Vietnam : une nouvelle école française avec vue sur… un terrain d’exécution !

Au Vietnam, rapporte rtl.fr, la journée portes ouvertes d’une future école française d’Hô-Chi-Minh-Ville a tourné au cauchemar. En effet : les parents d’élèves ont appris que sous les fenêtres de l’école se trouve un terrain d’exécution de condamnés à mort. L’établissement se situe également près d’une décharge. Non stipulée dans la conclusion du bail, elle est apparue en janvier 2008, et pourrait causer des problèmes pour la santé des enfants. L’école “Colette” doit ouvrir en septembre prochain.

“Les exécutions capitales se déroulent tôt le matin mais les préparatifs sont faits la veille. La dépouille du fusillé est enlevée le jour même et les familles restent sur le site pour se recueillir quasiment toute la journée”, rapporte un parent d’élève. Mais il resterait sur le sol des traces de sang, des douilles de fusils ainsi que la paire de gants en caoutchouc servant à manipuler le cadavre. Aucune clôture n’empêcherait les enfants d’accéder au périmètre des suppliciés.

En novembre dernier, les autorités vietnamiennes avaient assuré au Premier ministre français François Fillon qu’elles allaient mettre un terme aux exécutions, révèle encore rtl.fr. Une promesse qui n’a apparemment pas été tenue.L’Association des parents d’élèves, qui finance deux tiers de la construction de l’école, s’attaque aujourd’hui à l’Association de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en charge de la gestion des établissements.

Livre : Tunis, l’orient de la modernité, de Charles Bilas

Projetée hors de la médina à partir des années 1880, la ville européenne de Tunis se lance à l’assaut de terres vierges et limoneuses, depuis la Porte de France jusqu’aux rives du lac.

Plus d’un siècle après ses premières constructions, elle donne à contempler l’un des plus beaux exemples de la fusion des styles, caractéristique de cette ” harmonie des contraires” méditerranéenne ; une Méditerranée, justement, où orient et occident se mêlent inextricablement pour dessiner les contours d’une civilisation cosmopolite, telle qu’elle a pu fleurir entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle.

Richement illustré, Tunis, l’orient de la modernité retrace l’histoire de cette passionnante aventure architecturale, qui nous mène de l’éclectisme au style international, en passant par l’Art nouveau, l’Art déco et l’orientalisme, et nous incite à redécouvrir une capitale méditerranéenne au cœur d’un orient moderne.

Paris, L’Éclat, 2010. 302 pages, 17 x 24 cm, broché, 57 €

Livre : Comprendre le Monde, de Pascal Boniface

Comprendre le Monde, de Pascal Boniface (Armand Colin - 290 pages - 19 €)

Le monde a changé, les clés de sa compréhension également: nouvelles références, nouveaux défis, nouveaux acteurs. Il n’oppose plus deux blocs rivaux et ne correspond pas non plus à l’image trop simpliste d’un monde dominé par la seule puissance américaine.

Ce monde est aussi le nôtre – notre horizon de vie- un peu comme l’était le village pour nos grands-parents. Désormais, les questions internationales ne peuvent plus être uniquement l’affaire des diplomates ni de quelques experts éclairés. À l’heure où la frontière entre le national et l’international est brouillée, pour ne pas dire largement effacée, il est un impératif citoyen d’aider à mieux comprendre les affaires mondiales. Dans quel monde vivons-nous? Quelles sont les conséquences du monde extérieur sur notre vie quotidienne? Quels sont les rapports de force internationaux qui se modèlent sous nos yeux? Quels sont les grands défis globaux à relever et les menaces auxquelles faire face? Et quels sont les débats d’idée à l’échelle internationale ?

Pascal Boniface donne dans cet ouvrage toute la mesure de son talent et montre qu’il est possible de parler de relations internationales, sans jargon ni raccourcis simplistes. Pascal Boniface est directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université paris 8.

Comprendre le Monde, de Pascal Boniface (Armand Colin – 290 pages – 19 €)

Burqa : l’Allemagne reste “korrekte”

L’Allemagne reste prudente quant aux déclarations concrètes sur l’interdiction de la burqa.

Le port du voile intégral ne serait « pas un phénomène de masse » Outre-Rhin, a déclaré le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière (CDU) dans un entretien avec le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.

En outre, certains chrétiens-démocrates avancent que l’interdiction du voile intégral (niqab plutôt que burqa) pourrait entraîner une dévalorisation des symboles chrétiens dans les espaces publics.

En Allemagne, l’impôt destiné aux églises ainsi que des cours de religion à l’école continuent à exister bien que les lois concernant « la croix en classe » ont été assouplies dans le cadre de la « décision crucifix » (1995) en Bavière.

Pas étonnant donc que dans ce Land, les politiciens locaux (CSU) plaideraient volontiers contre la burqa. Même la social-démocrate Lale Akgün (SPD) s’est exprimée contre cette « prison corporelle intégrale ». Elle a subit un déluge de critiques au sein de son parti.

Photo : Campagne de Internationale Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM) – Société internationale pour les droits de l’homme en Allemagne – le slogan dit « Des femmes opprimées passent souvent inaperçues » ©IGFM

Avec dix pays, la Commission européenne se décide à renforcer la sécurité juridique des enfants et des parents dans les mariages transnationaux

Communiqué de la Commission Européenne

Une Autrichienne épouse un Britannique au Royaume-Uni. Le couple vit deux ans en Autriche avec son fils. Ensuite, le mari part et la femme veut divorcer. Cependant, elle ignore quelle loi s’appliquera à son divorce. Peut-elle obtenir le prononcé du divorce en application du droit autrichien ou le droit britannique s’applique-t-il? Chaque année, des milliers d’Européens se trouvent dans ce type de situation difficile parce que chaque pays de l’UE possède son propre système pour déterminer la législation nationale qui s’applique aux divorces. Aujourd’hui, la Commission européenne a proposé une solution concrète: une réglementation qui permettra aux couples de choisir le pays dont les lois s’appliqueront à leur divorce. Le règlement proposé de l’Union aidera les couples de nationalités différentes, ceux vivant séparément dans des pays différents ou vivant ensemble dans un pays autre que leur pays d’origine. L’objectif est d’alléger la charge pesant sur les enfants et de protéger les conjoints les plus vulnérables dans les procédures de divorce. On recense chaque année dans l’UE près de 300 000 mariages internationaux. La proposition d’aujourd’hui fait suite à une demande de dix États membres (l’Autriche, la Bulgarie, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovénie), et, si elle est adoptée, ce sera la première fois dans l’histoire de l’UE que l’on recourra au mécanisme de la «coopération renforcée».

«Les couples internationaux peuvent rencontrer des problèmes juridiques arbitraires qui transforment la tragédie du divorce en un désastre financier et émotionnel, rendant la vie des gens très pénible», a affirmé la vice-présidente Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté. «Des milliers de couples se trouvent dans des situations personnelles difficiles parce que, jusqu’à présent, les systèmes juridiques nationaux ne sont pas parvenus à fournir des réponses claires. Dans nombre de cas, les enfants et le conjoint le plus vulnérable en pâtissent. Je refuse que, dans l’UE, des citoyens soient abandonnés à leur sort pour gérer, seuls, des divorces internationaux complexes. Je veux qu’ils disposent de règles claires pour qu’ils sachent toujours à quoi s’en tenir. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé aujourd’hui d’aller de l’avant».

La situation actuelle des couples transnationaux est complexe :

– 20 pays de l’UE déterminent la loi nationale qui s’applique sur la base de critères de rattachement tels que la nationalité et la résidence de longue durée, de sorte que le divorce des conjoints est régi par une loi à laquelle ils sont liés.

– 7 États membres de l’UE (le Danemark, la Lettonie, l’Irlande, Chypre, la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni) appliquent leur droit interne.

Ces règles divergentes relatives au droit applicable entraînent des complications sur le plan juridique et des frais élevés, rendant plus difficiles le prononcé des divorces à l’amiable et projetés.

Aujourd’hui, la Commission a proposé une solution commune pour déterminer le pays dont les règles s’appliqueraient aux couples internationaux. En vertu du règlement proposé:

– les couples internationaux contrôleront davantage leur séparation. Ils pourraient décider de la législation nationale qui s’appliquerait au divorce, à condition qu’un conjoint ait des liens avec ce pays. Par exemple, un couple suédo-lituanien vivant en Italie pourrait demander à une juridiction italienne d’appliquer le droit suédois ou le droit lituanien;

– les juridictions disposeraient d’une méthode commune pour déterminer le pays dont la loi s’applique lorsque les couples ne peuvent pas s’accorder sur ce point.

Les couples seraient également en mesure de s’accorder sur la loi qui s’appliquerait à leur divorce même lorsqu’ils n’envisagent pas de se séparer. Ceci leur offrirait davantage de sécurité juridique, de prévisibilité et de souplesse, et contribuerait à protéger les conjoints et leurs enfantsde procédures complexes, longues et douloureuses.

La proposition vise également à protéger les époux les plus vulnérables en empêchant qu’ils ne soient injustement désavantagés dans les procédures de divorce. Actuellement, le conjoint qui peut se permettre de payer des frais de déplacement et les frais de justice peut «se ruer vers un tribunal» dans un autre pays de sorte que l’affaire soit soumise à une loi qui protège ses intérêts. Par exemple, si l’un des membres d’un couple polonais déménage en Finlande, il pourrait, sans le consentement de son conjoint, y demander le divorce un an plus tard.

Les nouvelles règles s’attaqueraient à ce type de «forum shopping» dans les États membres participants, en garantissant l’application de la loi du pays dans lequel le conjoint le plus vulnérable vit avec son conjoint ou dans lequel les conjoints ont eu leur dernière résidence commune.

Les États membres de l’UE doivent maintenant se prononcer sur le point de savoir si les dix pays susmentionnés sont autorisés à procéder à une coopération renforcée. Le Parlement européen doit également donner son approbation. «Dix gouvernements ont demandé à la Commission de proposer une solution. Le recours à la procédure de coopération renforcée montre bien que l’UE possède la souplesse nécessaire pour aider ses citoyens, même lorsqu’il s’agit de questions juridiques difficiles. Mon objectif est de faire en sorte que les citoyens puissent jouir pleinement de leur droit de vivre et de travailler par-delà les frontières en Europe», a affirmé la commissaire européenne chargée de la justice, Viviane Reding.

Contexte général

C’est en 2006 que la Commission a proposé en premier lieu d’aider les couples internationaux, mais le projet (règlement dit «Rome III») n’a pas recueilli le soutien unanime requis des gouvernements de l’UE. Depuis, dix pays de l’UE (l’Autriche, la Bulgarie, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovénie) ont déclaré vouloir recourir à ce que l’on appelle la coopération renforcée afin de promouvoir cette mesure. En vertu des traités européens, la coopération renforcée permet à neuf pays, ou plus, de faire progresser une mesure qui est importante, mais que bloque une petite minorité d’États membres. Les autres pays de l’UE conservent le droit de s’y associer lorsqu’ils le souhaitent.

Le règlement proposé aujourd’hui n’a aucune incidence sur la capacité des États membres de définir le mariage.

Relations extérieures : une nouvelle publication de qualité

Nous avons le plaisir de vous informer que Connecting no. 4, la newsletter du programme Euromed Héritage 4, est désormais disponible.

Cette issue porte sur l’articulation d’activités intégrant le patrimoine et le tourisme : comment transformer le tourisme en un instrument de rencontre et de respect et de connaissance de l’autre et de son devenir ?

Comment trouver des solutions communes à l’usage de quartiers historiques ou de grands monuments archéologiques, favorisant en cela le dialogue et l’échange, constituant des réseaux de lieux, rendant plus visibles les similitudes et stimulant la floraison d‘un tourisme intelligent ?

Dans ce numéro, vous y trouverez :

  • Patrimoine partagé et tourisme en Méditerranée
  • Initiatives touristiques et rôle du secteur privé
  • À la découverte des anciennes cités portuaires par les routes maritimes phéniciennes
  • PM4ESD (Gestion de projet pour le développement durable européen), une méthodologie innovatrice de gestion de projets spécialement conçu pour le secteur touristique et culturel
  • Maîtriser la fréquentation touristique des sites patrimoniaux

Accès au document : cliquez ici (pdf)

Les instruments de coopération internationale et les outils thématiques au service du changement dans les pays du voisinage de l’UE

Une nouvelle publication expliquant les instruments de coopération internationale et les outils thématiques a été conçue dans le cadre des efforts de l’Union européenne visant à soutenir le changement dans les pays de la Politique Européenne de Voisinage. Elle a été préparée par l’ ENPI Info Centre, financé par l’UE. Cette publication électronique de neuf pages, disponible en anglais, français, arabe et russe, décrit dans un langage simple les différentes possibilités de financement accessibles aux acteurs des pays partenaires du Sud et de l’Est. Pour chaque instrument ou outil, la publication donne une brève description de l’objectif poursuivi, explique les conditions d’éligibilité et la mise en œuvre et le montant du financement et propose un lien vers un site Internet offrant des informations plus détaillées.

Les instruments de coopération internationale et les outils thématiques complètent idéalement l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) qui finance les programmes de coopération bilatérale et régionale, dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage (PEV). En plus des possibilités décrites dans la publication, d’autres possibilités de financement sont accessibles aux pays, à titre individuel – les sites Internet des Délégations respectives fournissent tous les renseignements à ce sujet – ainsi que via les différentes directions générales de la Commission.

Les pays du voisinage bénéficiaires sont : IEVP Sud – Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoire palestinien occupé, Syrie, Tunisie. IEVP Est – Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie, Ukraine, Russie.

Accès au document : www.enpi-info.eu (pdf)

Santé : Les 140 médecins étrangers seront bientôt remplacés par des Tunisiens

Les 140 médecins spécialistes étrangers opérant actuellement en Tunisie seront probablement les derniers auxquels la Tunisie aura fait appel. En effet, les pouvoirs publics, comme l’a indiqué Mondher Zenaidi, ministre de la Santé publique, le 29 avril 2010, à la Chambre des députés, veulent remplacer à termes ces praticiens – qui ont rendu de grands services, lorsque leurs collègues tunisiens disposés à exercer en dehors des villes étaient trop peu nombreux- par des spécialistes tunisiens.

Ceci se ferait grâce aux facilités accordées au cours des deux dernières années (augmentation du montant des primes servies aux spécialistes opérant dans les régions – allant de 700 à 1 000 dinars) et qui ont permis de faire passer le nombre de ces médecins opérant à l’intérieur du pays de 280 en 2008 à 360 aujourd’hui.

En plus, le dispositif du service national devrait permettre d’envoyer tous les ans 450 médecins spécialistes dans les régions.

Enfin, le chiffre des recrutements va passer de 100 par an actuellement à 150 à partir de 2011.

Rendez-vous : 3ème salon de l’immobilier tunisien à Paris du 4 au 6 juin 2010

SITAP 2010 : rendez-vous pour la troisième édition du salon de l’immobilier tunisien du 4 au 6 juin 2010, à l’Espace Champerret 75017 Paris (Métro Porte de Champerret, ligne 3).

Bientôt un “Statut Avancé” pour la Tunisie dans l’Union européenne !

Stefan Füle (ci-contre), Commissaire européen à élargissement et à la Politique européenne de Voisinage a déclaré, le 30 mars 2010 à Tunis, que Tunisiens et Européens vont se rencontrer, plus longuement en 2010, afin d’identifier les préalables que la Tunisie doit réunir pour accéder à un « Statut Avancé » dans ses relations avec Bruxelles.

L’objectif est d’établir une relation structurelle profonde et durable qui aille bien au-delà des sujets économiques et commerciaux.

M. Füle, qui tenait une conférence de presse au terme d’une visite de travail en Tunisie (29-30 mars 2010), a annoncé que la Tunisie dont on attendait, depuis deux ans, l’engagement dans ce processus, a présenté, ses propositions concernant ce statut.

En sa qualité de Commissaire européen en charge du tout récent portefeuille dédié spécifiquement à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, M. Füle s’est dit « déterminé à travailler sans relâche à la concrétisation de ce statut et son corollaire l’approfondissement des relations par ailleurs déjà solides entre la Tunisie et l’Union Européenne ». Indiquons au passage qu’à l’occasion de cette visite, l’Union européenne a accordé un budget de 240 millions d’euros pour la coopération technique et financière avec la Tunisie pour la période 2011-2013.

Historique d’un processus

Rappelons que, lors de la 7ème session du Conseil d’association (11 novembre 2008), la Tunisie avait plaidé pour un partenariat renforcé dans le même esprit que le « Statut Avancé » auquel ont accédé des pays comparables comme le Maroc, l’Ukraine et Israël. L’UE avait répondu positivement au souhait de la Tunisie et fait part de sa disposition à étudier avec bienveillance cette question.

Les discussions ont été entamées, en juin 2009, à Tunis, par le Comité d’Association Tunisie-Union européenne (UE), instance d’experts chargée de gérer l’accord de partenariat entre les deux parties. Sans engagement de pris.

Depuis tous les dossiers délicats ont été examinés : le politique (droits de l’homme, libertés publiques et démocratie) ; l’économique (libéralisation des échanges des services et produits agricoles) ; le social (émigration et libre circulation des personnes), et le sécuritaire (lutte contre le terrorisme, sécurité aéronautique et maritime).

Tunis et Bruxelles vont poursuivre les négociations, en 2010, et engager un débat sur une plus grande harmonisation des législations. Le but est de faciliter les échanges économiques et humains dans une perspective d’intégration économique et sociale accrue.

Dans le domaine de la gouvernance, les discussions porteront sur les moyens d’institutionnaliser le partenariat politique, de consolider l’Etat de droit et de moderniser les rouages de la justice.

Bénéfices du Statut Avancé

Le Statut Avancé, statut se situant entre celui d’Associé et de Membre de l’UE, va se traduire par une accentuation de la coopération, et ceci à tous les niveaux, notamment en matière de politique étrangère.

Quant aux avantages que les deux parties pourraient en tirer, ils sont multiples.

Sur le plan politique, ce Statut Avancé prévoit l’organisation de sommets réguliers UE-pays associés et la participation des pays associés aux opérations européennes de gestion de crise.

Sur le plan diplomatique, il s’agit pour les deux parties de coordonner leurs positions dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de nombre d’institutions multilatérales.

Sur le plan économique, ce statut inclurait la «mise en place d’un espace économique commun calqué sur le modèle des règles régissant l’Espace économique européen (l’UE plus la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein).

De plus, la Tunisie, forte d’un Statut Avancé, pourrait participer à quelques agences européennes : Eurojust, Europol, l’Agence européenne de la sécurité aérienne ou l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanes.

S’agissant de la dimension humaine, le Statut Avancé vise à promouvoir la coopération en matière de formation et de recherche, l’encouragement de partenariats entre les institutions de recherche et la mise en place de plates-formes technologiques impliquant les entreprises.

Le Statut Avancé a, également, pour but une grande implication des entités territoriales, des acteurs économiques et des partenaires sociaux des deux parties, en créant des commissions mixtes de parlementaires, en intensifiant les échanges de visites entre partis politiques et en œuvrant à donner à la Tunisie un statut d’observateur au sein du Conseil de l’Europe.

Les Européens montrent ainsi leur confiance quant aux chances réelles de la Tunisie d’accéder, dans les meilleurs délais, à « un Statut Avancé » dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Pour, Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur, Chef de la délégation de la Commission européenne, « la Tunisie est suffisamment avancée dans son rapprochement avec l’Union européenne pour accéder à ce statut ».