Décès du journaliste de la MAP Mansour Madani

Le journaliste Mansour Madani, l’un des piliers de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), est décédé à l’âge de 59 ans, a-t-on appris dimanche auprès de ses proches.

 

Le défunt avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la rédaction centrale et dans des bureaux de l’agence à l’étranger.

 

Lauréat du prix de l’agence au titre de la10ème édition du Grand Prix national de la Presse, feu Mansour Madani avait exercé en tant que chef des bureaux de la MAP à Paris, Madrid et Lisbonne. Il a également été rédacteur en chef à Rabat.

 

Ses collègues et amis garderont de lui l’image d’un homme affable et constamment souriant. Ceux qui l’ont vu à l’œuvre, tant au bureau de la MAP à Paris qu’à Madrid en passant par Lisbonne et la centrale, n’oublieront pas de sitôt son calme légendaire. Des fois quand le stress atteignait son paroxysme, sa présence, à elle seule, aspirait toute la pression et laisser rayonner tout autour un indicible halo d’assurance, de confiance et de sérénité.

 

D’aucuns se rappelleront comment il a su gérer, en rédacteur en chef aguerri, des situations d’une extrême complexité. Assommés par la nouvelle de sa disparition subite, certains revoient encore, incrédules, sa silhouette derrière un PC clapotant, infiniment en douceur sur son clavier comme pour ne pas lui faire mal.

 

Ceux qui l’ont accompagné tout au long de son parcours professionnel au Maroc comme à l’étranger, lors de couvertures diverses, retiendront de lui l’image d’un professionnel imperturbable, constamment à cheval sur l’éthique et la déontologie d’un métier qui l’a happé, dès le premier jour où il mit les pieds à la MAP au milieu des années 70.

 

Ame généreuse et esprit vif, le défunt a su naturellement fédérer autour de lui, grâce à son flegme légendaire, toutes les générations de journalistes qui se sont succédées à la MAP, indépendamment de leurs traits de caractères.

 

Remarques par-ci, rectifications par-là, toujours dans la bonne humeur assaisonnée tantôt par une blague, tantôt par une référence aux arts et à la culture, tous ceux qui ont eu à le côtoyer sentent dans leur chair le vide énorme que sa disparition a laissé.

 

Les rédactions ne recevront certes plus de dépêches, reportages, portraits et autres papiers signés de ses initiales « EM », mais à l’agence, au-delà des titres et des postes, le nom et la plume de Madani Mansour, qu’il repose en paix, resteront à jamais associés à cette forêt de plumes appelée la MAP.

Pour Partenariat Europe Maghreb ce fut un excellent confrère, aussi efficace que courtois, que l’on rencontrait toujours avec plaisir quand il officiait à Paris.

 

Avec MAP

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