Quand la LDH censure… à la hache!

Incroyable! A l’occasion d’une conférence de presse donnée le vendredi 2 juillet au siège parisien de la Ligue des Droits de l’Homme sur « L’impasse de la démocratie en Tunisie » par les habituelles organisations droitsdelhommistes telles le CRLDHT, l’ACAT, Human Rights Watch, RSF, et autres, plusieurs journalistes invités ont été refoulés avec interdiction d’assister à la conférence de presse. Et pourtant le sujet ne manquait pas d’intérêt puisqu’il s’agissait d’étudier un article de loi en préparation qui « sanctionnerait tout Tunisien qui entretiendrait, sciemment, des relations avec des parties étrangères en vue de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie ». C’est en un mot la répression du sabotage économique, en vigueur pourtant dans certains pays occidentaux.

Mais ce qui est le plus incroyable dans cette affaire c’est que le censeur en chef, notamment de Majed Nehmé, directeur du mensuel Afrique-Asie, est le « Pape » de la liberté de la presse en personne, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme! En réponse à une question sur ce comportement discriminatoire, car en plus tous les journalistes refoulés étaient de type auvergnat comme dirait M. Hortefeux, un collaborateur de M. Tubiana s’est exclamé : « Tous ces journalistes tunisiens passent leurs temps à nous insulter. Ils n’ont rien à faire ici! ». Drôle de conception de la liberté d’expression. Comme quoi le grand H de Droits de l’Homme peut cacher la petite hache de la censure. C’est ce qui a dû faire fuir les représentants de la « grande presse », absents pour la plupart, las de ces comportements sectaires à répétition. A la sortie, une journaliste du Net s’est exclamée, outrée de voir ses confrères bloqués :  » L’impasse de la démocratie c’est ici! ».

HW

Histoire : La Tunisie doublement à l’honneur à Paris

Par Hugues Wagner.

Le 30 juin 2010, la Tunisie a été deux fois au coeur de la vie culturelle parisienne.

D’abord en début de soirée, avec la présentation de « Carthage, 3000 ans d’Histoire » à l’auditorium du Petit Palais, Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris.

Cette brillante conférence autour d’un récit de Raja Farhat, donnée en présence de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et de SEM Mohamed Raouf Najar, ambassadeur de Tunisie en France (photo), était ponctuée par des chants de Abir Nasraoui. Le brillant homme de théâtre tunisien, visionnaire des choses de l’art et de la mémoire, a décliné les grandes étapes d’une histoire plusieurs fois millénaire : la Pax romana ; les Siècles vandales, byzantins et arabes ; l’Episode chiite, arabisation et pouvoir islamique berbère ; le Protectorat français ;  l’Indépendance ; le Changement.

Plus tard dans la soirée, l’association Les Echanges Franco-Tunisiens (EFT) a organisé un dîner-débat à propos du livre « Edgar Faure, l’optimiste » (Editions la Documentation française) en présence de l’auteur, Yves Marek (photo). Ce dernier relate dans son ouvrage les liens privilégiés de l’homme (animal selon certains) politique avec la Tunisie et sa proximité avec Pierre Mendès France. Rappelons que, selon wikipedia.org, il accéda une seconde fois (début 1955), après la chute du gouvernement Mendès France, à la présidence du Conseil. Dans ces fonctions, il poursuivit la préparation de l’indépendance de la Tunisie (lancée par Mendès France avec son « discours de Carthage ») et relança le processus au Maroc (« l’indépendance dans l’interdépendance »), notamment en permettant le retour d’exil du sultan Mohammed, d’abord à Paris (puis, après la chute du gouvernement Faure, au Maroc même). Il appliqua l’état d’urgence au sujet des événements d’Algérie. Il prit l’initiative d’une réunion au sommet des Quatre Grands à Genève, et favorisa la tenue de la Conférence de Messine, qui permit la relance de la construction européenne.

Mme Leïla Ben Ali plaide pour le statut de la femme dans le monde

La réunion de l’Organisation mondiale de la famille qui s’est tenue le 29 juin à New York, en marge de la réunion de haut niveau du Conseil économique et social de l’Onu pour l’année 2010 a été marquée par l’allocution de Mme Leïla Ben Ali, Première dame de Tunisie et présidente de l’Organisation de la femme arabe, lue en son nom par Mme Bébia Bouchnak Chihi, ministre des Affaires de la femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées.


Dans cette allocution, Mme Leïla Ben Ali a lancé un appel en direction de la communauté internationale pour qu’elle soutienne davantage la cause des femmes, soulignant que « la promotion du statut de la femme est une cause sociale universelle » requérant l’implication de tous, et commandant aussi « d’asseoir les fondements d’une culture humaniste qui renforce les principes de pleine égalité entre les genres et d’éduquer les générations montantes dans le culte de ces valeurs ». Réitérant son appel à assurer une participation équitable des deux genres aux travaux du Congrès mondial de la Jeunesse prévu en 2011, Mme Leïla Ben Ali a souligné, une fois encore, la nécessité de veiller à ce que, en cette occasion, « une importance plus grande soit accordée à l’initiation des enfants et des jeunes dans tous les pays du monde aux valeurs d’égalité entre les genres, car nous sommes persuadés que les problèmes du genre social sont, avant tout, des problèmes d’éducation et de culture ».

Cette approche est déjà celle de la Tunisie, a indiqué Mme Ben Ali qui a, dans son message, énuméré quelques-uns des nombreux acquis réalisés par la Tunisie en matière d’émancipation féminine, d’égalité entre les sexes et de pleine intégration de la femme dans les sphères politique, économique et sociale, grâce aux réformes opérées depuis deux décennies par le Président Ben Ali. En matière de santé par exemple, a indiqué Mme Leïla Ben Ali, l’espérance de vie de la femme atteint 74 ans contre 67 en 1987. Le taux de scolarisation des filles de six ans a été porté à 99%, matérialisant ainsi la volonté politique de faciliter l’adhésion de la femme tunisienne à la société du savoir et de l’information. La proportion des jeunes filles passée à 58% dans l’enseignement secondaire et à 60% dans les universités, le nombre élevé de femmes enseignant à l’université (44%) ou exerçant dans le secteur de la recherche scientifique (47%), ainsi que la présence accrue des femmes dans la vie politique et publique (27,5% de femmes députés ; 33% de femmes siégeant dans les conseils municipaux, plus du tiers des magistrats  et 60% des journalistes et communicateurs) ont également été évoquées par la Première dame de Tunisie.

Ces acquis sont appelés à se renforcer davantage, a indiqué Mme Ben Ali, qui a rappelé que «  le Programme présidentiel 2009-2014 offre de nouvelles opportunités et de larges perspectives à la femme d’accroître sa présence aux postes de direction et de responsabilité pour atteindre 35% au moins au cours de ce quinquennat, contre 30% actuellement ». Mme Leïla Ben Ali a également fait observer que la Tunisie a ratifié toutes les conventions et tous les pactes internationaux se rapportant directement ou indirectement aux droits de la femme, et s’est dotée de multiples mécanismes pour dynamiser le rôle économique des femmes et éliminer toutes les formes de violences à l’égard des femmes.

« La volonté de la Tunisie s’est confortée dans ce domaine, dans le cadre de notre présent mandat à la tête de l’Organisation de la femme arabe, mandat au cours duquel nous avons œuvré à briser le mur du silence concernant la discrimination et la violence que subit la femme et qui handicapent son émancipation », a ajouté Mme Leïla Ben Ali.

Mémoire à risque des photocopieuses et imprimantes

La plupart des photocopieuses et imprimantes laser construites après 2000 disposent de mémoire voire de disques durs.

De nombreuses entreprises laissent partir en toute innocence des milliers de documents dans ces machines, revendues à bas prix aux pays en voie de développement.

Selon une étude réalisée par Sharp, 60 % des utilisateurs ignorent ce risque.


Israël Facebook, le masque des espions

Sous le pseudonyme de Ruth Zuckerman, un profil « séduisant » de jeune femme israélienne se cachait en réalité une opération

de renseignement du Hezbollah. En quelques semaines « Ruth », qui se faisait passer pour une femme-soldat de l’Etat hébreu, avait réussi à devenir l’amie

et la confidente de 200 soldats de Tsahal dont certains membres d’unités d’élites souhaitant en général garder l’anonymat.

C’est le nombre important de soldat de ces unités sur une même page qui a fini par intriguer l’un d’entre eux. Grâce à ces conversations, le Hezbollah a réussi à prendre connaissance

de nombreux codes, de mots de passe et de noms d’officiers dans les organigrammes et détails sur les installations de bases et les mouvements des unités.

La Commission européenne s’engage pour l’intégration des marchés de l’électricité du Maghreb

Les ministres en charge de l’énergie de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie et le Commissaire Oettinger se sont réunis aujourd’hui à Alger pour accélérer le processus d’intégration des marchés électriques au Maghreb, première étape vers une pleine intégration de ces marchés au marché européen.

A l’issue de la réunion ministérielle, le Commissaire Oettinger a déclaré: « Il est très important que les trois pays du Maghreb réaffirment fortement aujourd’hui à Alger leur volonté commune de créer un marché maghrébin de l’électricité avec la perspective d’une intégration avec le marché européen. C’est un signal très positif pour notre coopération énergétique avec ces pays qui a toutes les chances de devenir la base d’un partenariat stratégique ».

La Déclaration Ministérielle signée aujourd’hui confirme l’objectif commun d’intégration des marchés électrique et définit un plan d’action concret pour les prochaines années ainsi que le principe d’une réunion annuelle des ministres pour mesurer les progrès accomplis.

Alors que les pays Maghrébins réalisent des investissements très importants pour répondre à une forte croissance de la demande d’électricité et qu’une nouvelle dorsale à 400kV reliant les trois pays sera complétée cette année, l’intégration des marchés sur la base de règles communes connaît une nouvelle dynamique.

Les réformes du secteur électrique initiées dans les trois pays vont progressivement intégrer la dimension régionale et permettre les échanges commerciaux et le transport d’électricité entre les pays. Ce processus est favorable à l’investissement dans le secteur électrique, notamment aux projets concernant les énergies renouvelables comme les plans solaires de chaque pays et des initiatives privées comme DESERTEC.

A l’occasion de sa première visite dans la région, le Commissaire Oettinger a également tenu des rencontres bilatérales avec les ministres en charge de l’énergie des trois pays du Maghreb et a rencontré des représentants de l’industrie européenne en Algérie.

Background:

Le Conseil ministériel tenu ce jour à Alger était présidé par M. Youcef Yousfi, Ministre algérien de l’Energie et des Mines. Mme Amina Benkhadra, Ministre marocaine de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, ainsi que M. Afif Chelbi, Ministre tunisien de l’Industrie et de la Technologie, y participaient. Le Conseil ministériel s’est conclu par la signature d’une déclaration conjointe des ministres en présence du Commissaire Oettinger.

Le processus d’intégration des marchés maghrébins de l’électricité a été lancé par le Protocole de Rome de 2003 et a bénéficié d’un projet d’assistance technique financé par l’Union européenne entre 2007 et 2010. Après cette phase de préparation, le Conseil ministérielle de ce jour marque une étape vers la réalisation concrète d’un marché maghrébin de l’électricité sur la base d’un plan d’action.

Le Projet Desertec est un projet éco-énergétique de grande envergure mené par la Desertec Foundation. Il s’agit de créer un réseau interconnecté alimenté par des centrales solaires du Maroc à l’Arabie Saoudite (également relié via Gibraltar) et des câbles sous-marins à l’Europe. DESERTEC vise à la fois à répondre en grande partie aux besoins des pays producteurs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et à fournir 15% (dans un premier temps) de l’électricité nécessaire à l’Europe.

Le Suisse Joseph Deiss remplace le Libyen Ali Treki à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU

L’ancien chef du gouvernement suisse, qui avait œuvré il y a huit ans, à l’entrée de la Suisse aux Nations Unies, a été choisi pour occuper le poste de président de la 65ème Assemblée générale de l’ONU. Joseph Deiss, 64 ans, succèdera ainsi au Libyen à Ali Treki, à la mi-septembre 2010.

Acceptant ce poste avec «beaucoup d’espoir et de solides convictions», il a expliqué l’entrée du monde dans une ère d’interdépendance croissante : «Tout va plus vite, de nouveaux défis ont émergé –changements climatiques, crise financière et économique, terrorisme et crime organisé globalisé, extrémisme de tous les genres- en plus des défis traditionnels posés par les conflits armés et la pauvreté dans le monde». Il a également «été frappé par l’importance donné dans la Charte à la notion d’amitié qui va bien au-delà de l’idée de la défense des intérêts des pays», a-t-il souligné au cours de la conférence de presse qui a suivi son élection.

Le premier évènement majeur qui attend le nouveau président de l’Assemblée générale sera le Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) organisé en septembre au siège de l’ONU, à New York et au cours duquel les Etats Membres doivent réaffirmer leur engagement à atteindre les ODM d’ici à 2015.

Ancien professeur d’économie, Joseph Deiss a également expliqué qu’il entendait dédier l’agenda de la 65ème Assemblée général aux questions de gouvernance globale en générale et de gouvernance économique en particulier, à la réforme du Conseil de sécurité, au changement climatique, à la protection de la biodiversité et à la sécurité alimentaire.

Médias : Canal+ se réinstalle en Tunisie

Un bouquet de 36 chaînes, c’est ce que se propose de lancer Canal+ qui vient de conclure un accord commercial avec la Tunisie. Le démarrage est prévu pour fin septembre-début octobre 2010.  Le premier groupe de télévision payante en France revient  ainsi en force après l’arrêt de la diffusion de Canal Horizons (créée en 1992).  L’arrivée du piratage et la concurrence des télévisions par satellite ont été pour beaucoup dans la fin de la présence de la chaîne au Maghreb. Les dirigeants de Canal+, et leur partenaire Slim Chiboub sont bien décidés à mettre en place une stratégie qui leur permettrait de lutter contre le piratage, notamment en proposant des prix d’abonnement mensuels attractifs (autour de 20 dinars/mois).

Les solutions pirates hébergés au Maghreb usent de serveurs payants illicites et sont très actifs dans la région. Dans certains pays, ils vont même jusqu’à fournir l’accès aux chaînes sous forme d’abonnement, à l’instar des opérateurs qu’ils piratent. L’implantation de Canal overseas devrait permettre de limiter l’usage de ces décodeurs. L’expérience aurait réussi au Maroc et en Algérie où Canal overseas est installé depuis près de 18 mois. Un léger recul du piratage aurait été ainsi remarqué. Précisons que l’Algérie est le premier marché de Canal+ au Maghreb.
Canal overseas est un opérateur international implanté dans plus de 40 pays répartis sur les cinq continents. Il exploite sept positions satellitaires couvrant la Pologne, le Maghreb, l’Afrique Sub-saharienne, l’Océan Indien, les Caraïbes, la région Océanie-Pacifique Sud et le sud-est asiatique.

La Tunisie élue premier Vice-président de la Chambre arabo-française

L’Assemblée générale de la Chambre arabo-française vient d’élire la Tunisie au poste de premier vice-président, en la personne de M. Mohamed Sahraoui, actuel vice-président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). La France a été élue à la présidence de la chambre, en la personne de M. Hervé De Charrette, ancien ministre français des Affaires étrangères. Le secrétariat général sera assuré par M. Salah Tayar de l’Arabie Saoudite.