Les USA autorisent la France à vendre les deux Mistral à l’Égypte

Les deux navires de guerre français Mistral promis à l’Égypte seront vendus pour un montant d’environ 950 millions d’euros, a indiqué l’entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La livraison de ces deux navires serait prévue début mars. Leur vente au Caire avait été annoncée plus tôt dans la journée par la présidence française.

« Quatre mois de formation en France d’environ 400 marins égyptiens sont prévus dans le contrat et au printemps prochain des exercices conjoints seront organisés entre les marines française et égyptienne », a ajouté cette source proche du ministre, sous couvert de l’anonymat. La même source « n’a pas caché sa satisfaction d’être parvenu à régler en moins de six semaines l’affaire des BPC russes » alors que Washington se seraient engagés depuis longtemps  à trouver un nouvel acquéreur afin de dédommager Paris.

Le président François Hollande a par ailleurs assuré mercredi à Bruxelles que la France livrera les deux navires de guerre Mistral à l’Égypte « sans rien perdre financièrement ». « Hier (mardi), j’ai arrêté avec le président égyptien Sissi et les modalités et le prix de la vente » des deux Mistral dont la vente à Moscou avait été stoppée sous pression américaine.

Washington aurait demandé à l’Arabie saoudite de participer financièrement

C’est le 6 août, à bord d’un navire égyptien sur le canal de Suez lors des cérémonies d’inauguration du tronçon élargi du canal, que les présidents français, François Hollande, et égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont pour la première fois évoqué l’achat des Mistral par Le Caire. « Au lendemain de l’annonce de notre accord avec les Russes sur la non-livraison de ces navires, le président al-Sissi a fait connaître son vif intérêt pour le rachat de ces bateaux, ensuite les choses ont été menées rapidement », a précisé cette source.

Une première délégation française s’est rendue en Égypte fin août, puis le numéro deux de la marine égyptienne est venu en France, à Paris et à Saint-Nazaire, dès le 8 septembre. Les « paramètres de l’accord » ont été fixés le 19 septembre et, le 22, les deux Présidents se téléphonaient pour finaliser la décision d’achat. D’autres pays avaient fait part de leur intérêt pour l’achat des deux BPC, mais « avec moins de vigueur » que Le Caire. Interrogée sur une éventuelle participation de l’Arabie saoudite au financement des deux bateaux, la même source a refusé de confirmer, assurant « n’avoir parlé dans cette affaire qu’avec une seule partie, l’Égypte ».


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