Accord de partenariat AFD/Banque islamique de développement

Signature d’un accord de partenariat, le 18 janvier, à Djeddah (Arabie Saoudite), entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque islamique de développement (BIsD). Cet accord permet d’initier un dialogue sur la finance islamique, en particulier sur les questions de microfinance, au travers de partage d’expériences, d’études et de projets pilotes.

Une meilleure connaissance des produits islamiques de financement

Cet accord, signé par le Dr. Ali Al-Madani, président de la BisD et Dov Zerah, directeur général de l’AFD, structure la coopération entre les deux institutions, déclinée dans une feuille de route qui sera prochainement arrêtée.  Pour l’AFD, il devrait permettre de s’enrichir du savoir-faire de la BIsD, institution de référence dans l’utilisation de produits islamiques pour le financement du développement et ainsi d’accroître notre palette d’outils financiers.

Rendez-vous a été pris, le 30 avril à Djeddah, pour une conférence sur la microfinance islamique afin de valoriser les travaux de réflexion et de les partager avec les principales institutions investies sur ce thème (Banque mondiale, bailleurs de fonds arabes, etc.).

Les cofinancements de projets en Méditerranée renforcés

Les cofinancements de projets vont être renforcés, en particulier en Méditerranée, dans le cadre du Partenariat de Deauville qui, dans le sillage des printemps arabes, vise à soutenir le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. Les cofinancements seront aussi recherchés dans les autres géographies communes d’intervention, comme en Afrique subsaharienne, en Asie centrale ou en Asie du sud-est.

Davantage d’échanges entre les équipes opérationnelles

Enfin, les discussions entre équipes opérationnelles vont être renforcées, grâce à des missions sectorielles et la mise en place d’un échange de personnel. L’idée d’une collaboration avec Proparco, la filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé, et le CEFEB, le centre de formation de l’AFD, ainsi que la mise à disposition réciproque des réseaux, ont fait l’objet d’intérêts partagés.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du repositionnement de l’AFD dans le monde arabo-musulman pour prendre en compte les évolutions politiques en cours et adopter dans les prochaines semaines une nouvelle stratégie d’intervention visant encore davantage à favoriser la croissance créatrice d’emplois, à réduire les inégalités sociales et territoriales et à améliorer la qualité de vie des populations.


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