Mauvaise année pour les voyagistes impactés par le Printemps arabe

Les tour-opérateurs français ont fait une mauvaise année en 2012, en raison de la crise et d’un redémarrage lent des destinations du printemps arabe, mais aussi de clients qui organisent de plus en plus seuls leurs voyages, selon l’association professionnelle Ceto mardi. “Ce n’est pas une bonne année, même si cela aurait pu être encore pire”, a déclaré le président du Ceto, René-Marc Chikli, en présentant le bilan lors du Forum annuel du Ceto à Bordeaux. “Le pire” remonte au retournement brutal du marché lors de l’exercice 2008-2009, a-t-il rappelé.

Entre novembre 2011 et fin octobre 2012, les 70 membres du Ceto ont fait voyager 7,28 millions de clients, soit 25.000 clients de moins qu’un an plus tôt à périmètre comparable, pour un volume d’affaires de 5,28 milliards d’euros (-0,8%). La recette unitaire moyenne a baissé de 10 euros, à 726 euros. L’année 2012 a été marquée par un mois de juillet “catastrophique”, suivie d’un bon mois d’août.

Côté destinations, après une année 2011 noire liée au printemps arabe, la Tunisie, première destination étrangère des Français, “est un peu repartie cet été, on a limité la casse”, a dit M. Chikli, en déplorant toutefois “un problème de qualité” sur place. Et les tour-opérateurs s’inquiètent pour l’hiver 2012-2013: les prises de commandes ont reculé de plus de 10% en nombre de clients et de 7% en chiffre d’affaires, touchant à la fois le moyen-courrier et le long-courrier.

“On est en difficultés. On entre dans un exercice aussi mauvais que celui de 2008-2009. L’espoir est de rattraper des parts sur le moyen-courrier”, a estimé M. Chikli. En attendant, les tour-opérateurs ajustent leur offre pour “limiter les risques”.

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