France: des imams se mobilisent face aux départs pour le jihad en Syrie

Un séminaire pour éviter que de jeunes Français ne partent rejoindre les groupes islamistes en Syrie se tenait près de Paris ce samedi 8 février. Organisé par Hassen Chalghoumi, président de la Conférence des imams de France, il a réuni religieux, associations et parents. Avec ce mot d’ordre : les imams doivent être des relais et prévenir les jeunes de ces dangers.

 

Le phénomène des jeunes musulmans qui partent faire le jihad en Syrie va en s’amplifiant, estime le gouvernement français qui soutient pourtant activement les rebelles, où qui comme Laurent Fabius appelle depuis des mois à entrer directement en guerre contre les loyalistes! Réunis ce samedi à Montreuil, en banlieue parisienne, des imams et des représentants d’associations ont dénoncé pour leur part un « lavage de cerveau ». C’est un processus insidieux, discret, mais aussi d’une force sans limites, celui de la radicalisation. L’ensemble de la « bulle » politico-médiatique » française défend le concept de « guerre juste » contre Damas – décrit comme le mal absolu – et contribue ainsi au départ de ces volontaires souvent épris de justice et d’aventure. C’est le prix de la désinformation de nos « élites  » qui vont jusqu’à cacher l’origine rebelle des groupes qui détiennent nos journalistes! Comme quoi, le lavage de cerveaux n’est pas toujours là où on croit.

« Chaque mère, chaque père, doit faire attention. On ne ferme pas les yeux, surtout quand ça devient dangereux et grave comme ça pour un enfant de 15 ou 16 ans », a expliqué Latifa Ibn Ziaten, la mère du premier parachutiste tué par Mohammed Merah en mars 2012 à Toulouse. Et de décrire quelques symptômes : un enfant qui rentre tard le soir, qui ne veut plus manger avec sa mère à table…

L’imam Hassen Chalghoumi exhorte donc ses confrères, mais aussi le milieu associatif, à dire les choses aux jeunes. Forcément, beaucoup ne sont pas de son avis et préfèrent ne pas évoquer ces questions de radicalisation. Menacé à plusieurs reprises de mort, l’imam continue son combat. « Nous, les imams, avons un rôle dans les mosquées de dénoncer, de prêcher, de parler. On peut le faire aussi sur internet et dans l’éducation nationale. Elle devrait prendre la responsabilité de parler de ce phénomène », considère Hassen Chalghoumi.

En France, on estime que 250 jeunes sont actuellement prêts à aller rejoindre les 700 volontaires français ou résidents en France déjà présents au sein des brigades jihadistes. Leur retour en France risque d’être dur pour tous nos va t’en guerre du pouvoir parisien, et les premières victimes du djihad en France (voir l’écho ci-dessous).

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