Maroc: Mohammed VI annonce un remaniement gouvernemental à la rentrée

Le roi Mohammed VI a promis lundi une « étape nouvelle » pour réduire les « disparités criantes » du Maroc en annonçant notamment un remaniement gouvernemental « à l’horizon de la rentrée prochaine » pour apporter du « sang neuf ». 

Le Souverain, qui s’exprimait lors d’un discours à la nation à l’occasion de ses 20 ans de règne, a chargé le chef du gouvernement, l’islamiste Saad-Eddine El Othmani, de lui soumettre des propositions pour « renouveler et enrichir les postes de responsabilité, tant au sein du gouvernement que dans l’administration » à « l’horizon de la rentrée prochaine », théoriquement en octobre pour la rentrée parlementaire. 

Mohammed VI a également annoncé la mise en place d’une « commission spéciale » chargée de définir les contours d’un « nouveau modèle de développement » pour « réduire les inégalités sociales et les disparités sociales ». 

Il a réclamé un « état des lieux, aussi douloureux et pénible puisse-t-il être » en souhaitant de « l’audace » pour trouver des « solutions adaptées ». 

« Dieu sait à quel point je suis peiné de voir que des citoyens marocains, ne représenteraient-ils que 1% de la population, continuent à vivre dans la précarité et le dénuement matériel », a dit le Roi. 

Le Souverain a affirmé qu’il n’aura de répit que lorsque tous les obstacles auront été éliminés, que des solutions appropriées auront été apportées aux problèmes de développement et aux questions sociales, soulignant l’importance particulière qui a été attachée aux programmes de développement humain, à la promotion des politiques sociales pour parvenir in fine à la satisfaction des attentes pressantes des Marocains. 

Tunisie: le président Beji Caïd Essebsi est décédé

Beji Caïd Essebsi s’est éteint ce jeudi à l’hôpital militaire de Tunis, a annoncé la présidence tunisienne dans un communiqué. Il avait 92 ans. Le président du Parlement Mohamed Ennaceur reprend l’intérim, après une prestation de serment.

Premier président démocratiquement élu en 2014, trois ans après le renversement de Zine el Abidine ben Ali, Beji Caïd Essebsi est mort ce jeudi 25 juillet au matin à l’hôpital militaire de Tunis, où il avait été admis la veille en soins intensifs en raison de très grandes difficultés respiratoires.

Son décès intervient à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel. Il disparait le jour anniversaire de la proclamation de la République en 1957 au cours duquel il devait prononcer un discours, comme chaque année.

Le chef de l’État avait été hospitalisé en urgence par deux fois le mois dernier dont le 27 juin, officiellement pour intoxication alimentaire. Il était ressorti très affaibli, pouvant à peine parler, ne pouvant plus marcher, d’une hospitalisation de quatre jours. Les deux apparitions médiatiques qu’il avait faites depuis n’avaient pas rassuré les Tunisiennes et les Tunisiens. Elles avaient fait prendre conscience de la fragilité de l’homme qui occupe le palais de Carthage depuis bientôt cinq ans.

Pour l’heure c’est Mohammed Ennaceur, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) qui prend provisoirement la place de chef de l’État. Ce vétéran de la politique, âgé de 85 ans, ancien ministre sous Bourguiba et proche du président défunt, est respecté par les différentes franges politiques tunisiennes.

Une cérémonie d’intronisation s’est déroulée sans accroc ce jeudi en début d’après-midi. Le mois dernier, le grave accident de santé du président Essebsi avait laissé planer la crainte d’une instabilité à la tête de l’État en cas de vacance du pouvoir, il n’en est rien.

Dans sa courte allocution, il a appelé le peuple tunisien à « unir les rangs », puis il a tenu à affirmer « la continuité des institutions de l’État. » Il devrait présider samedi des funérailles nationales auxquelles sont attendus nombre de chefs d’État. Le deuil national est de sept jours.

Baisse des importations agroalimentaires algériennes début 2019

Selon les douanes algériennes, la valeur des importations alimentaires a chuté d’environ 400 millions de dollars (-10,5%) au cours des cinq premiers mois de 2019, pour atteindre 3,53 milliards de dollars contre 3,95 milliards de dollars à la même période en 2018.

Cette baisse s’explique principalement par la baisse des importations de céréales, de lait et de produits laitiers et de sucre.

Représentant 33 % du total des importations alimentaires, les importations de céréales, de semoule et de farine ont atteint 1,153 milliard de dollars, contre 1,433 milliard pour la même période en 2018, soit une baisse de 19,46 %.

Tunisie: les frasques d’Olivier Poivre d’Arvor (suite)

Selon nos sources tunisiennes (des plus fiables), les frasques de l’ambassadeur de France en Tunisie – Olivier Poivre d’Arvor (le frère de l’autre), petit protégé de Laurent Fabius – ne cessent de défrayer et d’amplifier la chronique locale et plus largement celle des chancelleries, au point d’inquiéter la plus haute hiérarchie du Quai d’Orsay. Dernièrement à l’unisson des consignes du président de la République – « appel estival au calme » -, les grands chefs à plumes du ministère des Affaires étrangères ont demandé à ce cher Olivier de se calmer. Se calmer, c’est-à-dire de faire cesser, notamment les parties nocturnes de piscine dénudée (les baigneurs, pas la piscine) et les soirées arrosées durant lesquelles officient de drôles d’officines… Ces fantaisies, en comparaison desquelles homards et grands crus de Monsieur de Rugy passent pour de simples dérapages de cantine, scandalisent les autorités locales, toutes appartenances politiques confondues. Dans le même temps, ces mêmes élites tunisiennes, qui ont bien d’autres problèmes économiques, sociaux et sécuritaires à gérer, s’interrogent vraiment sur le rôle et les objectifs de la France éternelle dans la région, représentée par « un tel pitre qui visiblement passe plus de temps en fêtes où sont seulement conviés ses intimes – dont, régulièrement Frédéric Mitterrand -, qu’à travailler pour les intérêts conjoints de la France et de la Tunisie », déplore un grand syndicaliste du pays. Message reçu ! Décidément, comme le constate régulièrement la rédaction de prochetmoyen-orient.ch, la diplomatie est un métier bien difficile…

Par Richard Labévière, rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch 

Libye: libération d’Al-Mahmoudi, dernier Premier ministre de Kadhafi

Les autorités libyennes ont libéré le dernier Premier ministre du dirigeant assassiné Mouammar Kadhafi, al-Baghdadi al-Mahmoudi, dont le nom est cité dans l’affaire du financement libyen de la campagne de l’ex-président français Nicolas Sarkozy. 

Dans un communiqué, le ministère de la Justice du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, a indiqué avoir décidé de la libération de M. Mahmoudi « pour des raisons de santé », conformément aux recommandations d’une commission médicale « pour qu’il puisse être soigné dans des centres médicaux spécialisés » hors des structures pénitentiaires. 

M. Mahmoudi a été condamné par un tribunal libyen en juillet 2015 à la peine de mort avec huit autres dirigeants, dont Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien Guide, pour leur rôle présumé dans la répression meurtrière de la révolte de 2011, lors d’un procès dénoncé comme expéditif par l’ONU et des ONG. 

Chef du gouvernement de 2006 jusqu’aux derniers jours du régime Kadhafi, M. Mahmoudi avait quitté la Libye en septembre 2011, peu après la prise de Tripoli par les rebelles. 

Il avait été arrêté le 21 septembre 2011 à la frontière sud-ouest de la Tunisie, près de l’Algérie, puis livré à Tripoli le 24 juin 2012 après neuf mois de détention en Tunisie, où son extradition très controversée avait déclenché une crise politique.

Financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy

En mai 2012, al-Baghdadi al-Mahmoudi, alors emprisonné en Tunisie, avait affirmé, selon des propos rapportés par ses avocats tunisiens, que la Libye avait bien financé la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. 

Les accusations de financement libyen avait été lancées en 2011 par Saïf al-islam Kadhafi qui les a réitérées en 2018. 

Nicolas Sarkozy, qui nie les faits qui lui sont reprochés, a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics libyens » et « financement illégal de campagne électorale ».

Maroc: Norton Rose Fulbright conseil du Royaume sur la privatisation de Maroc Telecom

Le 22 juillet 2019. Norton Rose Fulbright, cabinet d’avocats d’affaires international, a conseillé l’Etat marocain à l’occasion de la cession de 8% du capital de Maroc Telecom auprès d’investisseurs institutionnels marocains et par voie d’une offre de vente au public sur la Bourse de Casablanca. L’ensemble de l’opération a porté sur plus de 70 millions d’actions, pour un montant total de 8,8 milliards de Dirhams marocains, soit environ 825 millions d’euros.

Maroc Telecom est cotée à la Bourse de Casablanca et sur Euronext Paris. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la privatisation de Maroc Telecom initiée en 2001. A l’issue de la cession, l’Etat marocain détient 22% du capital de Maroc Telecom.

L’équipe de Norton Rose Fulbright à Paris et Casablanca qui a conseillé le Royaume du Maroc était dirigée par Alain Malek, associé responsable du bureau de Casablanca, sur les aspects de droit corporate. Roberto Cristofolini, associé, et Aurélie Pélisson, étaient en charge des aspects marchés de capitaux. 

France/Maroc: signature d’accords dans le domaine de l’enseignement et de la recherche

Une vingtaine d’accords inter-universitaires ainsi qu’un accord-cadre entre les Conférences des présidents d’université du Maroc et de la France ont été signés à Rabat, en vue d’intensifier l’échange d’expériences et d’expertises académiques dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

Ces accords, dont la cérémonie de signature a eu lieu à l’occasion de la Rencontre académique bilatérale, ont pour objectif de consolider les fondements de la coopération bilatérale et de mettre en place des mécanismes efficaces de coordination en la matière. 

Il s’agit d’un accord-cadre signé par le président de la Conférence des présidents d’université du Maroc, Azzedine El Midaoui, et la vice-présidente de la Conférence des présidents d’université de France, Christine Gangloff-Ziegler, et de vingt accords conclus entre plusieurs universités des deux pays. 

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, et la ministre française de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, en présence du secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, de l’ambassadeur de France, Jean François Girault, et de la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Clélia Chevrier Kolacko. 

Moment fort de la Rencontre académique, le lancement de la Plateforme Maroc Université numérique portant sur le développement des formations à distance communes adaptées aux spécificités de l’enseignement supérieur dans le Royaume. 

Pour l’année académique 2017-2018, un total de 39.855 étudiants marocains ont poursuivi leurs études supérieures dans les établissements d’enseignement supérieur français. 

La Tunisie dans le Top 3 des pays les plus déprimés du monde arabe

L’Irak, la Tunisie et la Palestine sont les trois pays les plus déprimés du monde arabe, révèle une récente étude publiée par The Guardian. La misère sociale et le chômage sont les principales raisons de cette situation qui pousse beaucoup de jeunes à quitter leur pays, quitte à le faire clandestinement.

Selon une enquête récemment réalisée par BBC News Arabic and Arab Barometer, un réseau de recherche basé à l’Université de Princeton a révélé que la Tunisie était le deuxième pays le plus déprimé du monde arabe, après l’Irak. Menée auprès de 25.000 personnes issues de 11 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, cette étude publiée par The Guardian indique que 43% des Irakiens se déclarent déprimés, suivis des Tunisiens (40%) et des Palestiniens (37%). En Algérie et au Maroc, le taux est de 20%.

Cette situation est essentiellement liée aux conditions socio-professionnelles des gens, notamment chez les jeunes, très concernés par le chômage, d’après l’enquête.

«Plus important encore, dans la grande majorité des pays étudiés, les gouvernements ne répondent pas aux attentes de leurs citoyens», a déclaré Michael Robbins, directeur de Arab Barometer. «Souvent, la confiance dans le gouvernement suit plus étroitement les performances en matière de sécurité que sur les questions économiques», a-t-il précisé.

Partir, seule solution pour les jeunes

En Algérie, en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie, 52% des jeunes interrogés, âgés entre 19 et 29 ans, ont déclaré leur intention d’émigrer, soit une augmentation de 10% par rapport à 2016.

Selon la même étude, plus de 40% des Algériens, Soudanais et Tunisiens, et 38% des Irakiens, Marocains et Yéménites ont déclaré vouloir tenter l’immigration clandestine.

L’Europe était le premier choix des Nord-Africains, tandis que les Égyptiens, les Soudanais et les Yéménites privilégiaient les pays du Golfe. L’Amérique du Nord est quant à elle la première destination des Jordaniens et des Libanais.

Le recul de la pratique religieuse

Souvent marqué par un taux de religiosité élevé, les peuples arabes se détournent de plus en plus de la religion, toujours selon l’étude. «Depuis 2013, le nombre de personnes se considérant comme « non religieuses » dans la région arabe est passé de 8% à 13%. L’augmentation est plus forte chez les moins de 30 ans, parmi lesquels 18% s’identifient comme non religieux», précise-t-elle.

La confiance envers les chefs religieux a également diminué partout, sauf au Yémen. L’Iraq, la Palestine et le Soudan ont enregistré les baisses de confiance les plus fortes. Alors que la confiance dans les mouvements, tels que le Hamas, le Hezbollah, Ennahdha et les Frères musulmans, est encore plus faible que celle accordée aux chefs religieux.

Tunisie: Le terroriste tué dans la nuit était le cerveau du récent double attentat

Un homme s’est fait exploser dans la nuit de mardi à mercredi durant une opération sécuritaire dans la cité populaire Intilaka, près de Tunisie. Selon le ministère de l’Intérieur, cet individu de 23 ans était le «cerveau» du double attentat suicide de jeudi.

Le djihadiste qui s’est fait exploser dans la nuit durant une opération sécuritaire dans la cité populaire Intilaka, près de Tunis, était le «cerveau» du double attentat suicide de jeudi, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur. «Le terroriste Aymen Smiri était en relation avec le double attentat suicide de jeudi, et les investigations ont prouvé qu’il était le cerveau de ces opérations. Il était un dirigeant très actif et très dangereux», a dit le porte-parole du ministère, Sofiène Zaag.

L’enquête ouverte après cette double attaque suicide à Tunis, revendiquée par Daech, «a mené à cette personne de 23 ans» qui habitait dans un quartier (Ibn Khaldoun) proche de cité Intilaka, a ajouté Sofiène Zaag. «Nous l’avons localisé et suivi jusqu’à ce qu’il soit coincé à Cité Intilaka», a-t-il précisé.

Selon la même source, le suspect «planifiait une opération terroriste ciblant des sécuritaires». Il a activé une ceinture d’explosifs au moment où il a été atteint par des tirs des forces de sécurité.

Plusieurs suspects interpellés

«Je l’ai vu courir essayant d’échapper aux agents de la police et, subitement, il s’est fait exploser», a raconté un habitant du quartier.

Un policier a été tué dans le double attentat suicide à Tunis jeudi dernier. Ces attaques, qui ont aussi fait plusieurs blessés, ont fait ressurgir le spectre de la violence dans le pays, où la sécurité s’est nettement améliorée ces dernières années après une série d’attaques jihadistes meurtrières ayant visé des touristes et des forces de sécurité en 2015. «Les deux kamikazes ont été identifiés et un nombre important de suspects arrêtés», a encore indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, sans autres détails, l’enquête étant «toujours en cours».

Enfin, des explosifs ont été découvert cet après-midi dans une mosquée de Tunis.

Assassinat des moines de Tibhirine: Les familles réclament l’audition de Bouteflika et d’un ex-chef des renseignements

Les familles des sept moines de Tibéhirine assassinés en Algérie en 1996 ont sollicité auprès des juges d’instruction parisiens l’audition du président déchu algérien Abdelaziz Bouteflika et d’un ancien chef des services de renseignement, a appris l’AFP auprès de leur avocat.

Les sept moines de l’ordre cistercien de la Stricte observance avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, sur les hauteurs de Médéa. 

Dans une lettre datée du 21 juin, consultée par l’AFP, l’avocat des familles qui se sont portées parties civiles, Me Patrick Baudouin, s’appuie sur « l’évolution de la situation politique en Algérie » pour demander aux magistrats de délivrer une nouvelle commission rogatoire internationale afin que M. Bouteflika, « sous réserve que son état de santé le permette », et le général Mohamed Mediene puissent être entendus « le plus rapidement possible ». 

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans et invalide, a été contraint à la démission le 2 avril par un mouvement de contestation inédit après 20 ans au pouvoir. Depuis, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes et placé en détention provisoire de nombreux ex-dirigeants, dont le général Mediene, dit « Toufik ». 

Ce dernier avait dirigé, dès sa création en 1990 et jusqu’à sa disgrâce en 2015, le tentaculaire Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Il est en détention provisoire depuis le 5 mai. 

Dans son courrier, Me Baudouin souligne que « le défaut de coopération de la part des autorités algériennes n’a pas permis jusqu’à présent de recueillir tous les éléments d’information nécessaires sur les conditions de l’enlèvement, de la détention et de l’exécution des moines de Tibéhirine », notamment sur « les actions des services de renseignement et de sécurité ». 

Selon l’avocat, M. Bouteflika avait déclaré en avril 2004 sur LCI que « toute vérité (n’était) pas bonne à dire à chaud ». 

La première revendication de l’enlèvement des moines, signée du chef du GIA Djamel Zitouni, était tombée un mois plus tard, le 26 avril. Puis, de nouveau un mois après, un communiqué affirmait que les moines trappistes avaient été tués le 21 mai, la gorge tranchée. Seules les têtes avaient été retrouvées sur une route, le 30 mai. 

Des soupçons sont depuis apparus sur une possible implication des services secrets militaires algériens. 

Un rapport d’experts rendu en février 2018 avait renforcé les doutes sur la thèse officielle avancée à l’époque par Alger, jugeant alors « plausible » l’hypothèse de décès survenus bien avant la date officielle de leur mort.