L’armée algérienne parmi les plus puissantes du monde (Global Firepower)

Selon la dernière édition annuelle du Global Firepower Index**, indice relatif à la puissance militaire de 138 pays, l’Algérie est classée 28e mondial et deuxième en Afrique.

Ce classement établi sur 55 critères ne dépend pas uniquement de la quantité d’armes disponibles dans le pays concerné, mais aussi sur leur diversité. La flexibilité logistique, les ressources naturelles et l’industrie locale, la force militaire, les techniques de fabrication des avions de combat, les chars, les pièces navales et autres équipements, ainsi que les ressources financières et humaines sont autant de sous-indices permettant de classer 138 pays.

L’Algérie devance le Maroc et la Tunisie

Dans sa dernière édition de 2020, le site américain spécialisé dans les questions de défense a classé l’armée algérienne à la 28e place mondiale et en deuxième position en Afrique derrière l’Egypte qui occupe, quant à elle, le 10e rang mondial. Au niveau maghrébin, l’Algérie, avec un score de 0.4659, celui le plus proche de 0 étant le meilleur, a préservé sa première place. Elle est suivie par le Maroc (56e), la Libye (80e), la Tunisie (81e) et enfin la Mauritanie (124e). Selon la même source, le budget de la défense algérienne est estimé à 17 milliards de dollars américains. En outre, l’Algérie compte une armée de 280 000 éléments, dont 130 000 réservistes.

Top 10 des armées les plus puissantes au Monde

Le classement des 10 premières armées du monde ne présente pas de surprises. Le haut du podium est occupé par la plus grande puissance mondiale, à savoir les Etats-Unis avec un score de 0,0606, la Russie notée à 0,0681 arrive en deuxième position. Les deux pays sont suivis par la Chine avec une moyenne de 0,0691, l’Inde avec 0,1015 point et le Japon avec une note de 0,1471. Dans la seconde partie du top 10, la Corée du Sud obtient une moyenne de 0,1488, la France est évaluée à 0,1702, devant le Royaume-Uni (0,1768), le Brésil (0,1988).

Source : ObservAlgérie

Algérie: Militzer & Münch lance une nouvelle ligne de groupage sur Bejaïa

Militzer & Münch France lance une nouvelle ligne de transport en groupage vers Bejaïa, porte d’entrée vers les grandes industries de l’Est. Après Alger en 2009 puis Oran en 2018, cela porte à trois le nombre de lignes de groupage maritime directes vers l’Algérie, au départ de Marseille. Un service vers Annaba devrait également être lancé prochainement. Ces services répondent à la demande grandissante des exportateurs vers l’est du pays et s’inscrivent dans la stratégie du leader des flux Europe- Maghreb, dont l‘objectif est de devenir l’acteur n°1 du transport international Europe-Algérie.

Bejaïa, le 2ème port d’Algérie, porte d’entrée vers l’Est

Située en Kabylie à 181 km à l’est d’Alger, la collectivité publique territoriale de Bejaïa compte plus de 900 000 habitants. Elle doit sa prospérité à sa situation portuaire remarquable et est reliée à Alger et aux localités kabyles par un important réseau routier. Le secteur agroalimentaire y est représenté par de grandes sociétés algériennes et internationales parmi lesquelles le groupe Cevital, la laiterie Soummam, Danone et Ifri.

Un service bimensuel Marseille – Bejaïa

A partir du 29 février, Militzer & Münch assurera deux départs en groupage par mois, avec un service direct à partir de Marseille, et un transit time de 5 jours. Le dégroupage sera réalisé au sein de la zone extra portuaire de Bejaïa, dans le port sec de Tixter, situé à 6 kilomètres du principal axe autoroutier du pays, l’autoroute Est-Ouest.

Une antenne sera ouverte à Bejaïa pour assurer le suivi des arrivages et des dépotages. La qualité de service sera donc garantie par des livraisons maîtrisées de bout en bout, à l’image de ce que le commissionnaire en transport propose sur le Maghreb.

Algérie: Saïd Bouteflika condamné à 15 ans de prison en appel

En Algérie, Saïd Bouteflika, frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, et deux anciens chefs du renseignement algérien ont été condamnés le 10 février à 15 ans de prison par un tribunal militaire pour complot contre l’armée et l’État.

Le tribunal militaire de Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, confirme ainsi la peine qui leur avait été infligée, en première instance. Ils sont accusés de complot, accusés d’avoir tenu une réunion pour déstabiliser le haut commandement militaire, fin mars, alors que l’armée appelait au départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier a démissionné, quelques jours plus tard, au mois d’avril.

En revanche, leur co-accusée, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, n’a pas été reconnue coupable de complot. Selon l’un de ses avocats, maître Boudjemaâ Guechir, le tribunal a toutefois considéré qu’elle était au courant d’un complot qu’elle n’a pas dénoncé. Elle est donc condamnée, cette fois, pour non dénonciation de complot.

Louisa Hanoune voit sa peine réduite à 3 ans de prison dont 9 mois de prison ferme, le reste avec sursis. Elle est donc libérable immédiatement. Une délégation de son parti l’attendait pour l’accueillir à sa sortie de prison.

Algérie : La fin du FOB obligatoire

Comme c’était prévisible l’Algérie est revenue sur sa décision d’imposer le FOB pour l’ensemble des importations.

Les importateurs algériens devront cependant privilégier le recours à la compagnie maritime nationale, CNAN, chaque fois que cela est possible.

Pour l’utilisation d’un autre incoterm, la facture devra détailler le coût des marchandises, du fret et de l’assurance (l’assurance sera souscrite auprès d’une compagnie algérienne).

Sont consultables les notes de l’ABEF n°643 et 645 datées respectivement du 25 et 26 décembre 2019 précisant les conditions d’utilisation du FOB et de l’armement national algérien dans le cadre des importations en Algérie à compter du 01.01.2020.

Source : Globtans

Algérie : la présidence annonce la composition du nouveau gouvernement

La composition du nouveau gouvernement algérien a été dévoilée, deux semaines après l’entrée en fonction du président Abdelmadjid Tebboune, et ce alors que les manifestations se poursuivent dans le pays. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé ce 2 janvier, deux semaines exactement après son entrée en fonction, son premier gouvernement, composé de 39 membres, selon le porte-parole de la présidence, qui en a donné la composition à la télévision nationale. 

Quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement, dirigé par Noureddine Bedoui, nommé le 31 mars par le président Abdelaziz Bouteflika, deux jours avant sa démission sous la pression d’un mouvement de contestation inédit, le Hirak. Sabri Boukadoum conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Kamel Beldjoud, ministre de l’Habitat dans le gouvernement Bedoui, devient ministre de l’Intérieur, poste dont il assurait l’intérim depuis le limogeage de son titulaire Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre. Belkacem Zeghmati, déjà ministre de la Justice du gouvernement Bedoui conserve lui aussi son portefeuille, de même que Mohamed Arkab à l’Energie. Quant au cinquième, Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, il avait déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 sous la présidence Bouteflika, dans le gouvernement du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Tayeb Zitouni conserve lui son portefeuille de ministre des Moudjahidine (anciens combattants) qu’il occupe sans interruption depuis 2017. Au moins trois autres ministres, Farouk Chiali (Travaux publics), Sid Ahmed Ferroukhi (Pêche), Hassane Mermouri (Tourisme), ont déjà occupé ces portefeuilles sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, qui fut président durant 20 ans. Parmi ses 39 membres, le gouvernement compte sept ministres délégués et quatre secrétaires d’Etats. Il compte également cinq femmes, selon l’agence de presse algérienne APS. Principale originalité, il ne compte pas de vice-ministre de la Défense, poste qu’occupait depuis 2013, et jusqu’à son décès le 23 décembre, le puissant chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Le président de la République est traditionnellement ministre de la Défense en titre en Algérie. Le 28 décembre, Abdelmadjid Tebboune avait nommé Premier ministre Abdelaziz Djerad, un universitaire de 65 ans, ancien secrétaire général de la présidence (1993-1995) puis du ministère des Affaires étrangères (2001-2003), et l’avait chargé de constituer un gouvernement.

Algérie: Abdelaziz Djerad nommé au poste de Premier ministre

Abdelaziz Djerad, a pris ses fonctions samedi après-midi, dans la foulée de l’annonce de sa nomination en tant que Premier ministre. Il succède à Sabri Boukadoum, ancien ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim, le 19 décembre.

Abdelaziz Djerad est un technocrate, fin connaisseur des rouages du pouvoir algérien. Universitaire, titulaire d’un doctorat en sciences politiques, ancien directeur de l’ENA, l’École nationale de l’administration algérienne, le nouveau Premier ministre est un pur produit de la fonction publique. 

Un CV impressionnant

À 65 ans, Abdelaziz Djerad dispose d’un CV imposant. Il a notamment été secrétaire général de la présidence de 1993 à 1995, puis du ministère des Affaires étrangères de 2001 à 2003. Proche d’Ali Benflis, ancien Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika contre qui il se présente à l’élection présidentielle de 2003, Abdelaziz Djerad se retrouve écarté par le Président la même année.

D’autre part, Abdelaziz Djerad, a procédé ce dimanche 29 décembre, à la nomination de Brahim Bouzeboudjen en qualité de directeur de Cabinet et Mohamed Lamine Saoudi Mabrouk en qualité de chef de Cabinet, selon l’agence de presse officielle (APS).

Lors de sa première allocution, le Premier ministre avait abordé la question de la confiance entre le peuple et ses institutions. Il avait également évoqué les défis qui attendent l’Algérie.

« Nous sommes face à de grands défis socio-économiques en vue de rétablir la confiance dans notre pays. », a-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous devons travailler tous, main dans la main, et faire appel aux compétences du pays pour sortir de cette dure épreuve. »

Algérie: Obsèques populaires de Gaid Salah

Le défunt chef d’Etat major et vice ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaid Salah, a été rejoint sa dernière demeure; ce mercredi 25 décembre au carré des martyrs du cimetière d’El Alia à Alger.

Le cercueil du défunt contenant sa dépouille enveloppé du drapeau national a été transporté par des éléments de la Garde républicaine. Une foule impressionnante a accompagné par ailleurs le cortège funéraire depuis le Palais du Peuple jusqu’au cimetière d’El Alia.

La prière funéraire du défunt a été entamée par un imam et suivie par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune ainsi que de ministres et hauts cadres du gouvernement. Des hauts gradés militaires et des hauts responsables du ministère de la Défense nationale ont été également présents sur les lieux pour rendre un dernier hommage à Ahmed Gaid Salah.

Ce dernier, on le sait, avait déjà prévu de passer la main à Said Changriha, nommé ce lundi 23 décembre chef d’état-major de l’armée par intérim.

Algérie: Macron adresse ses «chaleureuses félicitations» au nouveau président

Emmanuel Macron a appelé le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Après avoir «pris note» de la victoire d’Abdelmadjid Tebboune lors de l’élection présidentielle algérienne du 12 décembre, le président français a présenté «ses vœux sincères de succès» à son homologue, sur fond de tensions diplomatiques. Dans un communiqué cité par l’AFP, l’Elysée rapporte ce 17 décembre qu’Emmanuel Macron a présenté ses «vœux sincères de succès» à Abdelmadjid Tebboune, élu le 12 décembre à la tête de l’Algérie après une élection contestée par de nombreux manifestants qui continuent de protester chaque semaine. 

«La France se tient aux côtés de l’Algérie dans ce moment important de son histoire», ajoute le communiqué français, qui précise encore : «Les deux chefs d’Etat sont convenus de travailler ensemble au développement des relations d’amitié, de respect et de confiance entre la France et l’Algérie et à la coopération sur les crises régionales.» De son côté, la présidence algérienne, dans un autre communiqué cité par l’agence de presse APS ce 17 décembre, a annoncé que le dirigeant français avait adressé, par téléphone, «ses chaleureuses félicitations» à Abdelmadjid Tebboune pour «la confiance que lui a accordée le peuple algérien lors de l’échéance électorale du 12 décembre». Le 13 décembre, Emmanuel Macron avait simplement affirmé avoir «pris note» de l’élection de son homologue algérien. Interrogé par un journaliste le même jour sur la réaction du président français, cet ancien ministre d’Abdelaziz Bouteflika avait lancé : «Je ne lui répondrai pas. Il est libre de vendre sa marchandise dans son pays, moi je suis élu par le peuple algérien et je ne reconnaîtrai que le peuple algérien.» Plusieurs mois après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, poussé vers la sortie par la rue, l’élection Abdelmadjid Tebboune au premier tour du scrutin, avec 58,13% des voix au premier tour du scrutin, n’a pas fait retomber le mouvement de protestation, le Hirak, qui réclame une rupture avec le système.

Avec RT

Algérie: la victoire d’Abdelmadjid Tebboune ne calme pas la contestation

Selon l’autorité de régulation des élections, Abdelmadjid Tebboune a été élu Président dès le premier tour avec 58,15% des voix. Le scrutin de ce jeudi 12 décembre a été marqué par une abstention record.

Abdelmadjid Tebboune succédera donc au président Abdelaziz Bouteflika. Son équipe de campagne revendiquait la victoire, dès jeudi soir, mais plusieurs candidats faisaient des déclarations contradictoires, affirmant être au second tour. Finalement, c’est donc lui qui l’emporte, dès le premier tour.

Âgé de 74 ans, c’est est un haut fonctionnaire de carrière. Plusieurs fois wali (préfet) et ministre, il a été nommé Premier ministre de l’ex-président en 2017. Un poste qu’il a occupé tout juste trois mois avant d’être remercié après avoir tenu des propos sur la corruption, et s’être attaqué aux oligarques proches du chef de l’État. Il avait annoncé vouloir s’attaquer aux malversations liées à la grande proximité entre certains chefs d’entreprises, dont Ali Haddad, et le gouvernement.

Proche du système

Sa victoire n’est pas une surprise même si la campagne électorale n’avait pas fait ressortir de favori. Aujourd’hui, Abdelmadjid Tebboune est l’homme qui semble être à la fois le plus proche du pouvoir et à la fois assez sensible au point de vue de l’armée. Il est quelqu’un qui est dans la dynamique du chef d’état-major : s’attaquer à la corruption dans les cercles proches de la famille Bouteflika. Et c’est cela qu’une partie de l’électorat semble avoir retenu.

Abdelmadjid Tebboune est toujours membre du Comité central du FLN, mais il s’est présenté comme candidat indépendant. Néanmoins, pour les contestataires, pour le Hirak, qui rejettent cette élection, il est, comme les quatre autres candidats qui briguaient le fauteuil présidentiel, un enfant du système.

Il a recueilli 4 945 116 voix sur 24 millions d’électeurs et 58,15% des suffrages. Il devance Abdelkader Bengrina qui totalise 17% des votes, Ali Benflis 10,55%, Azzedine Mihoubi 7,26% et Abdelaziz Belaïd 6,66%. On notera également le nombre de bulletins nuls (l’Algérie ne comptabilise pas les bulletins blancs) : environ 1,2 million. Plus qu’en 2014.

Algérie: les ex-Premiers ministres Ouyahia et Sellal condamnés pour corruption

Le tribunal d’Alger a prononcé ce mardi matin 10 décembre des peines lourdes dans le procès pour corruption et abus de pouvoir ouvert la semaine dernière. Deux anciens Premiers ministres sont condamnés à de la prison ferme.

Quinze ans de prison ferme pour Ahmed Ouyahia, l’ancien Premier ministre, et douze ans pour Abdelmalek Sellal son prédécesseur. La peine la plus lourde est pour Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre, qui lui, est en fuite à l’étranger et qui n’était pas présent au procès. Deux anciens ministres de l’Industrie sont condamnés à dix ans de prison, et trois hommes d’affaires, dont Ali Haddad, l’ancien patron des patrons, sont eux condamnés à sept ans de prison ferme.

C’est la première fois en Algérie que d’anciens chefs du gouvernement sont condamnés à une peine d’emprisonnement ferme. Et c’est le deuxième procès important depuis le départ d’Abdelaziz Bouteflika. Au mois de septembre, c’est Saïd, le frère de l’ancien président, et les deux anciens tout puissants chefs des services de renseignements qui avaient été condamnés à 15 de prison ferme pour « atteinte à l’autorité de l’État ».

Perte d’un milliard d’euros pour le Trésor public

Pendant trois jours, le tribunal d’Alger avait interrogé les prévenus sur les avantages qu’ils avaient accordés ou dont ils avaient bénéficié dans l’industrie automobile. Selon le procureur, ces malversations ont coûté l’équivalent d’un milliard d’euros au Trésor public. Mais il était aussi question de financement occulte de la campagne du cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

Ces jugements interviennent à deux jours de la présidentielle prévue ce jeudi. D’ailleurs, ce procès est perçu par les manifestants comme de la communication politique. Dans la presse on souligne que ce sont effectivement les proches d’Abdelaziz Bouteflika qui sont jugés. Des figures rejetées par la population.

Pourtant ce procès ne semble pas pour l’instant avoir d’impact, dans le sens où les Algériens ne se disent pas satisfaits et que ceux qui s’opposent au scrutin continuent, eux, de manifester.