Emmanuel Macron au Maroc pour resserrer les liens

Emmanuel Macron se rend au Maroc ce mercredi 14 juin. Une visite très rapide destinée à lui permettre de faire connaissance avec le roi Mohammed VI.

Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés. C’est peut-être ce qui explique que ce déplacement soit présenté d’abord et avant tout comme étant d’ordre personnel.

Le président français ne sera pas accompagné d’une délégation ministérielle ou de chefs d’entreprise. Mais simplement de son épouse Brigitte qui visitera l’exposition Picasso à Rabat ce qui est bien éloigné de la culture marocaine pourtant fort riche. Mais le point d’orgue de la rencontre doit avoir lieu, le soir, lors du diner de rupture du jeûne que le couple Macron partagera avec Mohammed VI et sa famille dans la résidence personnelle du Roi.

 

L’objectif est, selon l’Elysée, de poser les bases d’une relation de confiance entre le président français et le souverain marocain qui avant de dîner, se verront en tête à tête puis en présence de leurs conseillers. Au menu de ces discussions : coopération économique, climat et surtout sécurité.

Emmanuel Macron n’avait pas pu se rendre au Maroc durant la campagne pour la présidentielle, alors qu’il était allé en Algérie et en Tunisie. C’est pour remédier à cette situation qu’il a réservé à Rabat l’un de ses premiers déplacements à l’étranger.

 

■ Les droits de l’hommes seront-ils évoqués ?

Constestation dans le Rif et procès Gdeim Izik, c’est un voyage présidentiel dans un Royaume en ébullition. Pour l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT, une ONG politique opposée au gouvernement marocain), c’est l’occasion d’interpeller le président français sur les violations des droits de l’homme dans le Royaume, et en particulier sur le procès de Gdeim Izik qui se tient actuellement près de Rabat. Affaire dans laquelle 24 militants politiques, victimes de tortures, sont accusés d’être responsables de la mort de 11 membres des forces de l’ordre. Un procès à charge, où les droits de l’homme et de la défense ont été totalement bafoués selon Hélène Legeay, responsable du pôle Maghreb de l’ACAT.

Source RFI


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