Maroc : Programme de vérification de la conformité

Bureau Veritas est mandaté par le gouvernement du Maroc pour la mise en œuvre du Programme de Vérification de la Conformité des produits importés au Maroc.

Le programme s’applique à plusieurs produits tels que : les produits électriques, les appareils électroménagers, les matériaux de construction, les jouets, les textiles, habillement, les produits chimiques/en plastique, les appareils à gaz/pétrole, les pièces automobiles… pour lesquels les expéditions, réalisées à partir du 1er février 2020 (date de document de transport : bill of lading…), devront être accompagnées par un certificat de conformité.

Selon les produits, la vérification de la conformité est réalisée soit dans le pays d’exportation, soit à destination aux postes frontaliers.

Ces produits font l’objet d’une réglementation technique particulière ou normes obligatoires marocaines.

Chaque expédition est soumise à une vérification et doit être accompagnée d’un Certificat de Conformité pour le dédouanement au Maroc.

Pour plus de détail, voir la liste des produits et la datasheet du programme sur https://verigates.bureauveritas.com

Algérie : La fin du FOB obligatoire

Comme c’était prévisible l’Algérie est revenue sur sa décision d’imposer le FOB pour l’ensemble des importations.

Les importateurs algériens devront cependant privilégier le recours à la compagnie maritime nationale, CNAN, chaque fois que cela est possible.

Pour l’utilisation d’un autre incoterm, la facture devra détailler le coût des marchandises, du fret et de l’assurance (l’assurance sera souscrite auprès d’une compagnie algérienne).

Sont consultables les notes de l’ABEF n°643 et 645 datées respectivement du 25 et 26 décembre 2019 précisant les conditions d’utilisation du FOB et de l’armement national algérien dans le cadre des importations en Algérie à compter du 01.01.2020.

Source : Globtans

Libye: un accord international incertain pour aller vers la paix

Les dirigeants des principaux pays concernés par le conflit en Libye se sont engagés dimanche 19 janvier à Berlin à respecter l’embargo sur les armes décidé en 2011 par les Nations unies et à renoncer à toute « interférence » étrangère dans le conflit.

Lors d’une conférence sous l’égide de l’ONU à Berlin, onze pays dont la Russie et la Turquie ont convenu qu’il n’existait pas de « solution militaire » à ce conflit, qui déchire la Libye depuis près de 10 ans, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l’issue d’une demi-journée de discussions.

Les participants ont aussi appelé à un véritable cessez-le-feu permanent sur le terrain, qui se fait attendre malgré l’entrée en vigueur le 12 janvier d’une fragile trêve entre belligérants.

Pour s’assurer du respect effectif et durable de la fin des hostilités, des rencontres inter-libyennes entre représentants militaires des deux camps devraient être organisées prochainement. Une invitation sera lancée « dans les prochains jours », a assuré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.

Pour la consolidation du cessez-le-feu, l’émissaire de l’ONU avait appelé les deux camps rivaux à former une « Commission militaire » composée de dix officiers, cinq de chaque côté. Les noms des candidats respectifs ont d’ores et déjà été communiqués aux Nations unies. Selon les informations de RFI, des invitations seront adressées pour la tenue de la première réunion le 28 et le 29 janvier à Genève.

Tunisie: acquisition de neuf blindés turcs

La Tunisie a acquis des véhicules blindés de fabrication turque dans le cadre d’un accord récemment signé entre les deux pays.

Selon le journal turc Daily Sabah, le constructeur BMC Military Industries s’apprête à produire des véhicules blindés pour la Tunisie dans le cadre de cet accord suite à la signature d’un contrat.

Ce dernier a été signé après que le constructeur turc a remporté l’appel d’offres international lancé par le ministère de l’Intérieur pour l’acquisition de 9 véhicules blindés 4×4 de taille moyenne face à d’autres sociétés américaines, allemandes, françaises et finlandaises.

La Tunisie sera le premier pays à avoir ce type de véhicules, la BMC fournira également un soutien logistique intégré à la Tunisie après la livraison des véhicules.

Algérie : la présidence annonce la composition du nouveau gouvernement

La composition du nouveau gouvernement algérien a été dévoilée, deux semaines après l’entrée en fonction du président Abdelmadjid Tebboune, et ce alors que les manifestations se poursuivent dans le pays. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé ce 2 janvier, deux semaines exactement après son entrée en fonction, son premier gouvernement, composé de 39 membres, selon le porte-parole de la présidence, qui en a donné la composition à la télévision nationale. 

Quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement, dirigé par Noureddine Bedoui, nommé le 31 mars par le président Abdelaziz Bouteflika, deux jours avant sa démission sous la pression d’un mouvement de contestation inédit, le Hirak. Sabri Boukadoum conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Kamel Beldjoud, ministre de l’Habitat dans le gouvernement Bedoui, devient ministre de l’Intérieur, poste dont il assurait l’intérim depuis le limogeage de son titulaire Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre. Belkacem Zeghmati, déjà ministre de la Justice du gouvernement Bedoui conserve lui aussi son portefeuille, de même que Mohamed Arkab à l’Energie. Quant au cinquième, Abderrahmane Raouya, nommé ministre des Finances, il avait déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 sous la présidence Bouteflika, dans le gouvernement du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Tayeb Zitouni conserve lui son portefeuille de ministre des Moudjahidine (anciens combattants) qu’il occupe sans interruption depuis 2017. Au moins trois autres ministres, Farouk Chiali (Travaux publics), Sid Ahmed Ferroukhi (Pêche), Hassane Mermouri (Tourisme), ont déjà occupé ces portefeuilles sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, qui fut président durant 20 ans. Parmi ses 39 membres, le gouvernement compte sept ministres délégués et quatre secrétaires d’Etats. Il compte également cinq femmes, selon l’agence de presse algérienne APS. Principale originalité, il ne compte pas de vice-ministre de la Défense, poste qu’occupait depuis 2013, et jusqu’à son décès le 23 décembre, le puissant chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Le président de la République est traditionnellement ministre de la Défense en titre en Algérie. Le 28 décembre, Abdelmadjid Tebboune avait nommé Premier ministre Abdelaziz Djerad, un universitaire de 65 ans, ancien secrétaire général de la présidence (1993-1995) puis du ministère des Affaires étrangères (2001-2003), et l’avait chargé de constituer un gouvernement.

Algérie: Abdelaziz Djerad nommé au poste de Premier ministre

Abdelaziz Djerad, a pris ses fonctions samedi après-midi, dans la foulée de l’annonce de sa nomination en tant que Premier ministre. Il succède à Sabri Boukadoum, ancien ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim, le 19 décembre.

Abdelaziz Djerad est un technocrate, fin connaisseur des rouages du pouvoir algérien. Universitaire, titulaire d’un doctorat en sciences politiques, ancien directeur de l’ENA, l’École nationale de l’administration algérienne, le nouveau Premier ministre est un pur produit de la fonction publique. 

Un CV impressionnant

À 65 ans, Abdelaziz Djerad dispose d’un CV imposant. Il a notamment été secrétaire général de la présidence de 1993 à 1995, puis du ministère des Affaires étrangères de 2001 à 2003. Proche d’Ali Benflis, ancien Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika contre qui il se présente à l’élection présidentielle de 2003, Abdelaziz Djerad se retrouve écarté par le Président la même année.

D’autre part, Abdelaziz Djerad, a procédé ce dimanche 29 décembre, à la nomination de Brahim Bouzeboudjen en qualité de directeur de Cabinet et Mohamed Lamine Saoudi Mabrouk en qualité de chef de Cabinet, selon l’agence de presse officielle (APS).

Lors de sa première allocution, le Premier ministre avait abordé la question de la confiance entre le peuple et ses institutions. Il avait également évoqué les défis qui attendent l’Algérie.

« Nous sommes face à de grands défis socio-économiques en vue de rétablir la confiance dans notre pays. », a-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous devons travailler tous, main dans la main, et faire appel aux compétences du pays pour sortir de cette dure épreuve. »

Algérie: Obsèques populaires de Gaid Salah

Le défunt chef d’Etat major et vice ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaid Salah, a été rejoint sa dernière demeure; ce mercredi 25 décembre au carré des martyrs du cimetière d’El Alia à Alger.

Le cercueil du défunt contenant sa dépouille enveloppé du drapeau national a été transporté par des éléments de la Garde républicaine. Une foule impressionnante a accompagné par ailleurs le cortège funéraire depuis le Palais du Peuple jusqu’au cimetière d’El Alia.

La prière funéraire du défunt a été entamée par un imam et suivie par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune ainsi que de ministres et hauts cadres du gouvernement. Des hauts gradés militaires et des hauts responsables du ministère de la Défense nationale ont été également présents sur les lieux pour rendre un dernier hommage à Ahmed Gaid Salah.

Ce dernier, on le sait, avait déjà prévu de passer la main à Said Changriha, nommé ce lundi 23 décembre chef d’état-major de l’armée par intérim.

Algérie: Macron adresse ses «chaleureuses félicitations» au nouveau président

Emmanuel Macron a appelé le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Après avoir «pris note» de la victoire d’Abdelmadjid Tebboune lors de l’élection présidentielle algérienne du 12 décembre, le président français a présenté «ses vœux sincères de succès» à son homologue, sur fond de tensions diplomatiques. Dans un communiqué cité par l’AFP, l’Elysée rapporte ce 17 décembre qu’Emmanuel Macron a présenté ses «vœux sincères de succès» à Abdelmadjid Tebboune, élu le 12 décembre à la tête de l’Algérie après une élection contestée par de nombreux manifestants qui continuent de protester chaque semaine. 

«La France se tient aux côtés de l’Algérie dans ce moment important de son histoire», ajoute le communiqué français, qui précise encore : «Les deux chefs d’Etat sont convenus de travailler ensemble au développement des relations d’amitié, de respect et de confiance entre la France et l’Algérie et à la coopération sur les crises régionales.» De son côté, la présidence algérienne, dans un autre communiqué cité par l’agence de presse APS ce 17 décembre, a annoncé que le dirigeant français avait adressé, par téléphone, «ses chaleureuses félicitations» à Abdelmadjid Tebboune pour «la confiance que lui a accordée le peuple algérien lors de l’échéance électorale du 12 décembre». Le 13 décembre, Emmanuel Macron avait simplement affirmé avoir «pris note» de l’élection de son homologue algérien. Interrogé par un journaliste le même jour sur la réaction du président français, cet ancien ministre d’Abdelaziz Bouteflika avait lancé : «Je ne lui répondrai pas. Il est libre de vendre sa marchandise dans son pays, moi je suis élu par le peuple algérien et je ne reconnaîtrai que le peuple algérien.» Plusieurs mois après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, poussé vers la sortie par la rue, l’élection Abdelmadjid Tebboune au premier tour du scrutin, avec 58,13% des voix au premier tour du scrutin, n’a pas fait retomber le mouvement de protestation, le Hirak, qui réclame une rupture avec le système.

Avec RT

Algérie: la victoire d’Abdelmadjid Tebboune ne calme pas la contestation

Selon l’autorité de régulation des élections, Abdelmadjid Tebboune a été élu Président dès le premier tour avec 58,15% des voix. Le scrutin de ce jeudi 12 décembre a été marqué par une abstention record.

Abdelmadjid Tebboune succédera donc au président Abdelaziz Bouteflika. Son équipe de campagne revendiquait la victoire, dès jeudi soir, mais plusieurs candidats faisaient des déclarations contradictoires, affirmant être au second tour. Finalement, c’est donc lui qui l’emporte, dès le premier tour.

Âgé de 74 ans, c’est est un haut fonctionnaire de carrière. Plusieurs fois wali (préfet) et ministre, il a été nommé Premier ministre de l’ex-président en 2017. Un poste qu’il a occupé tout juste trois mois avant d’être remercié après avoir tenu des propos sur la corruption, et s’être attaqué aux oligarques proches du chef de l’État. Il avait annoncé vouloir s’attaquer aux malversations liées à la grande proximité entre certains chefs d’entreprises, dont Ali Haddad, et le gouvernement.

Proche du système

Sa victoire n’est pas une surprise même si la campagne électorale n’avait pas fait ressortir de favori. Aujourd’hui, Abdelmadjid Tebboune est l’homme qui semble être à la fois le plus proche du pouvoir et à la fois assez sensible au point de vue de l’armée. Il est quelqu’un qui est dans la dynamique du chef d’état-major : s’attaquer à la corruption dans les cercles proches de la famille Bouteflika. Et c’est cela qu’une partie de l’électorat semble avoir retenu.

Abdelmadjid Tebboune est toujours membre du Comité central du FLN, mais il s’est présenté comme candidat indépendant. Néanmoins, pour les contestataires, pour le Hirak, qui rejettent cette élection, il est, comme les quatre autres candidats qui briguaient le fauteuil présidentiel, un enfant du système.

Il a recueilli 4 945 116 voix sur 24 millions d’électeurs et 58,15% des suffrages. Il devance Abdelkader Bengrina qui totalise 17% des votes, Ali Benflis 10,55%, Azzedine Mihoubi 7,26% et Abdelaziz Belaïd 6,66%. On notera également le nombre de bulletins nuls (l’Algérie ne comptabilise pas les bulletins blancs) : environ 1,2 million. Plus qu’en 2014.