Algérie: importante mobilisation contre la candidature du président Bouteflika

Troisième vendredi de manifestations en Algérie contre une candidature pour un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’Etat, hospitalisé à Genève, a mis en garde jeudi 7 mars contre un risque de « chaos » dans un message publié par l’agence officielle. Mais cela n’a pas convaincu les citoyens de rester chez eux.

Dans le centre d’Alger, la plupart des boutiques sont fermées ce vendredi 8 mars. Un important dispositif policier est déployé avec plusieurs véhicules anti-émeutes et un hélicoptère survole la capitale.

L’appel avait été lancé pour 14 heures, après l’heure de la grande prière de ce vendredi. Mais dès la fin de la matinée, des centaines de personnes étaient déjà rassemblées autour de la Grande Poste d’Alger et dans le centre-ville de la capitale. Des hommes, des femmes et des enfants aussi qui portent des drapeaux, mais aussi des fleurs.

La place du 1er-Mai, le point de départ de la manifestation, était déjà pleine de monde à la mi-journée. L’entrée d’Alger est complètement bloquée par les embouteillages. Saïd Salhi, le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, décrit une ambiance plutôt festive. Il faut dire que sur les réseaux sociaux, le mot d’ordre donné est clairement pacifique.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent une véritable marée humaine. Une mobilisation aussi immense que difficile à évaluer avec de nombreux drapeaux algériens et des pancartes flanquées d’un « NON », non à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, ainsi que d’autres en anglais. Des scènes similaires à Guelma, Constantine, Boumerdès, Tiaret ou encore Tizi-Ouzou. Dans toutes ces villes, des citoyens sont descendus dans les rues.

Pas de récupération politique

En fin de matinée, Ali Ghediri, le général major à la retraite, qui est candidat à l’élection, était dans le centre de la ville. Mais lorsqu’il est arrivé près des manifestants, on lui a demandé de partir. Il est clair que ceux qui manifestent ne veulent pas de récupération politique et souhaitent que cela reste une manifestation du peuple algérien.

Tunisie: annonce de la construction du port d’Enfidha

Le ministre tunisien des Transports, Hichem Ben Ahmed, a annoncé en marge de la conférence sur le dialogue régional sur les transports terrestres et maritimes, le début des travaux de construction du port d’Enfidha. Les travaux coûteront environ 2500 millions de dinars et créeront plus de 50 000 emplois. La Société Eaux Profondes du Port d’Enfidha, société publique associée au ministère des Transports, supervisera le développement et la maintenance du port et a déjà été enregistrée au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT). La première réunion du Conseil d’administration se tiendra le 28 février 2019. L’objectif principal de cet impressionnant projet est de créer l’un des ports d’escale les plus importants du sud de la Méditerranée et de faire de la Tunisie un centre commercial et de services régional et international, capable de répondre aux besoins toujours croissants du trafic maritime national. En outre, grâce à la création d’un port de nouvelle génération, il sera possible de développer une synergie entre le port et les zones voisines d’activité économique et logistique, favorisant ainsi le transport multimodal et d’autres investissements dans la région (il existe déjà dans la région un parc industriel, où se trouvent plusieurs entreprises italiennes et un aéroport). La réalisation du port d’Enfidha fait partie des 33 grands travaux, prévus dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), d’une valeur de 6 milliards de dinars, promus par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque mondiale.

FHE au Maroc: livraison de son usine marocaine en septembre

L’entreprise FULL HOME ENERGY (FHE), basée à Perpignan/Pyrénées-Orientales, (CA 4 M€, 40 salariés), numéro 1 français de la gestion des énergies du foyer, qui offre une solution 100 % intégrée pour piloter l’ensemble des vecteurs énergétiques du bâtiment, poursuit la construction de son usine à Kénitra au Maroc. Cette usine de fabrication d’un nouveau produit lié au stockage d’énergie devrait être livrée en septembre 2019. Montant de l’investissement : 3,8 M€.

Tunisie: législatives et présidentielle les 6 octobre et 10 novembre

  • Les élections législatives et présidentielle tunisiennes auront lieu les 6 octobre et 10 novembre prochains, a annoncé aujourd’hui la Commission électorale. C’est la troisième fois que les Tunisiens sont appelés aux urnes dans le cadre d’élections depuis la “révolution de jasmin” qui a mis fin en 2011 à la présidence de Zine el Abidine Ben Ali.Le scrutin législatif, qui se tiendra le 6 octobre, devrait donner lieu à une compétition serrée entre les islamistes « modérés » d’Ennahda, le parti Yahya Tounes d’inspiration laïque du premier ministre Youssef Chahed, et le parti Nidaa Tounes mené par Hafedh Caïd Essebsi, le fils de l’actuel chef de l’Etat.

Ces trois mouvements dirigent le pays au sein d’une coalition mais leurs divergences paralysent les décisions gouvernementales, notamment les réformes économiques réclamées par les bailleurs internationaux de la Tunisie.

Aucun candidat ne s’est pour le moment déclaré pour l’élection présidentielle, dont le premier tour se déroulera le 10 novembre.

Répression policière: l’ONU réclame à Paris une enquête sur «l’usage excessif de la force»

  • Le maintien de l’ordre en France est soumis à de sévères remontrances. Prenant la suite d’experts onusiens, de députés de l’Union européenne et de son homologue au sein du Conseil de l’Europe, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a réclamé ce mercredi à la France une «enquête approfondie» sur les violences policières qui se sont produites pendant les manifestations des «Gilets jaunes» depuis la mi-novembre. «Evidemment nous suivrons les recommandations avec la diligence nécessaire», a réagi dans la foulée le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée.

Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, l’ancienne présidente du Chili en poste depuis six mois à l’ONU a déclaré que les «Gilets jaunes» manifestent contre «ce qu’ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de (leur) participation aux affaires publiques». «Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force», a-t-elle ajouté. Michelle Bachelet a rappelé que «les inégalités touchent tous les pays». Elle n’a cité que la France comme pays prospère mais a dénoncé les répressions violentes des manifestations qui se sont produites récemment au Soudan, au Zimbabwe et en Haïti.

«Il faut, je le dis néanmoins, s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts, je le rappelle, des morts nombreux, suite à des manifestations (…) Le niveau d’inclusion économique et démocratique en France est selon les standards de l’ONU un des plus élevés au monde, avec un niveau d’inégalités contenu mais que nous nous attachons à combattre», s’est défendu Benjamin Griveaux, rappelant l’attachement du président Macron au «multilatéralisme». Et d’ajouter: «Il est bien de voir le verre à moitié vide (….) mais c’est mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein».

ONU, UE, CEDH: plusieurs précédents

Le porte-parole du gouvernement a également rappelé «162 enquêtes [de l’Inspection générale de la police nationale avaient] ouvertes à la date du 1er mars». Des dizaines de manifestants affirment notamment avoir été blessés par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD), une arme qui suscite de vives controverses en France. Des vidéos ou des photos prises lors de manifestations révèlent des blessures particulièrement sévères. Il est néanmoins souvent difficile de savoir quelle est l’origine exacte de celles-ci, notamment s’il s’agit de LBD ou de grenades de désencerclement. 12.122 tirs de LBD, 1428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées et 4942 tirs de grenades de désencerclement ont été comptabilisés par le ministère de l’Intérieur à la date du 4 février.

La situation en France comparable avec celle des répressions violentes au Soudan, en Haïti et au Zimbabwe!

La Haut-commissaire onusien aux droits de l’homme n’est pas la première représentante d’une instance européenne ou internationale à dénoncer l’usage excessif de la force dans les manifestations des «Gilets jaunes». Le 14 février, un groupe d’experts du Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait déjà publié un sévère communiqué sur le sujet, estimant que «le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée» et évoquant le chiffre de 1700 blessés. Le lendemain, ce sont des députés du Parlement européen qui ont voté une résolution pour «dénoncer le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques», sans citer expressément dans le texte les «Gilets jaunes», qui ont néanmoins été évoqués lors des débats. Enfin, le 25 février, le Conseil de l’Europe, organisation qui regroupe 47 pays, a appelé la France à suspendre l’usage des LBD. «Les blessures occasionnées par des tirs de LBD révèlent un usage disproportionné de la force, ainsi que l’inadaptation de ce type d’arme au contexte d’opérations de maintien de l’ordre», a écrit la commissaire aux droits de l’homme de la CEDH, Dunja Mijatovic, dans un mémorandum de dix pages.

Tunisie: salon du Tourisme Mahana, Halle Tony Garnier, du 8 au 10 mars 2019 à Lyon, et au salon Mondial du Tourisme, du 14 au 17 mars à Paris

La destination Tunisie a le vent en poupe pour la 3ème année consécutive !

Les Français reviennent nombreux en Tunisie, car c’est un pays accueillant tout simplement, mais pas seulement ! Un pays proche, un pays ami, un pays où sans cesse de nouvelles expériences sont à découvrir : Des canyons de Midès pour la randonnée, aux villas souterraines de Bulla Regia, en passant par une balade dans le vieux centre-ville de Tozeur. 

La Tunisie, certains l’aiment sucrée comme les Makroud de Kairouan, d’autres l’aiment salée comme les briques au thon de Djerba … Mais le plus important est de se sentir bien, avec un confort relaxant, une qualité de service de haut niveau et un encadrement rassurant. 

La Tunisie de retour dans le coeur des Français

En ce mois de mars, force est de constater que la Tunisie confirme son retour dans le coeur des Français. Avec près de 800 000 touristes français en 2018, l’année 2019 s’annonce d’ores-et-déjà comme l’une des meilleures depuis ces dernières années. L’objectif est d’atteindre 1 million de touristes Français.. ! 

 La Tunisie toute l’année

AUTOMNE 

Profitez des températures encore clémentes de l’automne pour des baignades à la plage, des balades en mer ou une escapade au Sahara. Et pour les plus sportifs : golf, sports nautiques ou kite surf. Quel que soit votre choix, vous vous laisserez aussi tenter par des soins dans l’un des nombreux centres de thalasso & Spa. 

HIVER

Doux et ensoleillé, l’hiver se prête aux longues randonnées à pied, à cheval, en auto ou moto. C’est la saison idéale pour explorer le Sahara ou pour visiter les médinas, musées et sites archéologiques. Autres options : une cure de thalasso et de remise en forme, ou un circuit golfique à travers les greens de Tunisie. 

PRINTEMPS

Saison de lumière et de verdure, c’est le printemps tunisien qui a inspiré le peintre Paul Klee lors de son célèbre voyage en Tunisie. Profitez de cette belle saison pour un séjour au bord de l’eau, pour pratiquer votre sport nautique favori, ou pour découvrir des sites et des lieux chargés d’histoire. 

ÉTÉ

En été, la Tunisie est la destination reine des vacances balnéaires : plages à l’infini, hôtels et clubs pour tous les goûts, stations touristiques animées. En été, le pays vit aussi et surtout la nuit : les occasions de faire la fête ne manquent pas. 

Avec la participation de l’Office National du Tourisme Tunisien, stand E50.

Infos & Contacts : 

Office National du Tourisme Tunisien 

32, Avenue de l’Opéra 75002 Paris

Tél : +33.1.44.51.51.74 – Fax : +33.1.47.42.52.68 

ontt.france@discovertunisia.com 

www.discovertunisia.com 

Le Salon du Tourisme Mahana Lyon
Mahana est le rendez-vous pour préparer ses séjours dans des destinations proches ou lointaines, au départ de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Accueillant de multiples destinations, le salon présente aussi les dernières tendances du tourisme pour des idées d’évasion et de loisirs à réaliser en famille, entre amis ou en solo. Chaque année, le salon s’entoure des meilleurs spécialistes (professionnels et institutionnels du tourisme, blogueurs voyageurs) pour partager des expériences originales et insolites, conseiller et accompagner les visiteurs dans leurs recherches et proposer de bonnes affaires exclusives. 
Animations festives, culturelles et gastronomiques, jeux concours et ateliers pratiques donnent aux visiteurs un avant-goût de ses futures vacances.

Maroc: les femmes se rapprochent des hommes en matière de droits, selon la Banque mondiale

Si le Maroc se situe autour de la moyenne mondiale en terme d’égalité des droits entre hommes et femmes, il a encore du chemin à parcourir avant d’atteindre la parité totale. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale publié le 27 février et intitulé “Les femmes, l’entreprise et le droit 2019: une décennie de réformes”, le Royaume obtient un score de 73,13 sur 100 en matière d’inclusion économique des femmes (contre 74,71 au niveau mondial). Autrement dit, les Marocaines n’ont que les trois quarts des droits reconnus à leurs compatriotes selon l’étude qui a noté 187 pays en fonction de huit indicateurs, sur une période de dix ans.

Possibilité de se mouvoir ou de créer une entreprise sans l’accord d’un tuteur, se marier ou avoir des enfants sans contraintes légales, exercer des fonctions égales aux hommes, être protégée contre le harcèlement sexuel au travail, pouvoir hériter comme un homme, gérer des actifs, toucher une pension de retraite… De nombreux paramètres ont été pris en compte pour calculer l’indice global d’équité entre hommes et femmes.

Si le Maroc obtient des bons scores (100 sur 100) concernant la possibilité pour les femmes de se mouvoir librement, de commencer un travail sans entrave ou de diriger un business, il est un peu à la traîne concernant les contraintes liées à la maternité (80 sur 100) et l’accès à une pension de retraite (75 sur 100), et encore plus en matière de salaire (50 sur 100), de mariage (40 sur 100) ou encore de gestion des actifs (40 sur 100).

Le Royaume en tête de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Dans le détail, les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes lorsqu’il s’agit de travailler dans certaines industries, de pouvoir obtenir un jugement de divorce, de se remarier ou d’être protégée contre la violence domestique. Aussi, les filles n’ont pas les mêmes droits que leurs frères en matière d’héritage, de même que les veuves n’ont pas les mêmes droits que leurs conjoints pour hériter.

Malgré ces différentes entraves, le Maroc est en avance par rapport aux autres économies de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Celle-ci affiche en effet le score moyen le plus faible du monde en matière d’égalité entre hommes et femmes, avec un indice de 47,37, indique la Banque mondiale. C’est aussi la région dont la moyenne progresse le moins vite, même si 19 réformes ont été introduites depuis dix ans pour améliorer l’égalité entre hommes et femmes.

Au niveau mondial, six pays (la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède) obtiennent la note maximale de 100, “signe qu’ils reconnaissent les mêmes droits aux femmes et aux hommes dans les domaines analysés”, indique la Banque mondiale. Il y a dix ans, aucune économie ne pouvait se targuer d’obtenir cette note.

Libye: l’ONU annonce un accord entre les pouvoirs rivaux

(L-R) Libya Chief of Staff, Marshall Khalifa Haftar, President of the Libyan House of Representatives in Tobruk Aguila Saleh Issa Chairman of the Presidential Council of Libya, Fayez al-Sarraj and President of Libya High Council Khaled Mechri attend the International Congress on Libya at the Elysee Palace in Paris, France, 29 May 2018.
  • L’ONU a fait état jeudi d’un accord sur l’organisation d’élections en Libye entre le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et son rival, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est du pays.

L’accord a été conclu aujourd’hui à Abou Dhabi sous l’égide de l’ONU, a indiqué dans un tweet en arabe la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul). “Les deux parties se sont entendues sur la nécessité de mettre fin à la période de transition à travers des élections générales mais aussi sur les moyens de préserver la stabilité de la Libye et d’unifier ses institutions”, a déclaré la Manul. Après le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye a plongé dans le chaos, déchirée par des luttes d’influence entre de nombreuses milices.

Elle est aujourd’hui dirigée par deux autorités rivales: à Tripoli est basé le GNA, dirigé par Fayez al-Sarraj et soutenu par la communauté internationale, et dans l’est libyen, un cabinet parallèle est appuyé par l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par Khalifa Haftar. Parmi les institutions divisées figure également la Banque centrale.

La dernière rencontre entre Saraj et Haftar remonte à fin mai 2018 à Paris où, déjà, il était question d’organiser des élections mais sans qu’aucune partie ne s’y engage solennellement.

En novembre, l’Italie, partenaire historique et principal de la Libye, avait tenté, sans succès, un nouveau rapprochement entre Sarraj et Haftar lors d’une réunion à Palerme en présence des pays impliqués dans le dossier libyen. Mais le maréchal Haftar avait boycotté la rencontre.

Amnesty dénonce «l’impunité» au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2018

  • L'”impunité” a régné en 2018 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord où les gouvernements ont multiplié les violations des droits humains, a déploré aujourd’hui Amnesty international en dénonçant “l’effrayante complaisance” de la communauté internationale. “La répression des acteurs de la société civile et des opposants politiques a augmenté de manière significative en Egypte, Iran et Arabie saoudite”, souligne notamment l’ONG dans son rapport régional annuel dévoilé depuis la capitale libanaise Beyrouth.

“A travers la région, les autorités ont recours aux détentions arbitraires et à la force excessive contre les manifestants”, relève Amnesty qui évoque “d’impitoyables campagnes de répression”. “L’indifférence du monde à l’égard des violations des droits humains commises dans la région (…) favorise les atrocités et l’impunité”, déplore l’organisation dans un communiqué accompagnant le rapport.

Répression à Gaza par Israël , près de 200 morts

Amnesty International pointe du doigt l’assassinat en octobre du journaliste Jamal Khashoggi, perpétré dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul par un commando venu de Riyad. Mais aussi la répression par Israël de manifestations hebdomadaires à Gaza et en Cisjordanie, qui a tué “au moins 195 Palestiniens, dont 41 enfants”, selon l’ONG. Après l’affaire Khashoggi, des pays comme le Danemark ou l’Allemagne ont suspendu leur fourniture d’armes à Riyad, mais “les principaux alliés du Royaume, au nombre desquels figurent les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, n’ont rien entrepris de tel”, accuse Amnesty, dénonçant l’intervention militaire de Riyad dans la guerre au Yémen.

Silence de la France sur l’élimination du journaliste Khashoggi

L’Iran, secoué par des manifestations pour dénoncer des conditions socio-économiques difficiles, est aussi fustigé. “Les forces de sécurité ont violemment dispersé les rassemblements, frappant les manifestants non-armés, utilisant contre eux balles réelles, gaz lacrymogènes et canons à eau qui ont fait des morts et des blessés”, affirme l’ONG. Amnesty évoque aussi l’Algérie, où des manifestants sont descendus massivement dans les rues depuis quelques jours pour s’opposer à un éventuel 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. “Les autorités maintiennent une interdiction de facto sur les manifestations dans la capitale, et parfois ont recours à une force excessive pour disperser les rassemblements pacifiques dans le pays”, souligne le rapport. Amnesty dénonce aussi les “crimes de guerre” commis en Syrie, en Libye et au Yémen, ravagés par des conflits meurtriers complexes et de graves crises humanitaires.

Algérie: Bouteflika déposera sa candidature le 3 mars

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika va déposer le 3 mars sa candidature à un cinquième mandat auprès du Conseil constitutionnel, a annoncé aujourd’hui son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal.

“Le candidat Abdelaziz Bouteflika va respecter les délais et les lois et déposera son dossier de candidature le 3 mars”, soit le dernier jour prévu pour cela, a déclaré Abdelmalek Sellal lors d’une réunion à Alger avec des partisans du chef de l’Etat.

Cette annonce intervient alors que l’Algérie est le théâtre depuis plusieurs jours de manifestations massives contre un nouveau quinquennat du président sortant. “Le droit à la candidature est garanti à tout Algérien par la Constitution qui donne aussi le droit au Moudjahid (combattant) Abdelaziz Bouteflika de se présenter”, a ajouté Abdelmalek Sellal, qui a déjà dirigé les trois précédentes campagnes de Abdelaziz Bouteflika –en 2004, 2009 et 2014– et fut son Premier ministre de 2012 à 2017. “Il est candidat et c’est aux urnes et au peuple algérien de trancher”, a-t-il argué.

En annonçant le 10 février sa décision de briguer un 5e mandat, le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1999, a mis fin à de longs mois d’incertitude, mais a aussi déclenché une contestation inédite de par son ampleur nationale, sa mobilisation et ses slogans visant directement le chef de l’Etat et son entourage. Lundi, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait implicitement écarté l’hypothèse d’un renoncement de Abdelaziz Bouteflika en affirmant lui aussi: les “urnes trancheront”.