Santé : Les 140 médecins étrangers seront bientôt remplacés par des Tunisiens

Les 140 médecins spécialistes étrangers opérant actuellement en Tunisie seront probablement les derniers auxquels la Tunisie aura fait appel. En effet, les pouvoirs publics, comme l’a indiqué Mondher Zenaidi, ministre de la Santé publique, le 29 avril 2010, à la Chambre des députés, veulent remplacer à termes ces praticiens – qui ont rendu de grands services, lorsque leurs collègues tunisiens disposés à exercer en dehors des villes étaient trop peu nombreux- par des spécialistes tunisiens.

Ceci se ferait grâce aux facilités accordées au cours des deux dernières années (augmentation du montant des primes servies aux spécialistes opérant dans les régions – allant de 700 à 1 000 dinars) et qui ont permis de faire passer le nombre de ces médecins opérant à l’intérieur du pays de 280 en 2008 à 360 aujourd’hui.

En plus, le dispositif du service national devrait permettre d’envoyer tous les ans 450 médecins spécialistes dans les régions.

Enfin, le chiffre des recrutements va passer de 100 par an actuellement à 150 à partir de 2011.

Rendez-vous : 3ème salon de l’immobilier tunisien à Paris du 4 au 6 juin 2010

SITAP 2010 : rendez-vous pour la troisième édition du salon de l’immobilier tunisien du 4 au 6 juin 2010, à l’Espace Champerret 75017 Paris (Métro Porte de Champerret, ligne 3).

Bientôt un “Statut Avancé” pour la Tunisie dans l’Union européenne !

Stefan Füle (ci-contre), Commissaire européen à élargissement et à la Politique européenne de Voisinage a déclaré, le 30 mars 2010 à Tunis, que Tunisiens et Européens vont se rencontrer, plus longuement en 2010, afin d’identifier les préalables que la Tunisie doit réunir pour accéder à un « Statut Avancé » dans ses relations avec Bruxelles.

L’objectif est d’établir une relation structurelle profonde et durable qui aille bien au-delà des sujets économiques et commerciaux.

M. Füle, qui tenait une conférence de presse au terme d’une visite de travail en Tunisie (29-30 mars 2010), a annoncé que la Tunisie dont on attendait, depuis deux ans, l’engagement dans ce processus, a présenté, ses propositions concernant ce statut.

En sa qualité de Commissaire européen en charge du tout récent portefeuille dédié spécifiquement à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, M. Füle s’est dit « déterminé à travailler sans relâche à la concrétisation de ce statut et son corollaire l’approfondissement des relations par ailleurs déjà solides entre la Tunisie et l’Union Européenne ». Indiquons au passage qu’à l’occasion de cette visite, l’Union européenne a accordé un budget de 240 millions d’euros pour la coopération technique et financière avec la Tunisie pour la période 2011-2013.

Historique d’un processus

Rappelons que, lors de la 7ème session du Conseil d’association (11 novembre 2008), la Tunisie avait plaidé pour un partenariat renforcé dans le même esprit que le « Statut Avancé » auquel ont accédé des pays comparables comme le Maroc, l’Ukraine et Israël. L’UE avait répondu positivement au souhait de la Tunisie et fait part de sa disposition à étudier avec bienveillance cette question.

Les discussions ont été entamées, en juin 2009, à Tunis, par le Comité d’Association Tunisie-Union européenne (UE), instance d’experts chargée de gérer l’accord de partenariat entre les deux parties. Sans engagement de pris.

Depuis tous les dossiers délicats ont été examinés : le politique (droits de l’homme, libertés publiques et démocratie) ; l’économique (libéralisation des échanges des services et produits agricoles) ; le social (émigration et libre circulation des personnes), et le sécuritaire (lutte contre le terrorisme, sécurité aéronautique et maritime).

Tunis et Bruxelles vont poursuivre les négociations, en 2010, et engager un débat sur une plus grande harmonisation des législations. Le but est de faciliter les échanges économiques et humains dans une perspective d’intégration économique et sociale accrue.

Dans le domaine de la gouvernance, les discussions porteront sur les moyens d’institutionnaliser le partenariat politique, de consolider l’Etat de droit et de moderniser les rouages de la justice.

Bénéfices du Statut Avancé

Le Statut Avancé, statut se situant entre celui d’Associé et de Membre de l’UE, va se traduire par une accentuation de la coopération, et ceci à tous les niveaux, notamment en matière de politique étrangère.

Quant aux avantages que les deux parties pourraient en tirer, ils sont multiples.

Sur le plan politique, ce Statut Avancé prévoit l’organisation de sommets réguliers UE-pays associés et la participation des pays associés aux opérations européennes de gestion de crise.

Sur le plan diplomatique, il s’agit pour les deux parties de coordonner leurs positions dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de nombre d’institutions multilatérales.

Sur le plan économique, ce statut inclurait la «mise en place d’un espace économique commun calqué sur le modèle des règles régissant l’Espace économique européen (l’UE plus la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein).

De plus, la Tunisie, forte d’un Statut Avancé, pourrait participer à quelques agences européennes : Eurojust, Europol, l’Agence européenne de la sécurité aérienne ou l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanes.

S’agissant de la dimension humaine, le Statut Avancé vise à promouvoir la coopération en matière de formation et de recherche, l’encouragement de partenariats entre les institutions de recherche et la mise en place de plates-formes technologiques impliquant les entreprises.

Le Statut Avancé a, également, pour but une grande implication des entités territoriales, des acteurs économiques et des partenaires sociaux des deux parties, en créant des commissions mixtes de parlementaires, en intensifiant les échanges de visites entre partis politiques et en œuvrant à donner à la Tunisie un statut d’observateur au sein du Conseil de l’Europe.

Les Européens montrent ainsi leur confiance quant aux chances réelles de la Tunisie d’accéder, dans les meilleurs délais, à « un Statut Avancé » dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Pour, Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur, Chef de la délégation de la Commission européenne, « la Tunisie est suffisamment avancée dans son rapprochement avec l’Union européenne pour accéder à ce statut ».

“Mama Africa”, la Tunisienne Saïda Agrebi, décorée à l’Unesco

Mme Anh Dao Traxel (à gauche), fille adoptive de l’ancien président Jacques Chirac, et présidente de l’association l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire (EEDCM), a décoré, le 25 mars 2010, Mme Saïda Agrebi (en clair), présidente de l’Association Tunisienne des Mères, de la Médaille de l’EEDCM. A l’occasion d’une sympathique cérémonie organisée, notamment par Mme Désirée Haddad Bellaiche (au centre), dans les salons de l’Unesco, à Paris, madame Traxel a tenu à récompenser celle que le monde entier surnomme aujourd’hui affectueusement “Mama Africa”, pour son action infatigable en faveur de la femme et de la famille.

Le dévouement de madame Saïda Agrebi est reconnu bien au delà des frontières où elle est active dans de nombreux organismes. Ainsi elle est Vice-présidente du African Women’s Development and Communication Network et de l’Organisation internationale de la famille, coordinatrice des ONG de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour l’Afrique et membre de Femmes Afrique Solidarité. Dernièrement, Mme Saida Agrebi, a été nommée à la tête du département Communication du Centre Mondial d’Excellence en OMD, dépendant de l’ONU.

A l’occasion de la réception de sa décoration (photo ci-dessus) de l’Etoile Européenne du Dévouement Civil et Militaire, la Présidente de l’OTM s’est déclarée fière de l’honneur qui lui a été fait de recevoir cette distinction qui, a-t-elle dit, constitue un témoignage de considération au président Zine El Abidine Ben Ali pour sa politique visant à promouvoir le statut de la femme aussi bien au sein de la famille que dans la société. Il s’agit, également, a-t-elle affirmé, d’un témoignage de reconnaissance à Mme Leila Ben Ali (ci-contre), Première dame de Tunisie et présidente en exercice de l’Organisation de la Femme Arabe (OFA) pour ses efforts en faveur du renforcement de la participation de la femme au processus de développement durable.

La Médaille de l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire de Mme Anh Dao Traxel a pour objectif “d’honorer les personnes physiques ou morales qui font preuve d’exemplarité dans leur vie quotidienne et professionnelle et qui viennent en aide à leurs semblables”.

Rappelons par la même occasion que le Prix de l’Alliance Internationale des femmes (TIAW) «World of Difference 100» pour l’année 2009 avait été attribué à la Tunisie en la personne de la présidente de l’OTM. Mme Saida Agrebi avait été choisie parmi 100 femmes dans le monde comme seule personnalité féminine en Afrique du Nord a s’être distinguée par son militantisme en matière des droits de la femme et de la famille, d’empowerment économique de la femme et de son intégration dans le processus de développement intégral.

Par Hugues Wagner

Une centaine d’entreprises belges se penchent sur l’investissement en Algérie

Un séminaire sur les programmes de grands projets d’infrastructures et de construction en Algérie, organisé fin avril à Bruxelles, a vu la participation d’au moins une centaine d’entreprises belges intéressées par l’investissement dans ce domaine en Algérie, rapporte l’APS.

“Je crois, encore une fois, que les entreprises belges ont montré beaucoup d’intérêt”, s’est félicitée Kathlijn Fruithof, attachée économique et commerciale à l’ambassade de Belgique à Alger, interrogée par l’agence de presse algérienne à l’issue de ce séminaire, intitulé “Algérie: grands projets d’infrastructures”.

Mme Fruithof, avait, à l’ouverture du séminaire, présenté un tableau exhaustif et positif sur l’environnement d’affaires en Algérie et a communiqué aux participants les principales données et tendances de l’économie algérienne. Elle a surtout insisté sur l’importance du nouveau plan quinquennal 2010-2014, d’un montant global de 150 milliards de dollars, et sur les opportunités qu’il offre aux entreprises notamment dans les domaines de l’ingénierie et du conseil, bureaux d’études et d’architecture, des équipements industriels, de l’exploitation d’infrastructures, et de la réalisation d’équipements.

Santé : Bientôt 5 nouveaux IRM en service dans les hôpitaux publics

Cinq nouveaux appareils d’Imagerie par résonance magnétique (IRM) devraient être bientôt installés dans les hôpitaux publics, a annoncé Mondher Zenaidi, ministre de la Santé, lors d’un débat sur son secteur organisé le 29 avril 2010 à la Chambre des députés. Actuellement, un seul IRM est en service dans le secteur public.

Les 3 Suisses s’installent en Tunisie

La plus célèbre des marques françaises de vêtement en vente par correspondance, s’installe au Pays du jasmin, à la grande joie des internautes tunisiens, qui pourront bientôt s’initier au shopping en ligne.

La mode semble avoir le vent en poupe, en ce moment en Tunisie : après le WeeShirt, le teeshirt nouvelle tendance propulsé par Facebook et le site de vente en ligne fraichement débarqué Mon fabuleux dressing, voilà que «Les 3 Suisses», la plus célèbre des marques de vêtement en vente par correspondance, s’installe en Tunisie.

C’est ce que rapporte un article du site web de mosaiquefm qui affirme également que le catalogue de ladite marque est d’ores et déjà disponible dans la plupart des kiosques à journaux et des librairies de Tunisie. Affichant ses prix en dinars tunisiens, le catalogue offrira un large choix de vêtement pour femmes, hommes et enfants, que l’on pourra commander via le téléphone ou par fax. Quant au site web destiné aux internautes tunisiens (avec un rutilant .tn), selon la page officielle Facebook , il serait pour l’instant en court de construction.

Signalons que la marque française de vêtements (et non helvête comme on pourrait le penser) a été classée en 2009 parmi les meilleurs sites de e-commerce en France avec un total de 6 793 000 visites, selon la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Concernant le délai de livraison, il est estimé entre trois semaines et un mois. Les articles devront être récupérés à travers des points de vente bien définis comme des librairies ou des kiosques à journaux et bientôt (?) de points-relais.

Industrie : deux contrats de recherche dans le secteur des phosphates

Signés le 23 avril 2010, par MM Afif Chelbi et Fadhel Zerelli, respectivement, ministre de l’Industrie et de la Technologie de la Communication, et P-dg de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe Chimique de Tunisie (GCT), ces deux contrats engagent ces deux entreprises nationales à consacrer 1% de leur chiffre d’affaires au financement de la recherche et du développement.

Dans une vision prospective de développer la recherche et promouvoir la technologie, ces contrats programmes élèveront le budget du GCT consacré à la recherche scientifique à 15 millions de dinars, l’équivalent de 1% de son chiffre d’affaires (contre seulement 1,3 million de dinars en 2009) sur la période 2010-2013.

Le contrat programme conclu avec la CPG, dont la réalisation est prévue pour la période 2010-2014, prévoit une élévation du budget consacré à la recherche à hauteur de 7,8 millions de dinars, soit 1,03% du chiffre d’affaires (contre 4,9 millions de dinars en 2009).

Libération du journaliste militant tunisien Taoufik Ben Brik

Le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré, le 27 avril 2010, après avoir purgé une peine de six mois d’emprisonnement pour l’agression d’une femme. Il a toujours affirmé qu’il s’agissait d’un procès politique.

L’affaire avait perturbé les relations franco-tunisiennes, habituellement au beau fixe. Taoufik Ben Brik a été condamné à six mois de prison en appel pour l’agression d’une automobiliste, une jeune femme d’affaires. Les organisations de défense des droits de l’homme qui le soutiennent ont toujours affirmé qu’il s’agissait d’un procès politique visant à lui faire payer ses critiques du régime, notamment dans la presse française où ses frasques n’intéressent pourtant plus grand monde, particulièrement à Libération.

Le Parti socialiste français et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui l’avaient soutenus se sont félicités de cette libération. Pourtant à peine sorti de prison, M. Ben Brik s’en est pris vigoureusement au ministre français des Affaires étrangères qui avait osé, à l’occasion de la Journée de la femme, rendre hommage à la place de la femme dans la société tunisienne. Ce qui fait qu’interrogé le dimanche 2 mai sur la radio Europe 1 par le journaliste Jean-Pierre Elkabbach, Bernard Kouchner a taclé méchamment l’opposant tunisien en déclarant : “Je ne remercie pas Taoufik Ben Brik de ne m’avoir pas remercié pour sa libération! Et je ne retire pas ce que j’ai dit à propos du statut de la femme en Tunisie”. On ne savait pas que le ministre français avait une si grande influence sur la Justice tunisienne…

Transport aérien : Une nouvelle liaison hebdomadaire entre Grenoble et Tunis

Depuis le 17 avril 2010, une liaison hebdomadaire à destination de Tunis en provenance de l’aéroport de Grenoble-Isère est assurée, et ce jusqu’au 30 octobre 2010, par la compagnie Sevenair (filiale de Tunisair).

Ceci afin, notamment, de désengorger l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Les TO Voyamar et Aerosun affrèteront ces vols de 1h30 réalisés par un appareil d’une capacité de 87 sièges. En sus, les passagers voyageant vers Tunis bénéficieront de la gratuité du parking de l’aéroport grenoblois durant la durée de leur séjour.