Liberté de la presse : la Commission lance le Prix Lorenzo Natali 2010 pour le journalisme

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse le lundi 3 mai, la Commission européenne a lancé officiellement le Prix Lorenzo Natali 2010. Ce prix mondial, organisé en partenariat avec Reporters sans Frontières et l’Association Mondiale des Journaux, récompense les meilleurs travaux journalistiques sur les thématiques du Développement, de la Démocratie et des Droits de l’homme.

Le Commissaire Européen au Développement, Andris Piebalgs, a déclaré : “À travers Le Prix Lorenzo Natali, la Commission européenne récompense les journalistes qui contribuent à faire avancer les questions de développement, de démocratie et de droits de l’homme. Beaucoup exercent leur métier dans des conditions souvent difficiles, mais leur travail de mise en lumière de la réalité du terrain est indispensable pour sensibiliser nos citoyens à l’importance de la politique de développement. C’est pourquoi nous voulons les aider à poursuivre leur mission d’information pour faire avancer la lutte contre la pauvreté.”

Le Prix Natali est un prix international qui récompense, depuis 1992, les meilleurs travaux journalistiques traitant des questions de développement, de démocratie et de droits de l’homme. Il est ouvert aux journalistes de télévision, de radio et de presse écrite ou en ligne. En 2009, plus de 1000 journalistes originaires de 130 pays y ont participé. Les journalistes qui le souhaitent peuvent présenter leur candidature jusqu’au 31 août 2010 (www.prixnatali2010.eu).

Les lauréats seront annoncés au mois de décembre à l’occasion d’une cérémonie de remise des Prix qui se tiendra à Bruxelles, en présence du Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs. Au total, 60 000 euros de prix récompenseront 17 journalistes lauréats d’Afrique, d’Europe, du Maghreb/Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique latine/Caraïbes.

Contexte :

Le Prix Lorenzo Natali fait partie intégrante, depuis vingt ans, de la politique de développement de la Commission européenne. Défendre la liberté d’expression, la démocratie, les droits de l’homme et le développement, permet d’agir pour la bonne gouvernance, la paix et l’amélioration des conditions de vie dans les pays les plus pauvres.

Pour organiser le Prix Lorenzo Natali, la Commission européenne s’associe cette année encore avec des associations mondiales de presse  : – Reporters Sans Frontières, lauréat du Prix Sakharov pour la Liberté de l’Esprit en 2005 – L’Association Mondiale des Journaux (WAN IFRA – World Association of Newspapers and News Publishers), qui représente au total plus de 18 000 publications sur les cinq continents.

Lorenzo Natali (1922-1990) a été Commissaire européen et Vice-président de la Commission entre 1976 et 1989, chargé de la Coopération et du Développement entre 1985 et 1989.

Plus d’infos sur : http://www.prixnatali2010.eu

Mauritanie : l’Etat recrute des imams “modérés”

Nouakchott vient de lancer un vaste programme de recrutement de 500 imams afin de mieux encadrer l’islam et de lutter contre le fondamentalisme religieux.

Mieux encadrer l’islam. Depuis un an, c’est l’objectif des autorités mauritaniennes. En octobre dernier, ­elles entamaient un recensement des imams, des mosquées et des madrasas (écoles coraniques), ainsi qu’une enquête sur les enseignements dispensés par les professeurs de religion. Aujourd’hui, elles lancent un programme de recrutement de cinq cents imams. À la clé, pour ceux qui seront sélectionnés, un salaire mensuel de 50?000 ouguiyas (150 euros) pris en charge par l’État.

Les candidats pouvaient déposer leur dossier à partir du 28 juin dernier. Conditions requises?: avoir entre 25 et 75 ans, officier dans une mosquée où se déroule la grande prière du vendredi – un moyen d’éliminer les mosquées « sauvages » – et ne pas être fonctionnaire.

Pour se prémunir contre le fondamentalisme. Ce dernier point vise à éviter le cumul des salaires, une partie des imams étant déjà payés par l’État. Le programme cherche en effet à soutenir les imams marginalisés par la pauvreté. Et, au final, à les prémunir contre la tentation fondamentaliste. « Un imam a une responsabilité d’encadrement social, explique une source au ministère des Affaires islamiques. Plus il est soutenu, moins il y a de risques qu’il aille dans le mauvais sens et entraîne avec lui des fidèles. »

La Mauritanie est régulièrement la cible d’attentats perpétrés par des ressortissants nationaux appartenant à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Depuis l’élection du président Mohamed Ould Abdelaziz, en juillet 2009, la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme passe par une collaboration avec les autorités religieuses. En janvier, l’État a organisé à Nouakchott un congrès « pour une meilleure compréhension de l’islam » réunissant imams et oulémas.

Libye : Livraison d’un paquebot français

La France et la Libye ont conclu officiellement, le 30 juin 2010, un contrat de livraison par les chantiers navals STX de Saint-Nazaire d’un paquebot de croisière à la compagnie publique libyenne GNMTC. “Face aux enjeux industriels, économiques et sociaux, et dans la continuité de sa prise de participation dans STX France, l’État est pleinement mobilisé aux côtés de l’entreprise“, a indiqué le président Nicolas Sarkozy.


Accord de coopération franco-marocain dans le nucléaire

La préparation de cet accord avait été lancée lors d’une visite du président Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007. Mal doté en énergies fossiles, le royaume chérifien, qui n’a qu’un réacteur nucléaire, compte construire sa première centrale nucléaire entre 2022 et 2024. Des appels d’offres internationaux pourraient être lancés entre 2011 et 2014.

“C’est un accord général, un accord cadre qui permet d’accompagner le Maroc sur le chemin de la préparation à son entrée dans le champ de l’énergie nucléaire”, a déclaré le Premier ministre français François Fillon, à l’issue de la 10e rencontre de haut niveau franco-marocaine, à Paris. L’accord prévoit une coopération en matière technologique et dans les domaines de la formation et de la sûreté.

“Ce n’est pas un accord commercial pour la construction aujourd’hui d’un réacteur nucléaire. C’est dans une deuxième étape que la France fera des propositions en ce sens compte tenu de l’excellence de sa technologie et de ses entreprises”, a dit François Fillon lors d’une conférence de presse commune avec son homologue marocain, Abbas El Fassi.

SOLAIRE ET FERROVIAIRE

Le Premier ministre marocain a déclaré plus tard, à l’issue d’un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, que la France était aussi intéressée par une participation dans des projets marocains importants touchant aux énergies renouvelables. Le Maroc veut produire 2 000 Mégawatts à l’horizon 2020 par l’énergie solaire et autant par l’énergie éolienne.

“On a choisi cinq sites pour le solaire et le premier sera à Ouarzazate (sud marocain). La France va intervenir dans ce premier site”, a expliqué Abbas El Fassi. Au total, la réunion de haut niveau franco-marocaine a été marquée par la signature d’une douzaine d’accords, a-t-il dit.

Le Premier ministre marocain a par ailleurs déclaré que le bouclage financier du train à grande vitesse Tanger-Casablanca, un projet de deux milliards d’euros, était achevé, avec des contributions françaises, saoudiennes et koweïtiennes. La France et le Maroc avaient signé un protocole d’accord sur la construction de ce TGV par des groupes français lors de la visite de Nicolas Sarkozy dans le royaume chérifien.

Abbas El Fassi a également dit avoir parlé avec le président français du rôle que pouvaient jouer la France et le Maroc en Afrique sub-saharienne. “Nous sommes déjà installés en Afrique dans les domaines des banques, des services, de l’informatique, et nous voulons un partenariat franco-marocain pour le développement de l’Afrique”, a dit le Premier ministre marocain. “C’est une chose qui est acceptée par la France.”

Mustapha Benbada : l’Algérie “n’est pas pressée” d’accéder à l’OMC

L’Algérie “n’est pas pressée” d’adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et son accession à cet espace devrait prendre en considération ses intérêts économiques, a déclaré le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. “Nous avions répondu aux 96 questions” émanant de l’Union européenne et des Etats-Unis, mais “nous ne sommes pas pressés d’adhérer à cette organisation”, a précisé M. Benbada, en marge de la présentation du projet de loi sur la concurrence à l’APN, estimant que “la conjoncture internationale profite actuellement à l’Algérie”, en allusion à la crise économique qui a déclanché un mouvement de protectionnisme à travers le monde. Le ministre a toutefois souligné que l’Algérie “souhaitait l’adhésion à cet espace économique mondial mais dans des conditions qui lui sont favorables et qui préservent ses intérêts économiques”.

Energie : Total souhaite renforcer sa présence en Algérie

La multinationale française envisagerait d’investir prochainement pas moins de 920 millions d’euros en Algérie.Total entend par cet investissement développer huit nouveaux gisements de gaz à Timimoun, pour une entrée en production prévue pour le dernier semestre de 2013. Parallèlement à ces projets, selon All Africa, Total envisagerait de mettre en oeuvre avec la Sonatrach un plan de développement dans le même périmètre. Selon le directeur Afrique du Nord du groupe, Jean-François Arrigh de Casanova, Total “souhaite acquérir de nouveaux permis d’exploration en Algérie”. Le groupe chercherait ainsi à maintenir un positionnement stratégique afin de répondre au prochain appel d’offres international.

Pour en savoir plus, lire l’article intégral sur All Africa.

Algérie : nette augmentation de la production de pommes de terre en 2010

La production de la pomme de terre destinée à la consommation a augmenté à 30 millions de quintaux en 2010, ce qui assurer la disponibilité et la stabilité des prix de ce produit, a annoncé fin juin le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa. La production est ainsi passée à 30 millions de qx contre 25 millions en 2009 et 20 millions en 2008, et ce, grâce à la mise en place du Système de régulation des produits agricoles de large consommation (Syrpalac) dont la mission principale est de stabiliser les prix sur le marché et, par là, sécuriser l’agriculteur. Quant aux semences, la production a atteint 200 000 tonnes en 2010. Le secteur table sur une production de 40 millions de qx de pommes de terre de consommation d’ici 2014.

Commission algéro-russe : développement et encouragement des échanges

Les travaux de la 4ème session de la Commission intergouvernementale mixte de coopération économique, commerciale, scientifique et technique algéro-russe ont été conclus, le 30 juin à Alger, par la signature du P.V. de la réunion. Signé par le ministre des Finances, Karim Djoudi, et le ministre russe de l’Energie, Serguei Chmatko, qui co-président la commission, le P.V. de la réunion porte, principalement, sur le développement et l’encouragement mutuels des échanges commerciaux et des investissements dans les domaines de l’énergie et des mines, les ressources en eau, les travaux publics et la santé. La tenue de cette réunion constitue “une opportunité pour évaluer les relations économiques algéro-russes et d’identifier les moyens possibles pour les renforcer”, a indiqué M. Djoudi à la fin de la rencontre.

Algérie : Les entreprises russes appelées à contribuer à l’exécution du plan 2010-2014

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a appelé le 30 juin les entreprises russes à participer à l’exécution des différents projets inscrits dans le programme d’investissements publics pour la période 2010-2014. S’exprimant à l’ouverture de la 4e session de la Commission intergouvernementale mixte de coopération économique, commerciale, scientifique et technique algéro-russe, M. Djoudi a annoncé que ce programme doté d’une enveloppe de 286 milliards de dollars visant à améliorer le cadre de vie des citoyens à travers la réalisation de grands projets dans différents secteurs, permettra “d’initier des partenariats dans le cadre d’appels d’offres lancés pour la réalisation de ces grands projets”. Les grands investissements prévus dans le plan quinquennal permettront aussi de “substituer, à terme, la dépense publique par celle privée qui sera, en grande partie, financée par les investissements étrangers”, a ajouté M. Djoudi qui co-préside la commission de coopération avec le ministre russe de l’Energie, Serguei Chmatko.