif. Honni par la rue, il était dans le collimateur du général Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP).

Durant le règne de Bouteflika, le pouvoir a été largement partagé entre la présidence, le renseignement et l’armée. Mais au fil du temps, le clan présidentiel a renforcé son emprise sur les institutions. Il s’est attaché à réduire l’influence des hommes des services secrets en démantelant le Département du renseignement et de la sécurité (DRS ex SM, hérité de la guerre d’indépendance), et en poussant Toufik à la retraite en 2015.

Il avait ensuite tenté de démettre le général Gaïd Salah. La révolte populaire est venue redistribuer les cartes au profit de l’armée. La main de Gaïd Salah semble être derrière les arrrestations d’oligarques proches de Saïd Bouteflika et de Toufik, qui se multiplient. Il en va de sa survie personnelle à l’heure où les règlements de compte sont nombreux. Le patron de l’ANP accuse la « bande », nom générique donné à ses adversaires, de comploter contre lui, même s’il fait passer cela pour une conspiration contre le peuple. Le mois dernier, il avait menacé Toufik de représailles juridiques. Il lui reproche d’avoir œuvré en coulisse, avec Saïd Bouteflika, pour imposer l’ex-président Liamine Zeroual à la tête de la transition. Ce dernier avait confirmé avoir été approché, refusant l’« arrangement ».

Algérie: investissements nécessaires dans l’industrie du recyclage plastique

L’Algérie consomme 7 milliards de sacs plastique soit la cinquième place au niveau mondial.

La problématique du recyclage est importante dans le pays car faute d’une industrie du recyclage, de nombreux de ces sacs plastique sont déversés dans la mer.

Il est en effet moins coûteux de jeter ces sacs d’autant plus que les technologies dans le domaine sont inexistantes dans le pays faute d’une volonté politique indiscutable.

Cette situation est d’autant plus dommageable que l’Algérie importe chaque année deux milliards de dollars de matières plastique sous forme primaire, les principaux fournisseurs étant l’Arabie Saoudite et la Chine.

Algérie: le Pdg de Sonatrach limogé

En Algérie, Abdelmounen Ould Kaddour, le Pdg de Sonatrach, l’entreprise pétrolière nationale, a été limogé mardi 23 avril. C’est ce qu’a annoncé la télévision nationale sans donner d’explication. Mais ce changement à la tête d’une entreprise cruciale pour l’Algérie intervient dans un contexte de multiplication des enquêtes pour corruption.

En 2007, il avait été condamné par un tribunal militaire dans une affaire d’espionnage. Abdelmoumen Ould Kaddour a pourtant pris la tête de Sonatrach, l’entreprise pétrolière nationale il y a 2 ans. Sonatrach, c’est « La » source de revenu de l’État algérien, qui rapporte 60% du budget. Quelque 120 000 employés, plus de 150 filiales, c’est aussi le plus gros groupe pétrolier d’Afrique.

Abdelmoumen Ould Kaddour, 68 ans, a été limogé par la présidence ce 23 avril. Il a été remplacé par un autre haut fonctionnaire de Sonatrach, Rachid Hachichi, dans un contexte très particulier.

Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, avait demandé l’accélération des procédures judiciaires en cours dans des affaires de corruption. Des hommes d’affaires de premier plan ont été arrêtés et incarcérés ces derniers jours.

Mais la Sonatrach était également au cœur de grandes négociations liées à l’exploitation du gaz de schiste. Des négociations avec l’entreprise américaine ExxonMobil, qui avait, selon la presse, suspendu ses discussions au mois de mars du fait du mouvement de protestation, les Américains craignant que le Pdg de Sonatrach quitte son poste.

La France rejette les accusations de l’ONU sur «un usage excessif de la force»

La haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme avait demandé à la France d’enquêter en mars dernier sur les cas rapportés de violences policières. En réponse, selon le journal Le Monde, le gouvernement français a fait parvenir le 11 avril un document de 21 pages pour justifier ses méthodes de maintien de l’ordre.

Courtoise mais ferme, la réponse du gouvernement français sonne comme une fin de non-recevoir aux mises en cause de l’ONU. En préambule, le document, cité par nos confrères du Monde, rappelle les conditions « particulièrement difficiles » auxquelles ont été soumis policiers et gendarmes et insiste sur les violences graves commises par certains manifestants.

Justifications sur l’usage du LBD

Selon cet argumentaire, le cadre légal applicable n’était donc plus celui de la « manifestation » mais de « l’attroupement », c’est-à-dire d’une manifestation qui a dégénéré dans la violence, d’où le recours massif aux armes de forces intermédiaires : les grenades lacrymogènes, de désencerclement et les fameux lanceurs de balles de défense (LBD).

Quatre pages sont exclusivement consacrées à justifier l’usage du LBD, et si de possibles dérapages sont évoqués, « ils ne sauraient remettre en cause l’utilisation régulière de cette arme en cas de nécessité », explique le document. Ce dernier appelle également à respecter le temps judiciaire puisque plusieurs enquêtes sont actuellement en cours.

Par ailleurs, les cas de journalistes blessés par les forces de l’ordre et que dénonçait l’ONU ne sont pratiquement pas mentionnés. Enfin, une bonne partie du texte est dédiée à la défense de la nouvelle loi anti-casseur. Selon le document, celle-ci n’entrave pas la liberté de manifester, et « nul en France ne saurait être arrêté et n’a été arrêté en raison de sa seule qualité de manifestant ».

Algérie: cinq milliardaires dont des proches de Bouteflika arrêtés

Cinq milliardaires algériens, dont des proches de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, ont été arrêtés en Algérie dans le cadre d’enquêtes anticorruption, rapporte la télévision locale. Ces cinq personnes sont Issad Rebrab, considéré comme l’homme le plus riche d’Algérie, et quatre frères de la famille Kouninef ayant des liens avec Bouteflika, ajoute la télévision.

En effet, la gendarmerie algérienne a arrêté dimanche soir quatre des frères Kouninef, une puissante famille d’hommes d’affaires proche d’Abdelaziz Bouteflika, contraint de démissionner le 2 avril de la présidence de la République, a annoncé la télévision d’Etat. Ils doivent être entendus dans le cadre d’une information judiciaire pour notamment « non-respect des engagements contenus dans des contrats conclus avec l’Etat, trafic d’influence pour obtenir d’indus avantages et détournements de foncier » avant d’être présentés devant le parquet, selon cette source.

La famille Kouninef est réputés proche de Saïd Bouteflika, frère et puissant ex-conseiller de l’ancien chef de l’Etat, qui a démissionné sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée. Très influents mais très discrets, les frères Kouninef sont à la tête d’un empire allant de l’agroalimentaire au génie civil pétrolier.

Le chef d’état-major de l’armée, le général Gaïd Salah, avait appelé le 16 avril la justice à « accélérer la cadence » dans les enquêtes ouvertes pour corruption contre des hommes d’affaires liés à l’ancien clan présidentiel.

Début avril, l’ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, riche homme d’affaires, également proche de Bouteflika, avait été écroué après avoir été arrêté alors qu’il se rendait en Tunisie. Il avait été arrêté après la découverte de devises non déclarées et de deux passeports, une infraction selon la législation algérienne.

Au lendemain de son arrestation, la justice avait annoncé l’ouverture d’enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux. Elle avait également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l’Algérie, sans donner de noms, mais la presse avait révélé ceux d’une dizaine d’influents hommes d’affaires, tous liés à l’entourage du chef de l’Etat.

Journées Culturelles & Économiques de la Tunisie à Toulouse, avril 2019

Forte de ses 3 précédentes éditions débutées en 2016, le Consulat de Tunisie à Toulouse organisera, en collaboration avec la Mairie de Toulouse, l’Office National du Tourisme Tunisien, ainsi que les associations tunisiennes de Toulouse, la quatrième édition des Journées Culturelles & Économiques de la Tunisie à Toulouse, du 19 au 24 avril 2019. 

L’événement se déroulera square Charles-de-Gaulle, situé rue d’Alsace-Lorraine en plein centre de la Ville Rose, lieu très apprécié des Toulousains qui s’y promènent toujours aussi nombreux. 

Cette manifestation, ouverte au public, a pour objectif de promouvoir la richesse et le dynamisme de l’offre commerciale, touristique et culturelle tunisienne, des savoirs-faire artisanaux et des produits du terroir. 

Cet évènement réunira 20 exposants: Offices et Compagnies nationales, produits typiquement tunisiens, produits artisanaux, services touristiques, bancaires, restauration tunisienne, etc.

L’exposition sera composée de 26 chapiteaux 

D’un espace dédié à l’accueil et l’animation 

De 20 stands commerciaux où des sociétés et des artisans pourront exposer leurs produits, leurs créations et leurs savoirs-faire.

Des animations artistiques seront réalisées tous les jours (le matin et l’après-midi). Des dégustations, des démonstrations des métiers de l’artisanat, des expositions, des projections de films et spots promotionnels sur le tourisme et le patrimoine tunisiens seront proposées quotidiennement aux visiteurs. 

Une soirée musicale est également programmée pour le samedi 20 avril 2019. 

Les horaires d’ouverture des Journées Culturelles & Économiques seront les suivants : 

Vendredi 19 avril : 10h00 – 20h00 

Samedi 20 avril : 10h00 – 20h00 

Dimanche 21 avril : 10h00 – 20h00 

Lundi 22 avril : 10h00 – 20h00 

Mardi 23 avril : 10h00 – 20h00 

Mercredi 24 avril : 10h00 – 16h00 

Infos & Contacts : 

Office National du Tourisme Tunisien 

32, Avenue de l’Opéra 75002 PARIS 

Tél : +33.1.44.51.51.74 -Fax : +33.1.47.42.52.68 

E-mail :ontt.france@discovertunisia.com 

www.discovertunisia.com 

Algérie: des magistrats refusent de superviser la présidentielle

À peine les manifestations du vendredi dispersées, des magistrats algériens ont pris la relève ce 13 avril. Plus d’une centaine de robes noires ont manifesté devant le ministère de la Justice à Alger. Au nom de l’indépendance de la Justice, ils refusent de superviser la présidentielle du 4 juillet.

Avocats et magistrats n’en sont pas à leur coup d’essai. Depuis le début de la mobilisation populaire contre le pouvoir, ils ont manifesté à plusieurs reprises. Mais cette fois-ci, ils semblent en mesure d’exercer une pression sur le « système ». Sans eux, difficile d’organiser un scrutin. En principe, leur mission est de veiller au bon déroulement du vote.

Leurs revendications ? Une justice libre et indépendante. Ces juges contestataires sont en rupture avec le syndicat des magistrats algériens proche du pouvoir. Mais ils affirment être majoritaires au sein de leur mouvement.

De leur côté, les avocats haussent également le ton. « La répression des manifestants pacifiques par les forces de sécurité doit cesser immédiatement. » Une injonction qui fait suite aux troubles qui ont émaillé le grand rassemblement du vendredi à Alger.

Les avocats exigent aussi le retrait immédiat du « canon à son », utilisé par la police pour disperser les foules. Cet outil de répression cause des dégâts sur la santé et c’est inacceptable, expliquent les robes noires.