Financer l’accès à l’eau et à l’assainissement en Méditerranée, les financements innovants : solution ou illusion ?

Les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée sont caractérisés par une situation de stress hydrique structurelle qui devrait s’accentuer dans les trente prochaines années. Les défis de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Méditerranée sont nombreux. Les relever entraînerait d’importants effets bénéfiques, en termes de niveau d’éducation, notamment des filles, de santé et d’hygiène publique. Mais les besoins en financement du secteur sont à la hauteur des bénéfices socio-économiques escomptés : près de 17 milliards US dollars par an. S’il faut développer des ressources financières stables pour financer ce secteur de façon pérenne, les enjeux du secteur vont au-delà de ces seuls aspects financiers. Un changement de paradigme basé sur une gouvernance plus efficace et une vision stratégique de l’allocation de l’eau à ses différents usages est également nécessaire.

Pour ce faire, le nouveau rapport d’IPEMED propose différents mécanismes de financement innovants, reposant notamment sur le principe pollueur-payeur, qui pourraient permettre la mobilisation de près de 60 milliards d’euros. Il souligne également l’importance d’une gouvernance transversale en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement rassemblant les Etats, les autorités de gestion de fonds et la société civile au sein d’une structure adaptée.

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