Emmanuel Macron se rendra en Tunisie début février

Emmanuel Macron effectuera une visite d’Etat les 1er et 2 février en Tunisie, un pays avec lequel la France veut “intensifier” sa coopération, notamment dans la lutte antiterroriste.
« La relation avec la Tunisie est prioritaire » car les liens entre les deux pays « sont exceptionnels »

a déclaré le président français après avoir reçu à déjeuner son homologue Beji Caïd Essebsi, venu à Paris pour le sommet sur le climat de mardi.
Il a qualifié d’« exemplaire » le choix fait par la Tunisie « de l’Etat de droit et de la démocratie » à la suite du Printemps arabe qui a renversé le  président Zine el-Abinide Ben Ali en 2011. « Nous ne pouvons qu’être admiratif face au modèle de transition (…) et aux réformes qui sont encore en cours », a-t-il ajouté, en saluant « le courage et la ténacité du peuple tunisien ».
Longue frontière avec la Libye
Emmanuel Macron a notamment indiqué que la visite d’Etat de février permettra « d’intensifier » cette relation, notamment avec la signature d’un accord-cadre dans la sécurité, alors que la Tunisie « est en première ligne en raison de ses 450 km de frontières avec la Libye », selon M. Essebsi.
Sur le plan économique, « la France est le premier partenaire de la Tunisie et entend le rester », a déclaré M. Macron, en annonçant des accords à l’occasion de sa visite.
Liste noire des paradis fiscaux
Le chef de l’Etat français a souhaité que la Tunisie « puisse quitter » rapidement la liste noire des paradis fiscaux publiée le 5 décembre par Bruxelles, qui a suscité une polémique en Tunisie.
« C’est une décision injuste », a réagi M. Essebsi, car « la Tunisie ne mérite pas de figurer sur cette liste ». La Tunisie se retrouve sur cette liste, aux côtés de 16 autres nations comme le Panama, Bahreïn ou les Emirats arabes unis, « parce qu’elle a pris des engagements trop tardifs et incomplets », avait expliqué jeudi le commissaire européen Pierre Moscovici.
M. Essebsi a par ailleurs insisté sur sa « convergence de vue » avec Emmanuel Macron sur la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. « Le processus de paix semble avoir fait son temps » et « il faut y réfléchir rapidement car la situation risque de se détériorer » entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il ajouté.

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