Financement de la BEI pour le projet d’extension du tramway de Rabat Salé

La Société du Tramway de Rabat Salé (STRS) et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) ont annoncé aujourd’hui la signature d’une convention de prêt d’un montant de 40 millions d’euros, destiné au financement du projet d’extension de la deuxième ligne du tramway de Rabat Salé. L’accord de ce prêt, bénéficiant de la garantie de l’Etat marocain, a été signé par Madame Flavia Palanza, Directeur des opérations dans le voisinage au sein de la Banque Européenne d’Investissement, et Monsieur Saïd Zarrou, Président Directeur Général de la Société du Tramway de Rabat-Salé (STRS) et Directeur Général de l’Agence pour l’Aménagement de la Vallée du Bouregreg.
Ce financement porte sur les travaux d’extension de la ligne 2 du réseau du tramway de Rabat Salé, sur une longueur d’environ 7 km comprenant 12 stations répartis à hauteur de 4 arrêts à Rabat et 8 arrêts à Salé. Il inclut également le co-financement de l’acquisition du matériel roulant nécessaire à l’exploitation future du réseau, soit 11 rames en composition double.
Ce projet d’extension du réseau du Tramway s’inscrit dans le cadre du Schéma Directeur du Transport et de Circulation de l’Agglomération de Rabat-Salé-Témara promouvant une mobilité urbaine, durable, écologique et efficiente au service des citoyens de la Métropole.
En renforçant l’attractivité du réseau du tramway sur la ligne 2, le projet anticipe un accroissement de la fréquentation de ladite ligne de l’ordre de 35% induisant par là même une réduction du trafic routier d’environ 10.000 voitures par jour. Ce report modal devrait générer une économie d’environ 4.500 tonnes de CO2 par an contribuant à faire de Rabat-Salé une ville moins émettrice de gaz à effet de serre en ligne avec les engagements du Royaume du Maroc dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat.
L’insertion du projet au cœur de l’agglomération permettra en outre d’améliorer l’environnement urbain, de limiter les nuisances et d’offrir un haut niveau de service à ses usagers.
Il est à rappeler que le réseau actuel du Tramway de Rabat Salé comprend deux lignes d’une longueur totale de 20 km répartis sur 31 stations. Depuis sa mise en service ce réseau prioritaire a enregistré une fréquentation totale de 197 millions de voyageurs et transporte quotidiennement plus de 110.000 usagers.

Sarkozy est en garde à vue dans le cadre du financement libyen de la campagne de 2007 

L’ancien président de la République est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les graves soupçons de financement illicite qui pèsent sur sa campagne victorieuse de 2007.
Entre une conférence rémunérée à Dubaï sur l’éducation, quelques entrevues à son bureau parisien rue de Miromesnil et une intervention à Londres prochainement, Nicolas Sarkozy a dû se rendre à un rendez-vous d’un autre genre mardi 20 mars au matin. Selon certaines informations, l’ancien président de la République a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, où il était convoqué dans le cadre de l’enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

C’est seulement maintenant que M. Sarkozy est entendu à ce sujet depuis l’ouverture d’une information judiciaire, en avril 2013, et confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris dont Serge Tournaire qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Sa garde à vue peut durer 48 heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen.
Depuis la publication en mai 2012 par le site Mediapart d’un document libyen faisant état d’un financement par la Libye de Mouammar Khadafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, les investigations des magistrats ont considérablement avancé renforçant les soupçons qui pèsent sur la campagne de l’ancien chef de l’Etat.
Des fonds en liquide
En novembre 2016, en pleine primaire du parti Les Républicains, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre fin 2006 et début 2007 avant de les remettre à Claude Guéant puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Mis en examen depuis pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye », ces propos venaient confirmer ceux tenus le 20 septembre 2012 par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime libyen devant le procureur général du Conseil national de transition libyen.
Mais ce n’est pas tout. Les carnets de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem mort en 2012 dans des circonstances encore troubles, récupéré par la justice française, mentionnent eux aussi l’existence de versements d’argent à destination de Nicolas Sarkozy. Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois plus Kadhafi que Sarkozy. »
Des circuits financiers douteux
Plus récemment, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont remis un rapport aux magistrats dans lesquels ils détaillent, sur la base de nombreux témoignages, comment l’argent liquide a circulé au sein de l’équipe de campagne de M. Sarkozy. Jusqu’à présent les enquêteurs pensent déjà avoir remonté l’une des pistes de l’argent libyen à travers l’intermédiaire Alexandre Djouhri, alors proche de Bechir Saleh, actuellement incarcéré à Londres dans l’attente de sa possible remise à la France, et Claude Guéant mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale » qui aurait acquis son appartement parisien proche de la place de l’Etoile, et un pour son fils rue Marbeau, à travers des circuits financiers opaques.
La décision de placer Nicolas Sarkozy en garde à vue signifie-t-elle que les magistrats ont depuis rassemblé de nouvelles preuves du financement illicite de la campagne permettant de le mettre en cause directement ? Les autorités libyennes ont-elles finalement décidé de coopérer ? Selon les informations du Monde, plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque du Guide auraient aussi livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.
Depuis plusieurs semaines la justice française dispose en outre de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007.

L’Université Paris-Dauphine renforce son ancrage au Maroc

Présente à Casablanca depuis septembre 2016, l’Université Paris-Dauphine renforce son ancrage local en ouvrant dès la rentrée prochaine une formation initiale, Master Management International (DGE) de l’Université Paris-Dauphine, un programme centré sur les problématiques de management dans les pays du Sud, ouvert à des étudiants marocains et internationaux grâces aux partenariats d’échanges de l’Université Paris Dauphine

Dauphine Casablanca – ISP propose depuis septembre 2016 une offre de formation spécialisée, délivrée dans le cadre d’Executive Masters et de Masters diplômes de grand établissement (DGE) de l’Université Paris-Dauphine notamment :
• Executive Master Finance participative,
• Executive Master Ingénierie financière
• Master Juriste financier (DGE)
• Master Management de l’immobilier (DGE)

Avec l’offre de formation initiale proposée à la rentrée 2018 et cette offre de formation spécialisée, le campus Marocain de Dauphine – créé grâce à l’impulsion conjointe de l’Université Paris-Dauphine et des Amis du Maroc, groupe d’Alumni de Dauphine au Maroc fortement investis dans ce projet – contribuera à la formation des jeunes et des cadres marocains de demain au management des organisations évoluant dans des économies de plus en plus globalisées.

Par ailleurs, souhaitant donner un nouvel élan à ce projet, l’Université Paris-Dauphine met aujourd’hui en place un partenariat stratégique avec l’Institut des Hautes études de Management (HEM) qui devient ainsi le partenaire local de Dauphine Casablanca.

En effet, l’Université collabore depuis une vingtaine d’années avec HEM. Ce renforcement de partenariat avec HEM permettra de nouvelles synergies au plan pédagogique, organisationnel et des infrastructures.

Yasmine Benamour, Docteure en Sciences de gestion de l’Université Paris-Dauphine, Administrateur Directeur Général d’HEM et Alumni de Paris-Dauphine, devient Président Directeur Général de Dauphine Casablanca – Institut Supérieur Privé (ISP).
Najat El Mekkaoui, Docteure en Sciences Economiques et enseignante-chercheure à l’Université Paris Dauphine est nommée Directrice Académique de Dauphine Casablanca – Institut Supérieur Privé (ISP).

Dans la continuité du développement de Dauphine à Tunis en 2009, ce nouveau partenariat réaffirme la forte volonté de Dauphine de renforcer ses actions et ses liens avec le continent africain.
Communiqué

Le chef d’Al-Qaïda appelle les musulmans du Maghreb à combattre la France

Le chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a appelé les musulmans du Maghreb à combattre les soldats français au Sahel, dans un message vidéo rendu public récemment, selon le Centre américain de surveillance des sites djihadistes SITE. Dans cette vidéo de sept minutes, qu’aucun élément ne permet de dater, le successeur d’Oussama ben Laden ne fait aucune référence aux récents attentats de Ouagadougou, revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un mouvement jihadiste basé au Mali et affilié à Al-Qaïda.
La semaine dernière, une double attaque coordonnée a visé l’ambassade de France et l’état-major général des armées burkinabè dans la capitale du Burkina, faisant sept morts et plus de 80 blessés parmi les forces de l’ordre. Neuf jihadistes ont été abattus. “Ceux qui ont combattu, tué et pourchassé vos pères sont de retour pour tuer vos frères musulmans (…) et vous rappeler que vous restez sous leur occupation et leur oppression”, affirme Ayman al-Zawahiri, en référence à l’époque de la colonisation.
Il souligne également l’échec des révolutions du Printemps arabe estimant que “l’ancienne corruption est revenue, mais plus féroce (…) qu’avant”. Ayman al-Zawihiri menace régulièrement la France dans ses messages: en septembre dernier, il avait déjà appelé les musulmans du Maghreb et d’Afrique subsaharienne à donner “une leçon aux Français” qui “ont tué vos aïeux, occupé vos terres et torturé vos ancêtres”.
Environ 4.000 soldats français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane qui combat les groupes jihadistes dans la région et appuie les forces des pays du G5-Sahel.

Maroc : Mohammed VI opéré à Paris pour un flutter auriculaire sur cœur sain

Le roi Mohammed VI a subi avec succès une opération ce lundi 26 février après la constation samedi d’un trouble du rythme cardiaque, selon le communiqué de l’équipe médicale composée de Dr Abdelaziz Maouni, Dr Olivier Thomas, Dr Sébastien Bloc, Dr Olivier Dubourg, Dr Ali Chaib, Dr Lahcen Belyamani.

Les médecins du Roi ont indiqué que des explorations médicales menées à cet effet ont conclu à un flutter auriculaire sur cœur sain.

L’ablation par radiofréquence de cette arythmie, réalisée à la clinique Ambroise Paré à Paris, a permis de normaliser le rythme cardiaque.

A l’issue d’une période de repos, le roi Mohammed VI reprendra ses activités normales sans restriction aucune, indique l’équipe médicale.

Tunisie: 57.000 candidats aux municipales, dont une moitié de femmes

Plus de 57.000 Tunisiens, dont environ une moitié de femmes, se sont portés candidats pour les premières élections municipales de l’après-révolution, un scrutin attendu de longue date et prévu le 6 mai après plusieurs reports.

Pour les 350 municipalités, 2.173 listes ont été présentées, dont “177 listes de coalitions, 1.099 listes de partis et 897 listes indépendantes”, a indiqué l’Instance supérieur indépendante des élections (Isie) lors d’une conférence de presse, au lendemain de la date de clôture des candidatures.

Seuls le parti présidentiel, Nidaa Tounès, et le parti islamiste Ennahdha ont réussi à présenter des listes pour l’ensemble des municipalités, les autres partis n’étant présents que sur un tiers des municipalités ou moins.

Ennahdha a pour cela ouvert largement ses listes aux personnalités indépendantes, qui représentent environ la moitié des candidats. Le parti islamiste a ainsi indiqué avoir investi un Tunisien de confession juive, Simon Slama, sur la liste qu’il présente à Monastir, ville côtière du centre-est très disputée.

La loi prévoit notamment que les listes doivent être paritaires, avec une alternance de femmes et d’hommes sur chaque liste mais aussi sur les têtes de listes de chaque parti ou coalition.

La quasi totalité des listes respectent ces conditions, a indiqué l’Isie, soulignant néanmoins que des sanctions allant jusqu’à la disqualification seraient prises envers les listes électorales ne respectant pas cette double parité, horizontale et verticale.

“Si la tête de liste est un homme qui ne veut pas se retirer, (pour obtenir cette parité horizontale, NDLR) il y a un gros risque que cette liste tombe”, a averti Nabil Baffoun, membre de l’Isie.

Les partis et coalitions ont jusqu’au 1er mars pour amender leurs listes afin de se mettre en conformité avec la loi.

La majorité des candidats (29.660, soit 52%) a moins de 36 ans — la loi prévoit également des quotas par âge.

Espérées depuis des années, les municipales devraient ancrer le processus démocratique à l’échelon local, avec leurs milliers d’élus.

Dans la foulée du renversement du président Ben Ali en 2011, les municipalités avaient été dissoutes et remplacées par des équipes provisoires, des “délégations spéciales”, dont la gestion est parfois défaillante.

La campagne pour les municipales se déroulera du 14 avril au 4 mai, alors que le code des collectivités locales, qui doit définir les prérogatives des municipalités, est encore en discussion au Parlement.

Ce scrutin, qui verra les deux principaux partis de la coalition gouvernementale, Ennhadha et Nidaa Tounès, redevenir des adversaires dans les urnes, doit être suivi en 2019 d’élections législatives et présidentielle.

Tariq Ramadan : la cagnotte en son soutien atteint les 100.000 euros

La mobilisation autour de l’islamologue, incarcéré depuis début février pour viols, se fait grandissante. Après des dizaines de messages de soutien postés sur Internet, ses partisans se mobilisent pour financer la procédure judiciaire du théologien. En cinq jours, ils ont récolté près de 100.000 euros.

Le maintien en détention de Tariq Ramadan a déclenché une forte vague de soutien en faveur de cet intellectuel musulman accusé d’agression sexuelle sur deux femmes. Jeudi 22 février, alors que la cour d’appel de Paris a tranché qu’il resterait incarcéré pour le moment, ses proches et sa famille ont lancé une collecte de fonds en ligne dans le but de couvrir les frais d’avocats et la procédure judiciaire. L’objectif de départ, fixé à 90.000 euros, a été dépassé en à peine quelques jours.

En introduction, le collectif Free Tariq Ramadan, à l’origine de la levée de fonds, dénonce une “machination sans nom” et explique que les “procédures juridiques, frais d’avocats, expertises et contre-expertises” ont “un coût financier important”. “Chaque soutien compte. C’est pourquoi nous vous appelons à vous mobiliser en contribuant et en partageant cette cagnotte mise en place ”, déclarent-ils dans ce texte hébergé par le Cotizup.

Tariq Ramadan, qui clame son innocence depuis le début de cette affaire, avait demandé à être remis en liberté pour des raisons médicales. Le théologien de 55 ans, mis en examen pour viols et écroué depuis le 2 février, estimait que sa présomption d’innocence était bafouée et que son état de santé n’était pas pris en compte.
Vendredi 23 février, l’alibi de Tariq Ramadan dans l’une des deux affaires de viol a été mis à mal par un dossier de réservation d’un billet d’avion.

Edouard Philippe qualifie d'”erreur” les interventions militaires notamment en Libye

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé dimanche à Dubaï que l’idée d’exporter la démocratie par la force comme cela a été le cas avec les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye a été une erreur.
La transformation des Etats prend du temps et doit se faire progressivement, a-t-il déclaré à l’occasion du Sommet mondial sur la gouvernance organisé à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU).
Les interventions militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, a déclaré le chef du gouvernement français.
Une coalition menée par les Etats-Unis a envahi l’Irak et l’Afghanistan respectivement en 2001 et 2003 afin d’imposer un changement de régime et d’installer une démocratie de type occidental, mais les deux pays demeurent des Etats déchirés par la guerre jusqu’ici. Le régime du dirigeant libyen Moammar Kadhafi a été renversé par une coalition menée par l’OTAN en 2011, mais le pays nord-africain n’a pas pu retrouver la stabilité depuis.
En Europe, il a fallu des siècles pour transformer les Etats en démocraties, a noté M. Philippe…(…)…

Maroc: Année record pour le tourisme avec 11,35 millions de visiteurs

Le Maroc a connu un nombre record de touristes en 2017 avec 11,35 millions de visiteurs, soit 10% de plus que l’année précédente, dépassant pour la première fois la barre des 11 millions.

Cette progression concerne les principaux marchés émetteurs du royaume (France, Espagne, Allemagne), alors que les “marchés émergents” comme la Chine et le Brésil ont enregistré de “fortes croissances”, a précisé dans un communiqué le ministère du Tourisme.

Les recettes touristiques en devises ont, elles, atteint 69,7 milliards de dirhams en 2017 (6,16 milliards d’euros) contre 64,2 milliards de dirhams (5,67 milliards d’euros) une année auparavant.

Selon ce bilan officiel, le volume des nuitées a également augmenté de 15% pour un taux d’occupation de 43%, soit trois points de plus qu’en 2016.

Les plus fortes croissances ont été enregistrées à Fès (nord), Ouarzazate (sud), Tanger (nord) et Marrakech (sud), a ajouté le ministère marocain, qui s’est félicité de cette “année exceptionnelle”.

La croissance de ce secteur clé de l’économie marocaine intervient après plusieurs années de quasi-stagnation.

Le tourisme marocain a notamment bénéficié en 2017 d’un renforcement des liaisons aériennes, avec de nouvelles lignes vers l’Europe lancées par des compagnies low-cost, et plusieurs vols intérieurs opérés par la compagnie nationale Royal Air Maroc.

Le tourisme représente 10% de la richesse du royaume et constitue son deuxième employeur, après l’agriculture. Avec les exportations et les transferts financiers des Marocains vivant à l’étranger, il est l’une des principales sources de devises du pays.

Tunisie: L’état d’urgence prolongé

L’état d’urgence, en vigueur en Tunisie depuis une série d’attentats jihadistes en 2015, a été prolongé d’un mois, a annoncé la présidence tunisienne.
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger cette mesure d’exception jusqu’au 11 mars “après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement concernant les questions liées à la sécurité nationale et à la situation aux frontières et dans la région”, selon un communiqué de la présidence.
L’état d’urgence octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre. Il permet notamment l’interdiction des grèves et des réunions “de nature à provoquer (…) le désordre” ou encore l’adoption de mesures “pour assurer le contrôle de la presse”.
En 2015, trois attentats majeurs revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) ont frappé la Tunisie. L’état d’urgence est sans cesse renouvelé depuis le troisième de ces attentats, perpétré contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués).
La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de djihadistes ont attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane (sud), à la frontière avec la Libye, pays en proie au chaos.
Les autorités tunisiennes disent avoir fait “des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme” et soulignent que la situation sécuritaire s’est largement améliorée depuis 2015, tout en continuant à appeler à la vigilance. La situation en Libye voisine reste l’une de leurs principales préoccupations, selon des responsables gouvernementaux.