Tunisie/Youssef Chahed : Des décisions seront annoncées en faveur de Sfax

En déplacement ce jeudi dans le gouvernorat de Sfax, le chef du gouvernement Youssef Chahed a indiqué qu’une batterie de décisions en faveur de la région sera annoncée.

A son arrivée ce matin à l’aéroport Sfax-Thyna, Youssef Chahed a déclaré que ces décisions concernent les secteurs de la santé, de l’infrastructure, du développement, des sports et de l’environnement. Le but est, a-t-il ajouté, de restaurer la confiance envers la région qui a joué un rôle dans le mouvement de libération nationale et au cours de la Révolution du 14 janvier.

“Sfax a souffert de marginalisation durant les dernières années contrairement à ce que certains pensent”, a concédé Youssef Chahed. “Nous devons par conséquent rattraper le temps perdu et se rapprocher des citoyens et des jeunes, en particulier les chômeurs, à travers de nouvelles opportunités de travail”, a-t-il promis.

Accompagné d’une délégation de ministres et du gouverneur de Sfax, Chahed inspectera, au cours de cette visite de deux jours, plusieurs projets et se rendra dans certaines localités et quartiers populaires de Sfax. Il rencontrera également des hommes d’affaires de la région afin d’étudier la possibilité de lancer de nouveaux projets dans le secteur privé. Plus de 1300 emplois pourraient être créés.

Source webmanagercenter.com

L’Algérie en bref

Si les hydrocarbures constituent depuis longtemps la pierre angulaire de l’économie algérienne, ces dernières années ont été marquées par une intensification des initiatives de diversification ainsi que l’adoption de mesures destinées à améliorer le climat des affaires.

En juillet 2016, le gouvernement algérien a annoncé un nouveau modèle de croissance économique dont l’objectif est de générer des recettes

fiscales supplémentaires grâce à davantage d’investissements dans les secteurs à forte valeur ajoutée,tels que le secteur agro-industriel, les énergies renouvelables,les services ainsi que l’économie numérique et l’économie de la connaissance.

Actuellement, l’industrie contribue à38,7% du PIB algérien et emploie près du tiers de la population active. Le secteur des hydrocarbures représente la majorité des recettes budgétaires et 93,8% des recettes d’exportation en 2016. Les principales activités du secteur manufacturier sont la préparation industrielle des aliments, le textile, les produits chimiques, les métaux et les matériaux de construction. Traditionnellement, l’Algérie importe les produits pharmaceutiques dont elle a besoin.

Depuis quelques années, ces importations diminuent tandis que la production locale augmente fortement, pour atteindre un taux de couverture actuel de plus de 60%.

L’agriculture contribue à environ 13,1% du PIB et emploie 30,9% de la population active. Les principales cultures sont le blé, l’orge, l’avoine, les agrumes, la viticulture, les olives, le tabac et les dattes.

Le secteur tertiaire contribue à 48,2% du PIB et emploie près de 60% de la population active.

Un attentat suicide déjoué en Algérie

  • Les forces armées algériennes ont déjoué une tentative d’attentat suicide à Constantine et tué le kamikaze. Une seconde personne a été arrêtée lors de l’opération menée hier soir dans la troisième ville d’Algérie où le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué fin février une tentative d’attentat contre un commissariat de police, elle aussi déjouée.

En octobre, trois hommes soupçonnés d’appartenir à un groupuscule lié à l’EI avaient abattu un policier dans un restaurant de Constantine. Les attaques et attentats sont devenus moins fréquents en Algérie depuis la fin du conflit des années 1990 contre les islamistes armés, qui a fait plus de 200.000 morts.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de petits groupes de djihadistes alliés à Daech sont cependant toujours actifs, notamment dans les zones reculées des montagnes et dans le Sud, près des frontières avec les pays du Sahel.

Air France inaugure ses nouveaux vols vers Marrakech

Fin mars, Air France a inauguré sa nouvelle liaison vers Marrakech au départ de Paris-Charles de Gaulle avec trois nouveaux vols hebdomadaires en Airbus A320. Pour la saison estivale, les clients d’Air France peuvent s’envoler vers le Maroc depuis Paris avec jusqu’à 54 vols hebdomadaires vers quatre destinations marocaines.

Air France relie désormais Paris-Charles de Gaulle à Marrakech tous les mercredis, vendredis et dimanches en Airbus A320, d’une capacité de 174 sièges et équipé des toutes dernières cabines de voyage moyen-courrier.

Cette nouvelle offre répond à la stratégie offensive d’Air France-KLM dans le cadre de son projet Trust Together. La croissance de la flotte du Groupe combinée à une utilisation plus rationnelle de ses avions, lui permet de proposer de nouvelles destinations en Europe durant la période de forte demande estivale.

EU-MED Connect to business – Casablanca

Lieu :

Casablanca,  Maroc.

Date :

Du 4/05/2017 au 6/05/2017.

Type d’événement :

Rencontre d’affaires /Salon / Foire, Atelier / Conférence

 

Description :

 

L’événement “UE-MED Connect to Business” prévoit une séance d’information pour les participants sur le contexte du marché local et des questions opérationnelles, un panel de haut niveau sur le climat des affaires et des sessions B2B personnalisées.

 

L’environnement sera un sujet transversal; parmi les secteurs concernés :

  • l’environnement (déchets, eau, traitement de l’air);
  • l’énergie (efficacité énergétique et énergies renouvelables);
  • transports (applications et technologies propres y compris les bio-carburants);
  • agro-industrie (y compris l’exploitation durable des sols et des solutions durables de transformation des aliments).

 

Un large éventail d’acteurs à la fois de l’UE et les régions du Sud- ENI seront impliqués, à savoir: les entreprises, les clusters, les parcs technologiques, des centres d’innovation, les organisations de soutien aux entreprises, des agences de promotion (API).

 

Afin d’optimiser les synergies et créer un effet multiplicateur, l’événement sera organisé à Casablanca, au Maroc, dans le cadre du SIAM 2017, un événement très réputé au niveau international.

 

Contact, information et inscriptions :

Annalisa Gamba, CEIPIEMONTE

annalisa.gamba@centroestero.org

www.centroestero.org

Communiqué

 

Algérie : Licence d’importation obligatoire pour les produits destinés à la revente en l’état

Le Ministère du commerce algérien vient d’annoncer l’obligation d’obtenir une licence d’importation pour les produits destinés à être revendus en l’état sur le territoire algérien. Le dossier de demande de licence d’importation doit être déposé auprès de la direction du commerce de la wilaya territorialement compétente dans les 20 jours à compter du 20/03 date de ce nouveau texte réglementaire.

Le dossier de demande de licence comprendra :

– une copie du registre de commerce,

– un justificatif d’ une expérience dans l’importation du produit qu’il propose d’importer,

– une facture proforma indiquant le produit, la quantité, la valeur et l’origine du produit,

– un extrait de rôle apuré,

– une attestation de mise à jour avec la Cnas et/ou la Casnos,

– une copie de la carte d’identification fiscale,

– un questionnaire d’identification de l’opérateur économique à renseigner (téléchargeable sur le site du Ministère du Commerce)

– les bilans fiscaux des trois années,

– ainsi que les documents justifiant les capacités financières et les moyens de stockage sous forme de titres de propriété ou de location.

De grosses interrogations demeurent sur la capacité des directions du commerce à valider les licences dans le délai de 20 jours sur lequel les autorités se sont engagées.

L’objectif de cette nouvelle mesure est de limiter autant que possible les dépenses en devises.

 

Sources : Ministère du Commerce, Actualités Algérie

Pactole à capter pour la France en Algérie et en Tunisie en 2017

Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit, revient sur la situation économique de l’Algérie et de la Tunisie. Quelles sont les forces et les faiblesses de ces économies ? Quelles perspectives futures envisager pour ces deux pays ? Ces deux marchés, géographiquement proche de la France, offrent-ils des opportunités intéressantes aux entreprises tricolores ?

 

Une pesante dépendance aux hydrocarbures pour l’Algérie

 

L’économie algérienne, très dépendante du secteur des hydrocarbures qui représente 40% du PIB et 99% des exportations du pays, paie la faiblesse durable du prix des matières premières. « Les recettes liées aux hydrocarbures sont moins importantes qu’auparavant, et le gouvernement n’a pas réduit ses dépenses de soutien à l’économie. Le déficit budgétaire s’est creusé, et a atteint -12,9% du PIB en 2016. Néanmoins, la dette publique reste contenue, à 13% du PIB en 2016, ce qui est rassurant », développe Stéphane Colliac, économiste Afrique chez Euler Hermes. A court-terme, la croissance de l’Algérie devrait rester plus modérée que par le passé, à +3% en 2017, comme en 2016. Mais ce niveau reste proche de la croissance algérienne moyenne constatée lors de la décennie précédente (4% par an en moyenne), en vertu du soutien apporté par les dépenses publiques.

 

La Tunisie peine à se relever du Printemps Arabe

 

L’économie tunisienne devrait croître de +2% en 2017 (+1,3% en 2016), encore loin des taux enregistrés avant les évènements socio-politiques de 2011 (entre +5% et +6%). Le tourisme, qui représente 14% du PIB tunisien, et l’investissement étranger, deux points forts traditionnels du pays, restent largement affectés par la crise de confiance qui a suivi les perturbations de 2011. « Le climat social reste tendu en Tunisie, entre terrorisme périodique et violences contestataires. De plus, l’Europe, qui représente 80% des débouchés tunisiens à l’exportation, devrait continuer de croitre faiblement. C’est particulièrement le cas de la France et l’Italie, les deux débouchés principaux de la Tunisie. En l’espèce, la croissance tunisienne repose donc beaucoup sur les dépenses budgétaires. Mais avec une dette publique qui a dépassé les 60% du PIB en 2016 et des réserves de change qui représentent moins de 4 mois d’importations, les contraintes qui pèsent sur la Tunisie sont nombreuses », estime Stéphane Colliac.

 

Quelles opportunités pour la France dans ces pays ?

 

Malgré ce panorama d’ensemble pour le moins contrasté, les économies algériennes et tunisiennes continuent de croître. Il existe donc des opportunités à saisir pour les exportateurs français sur ces marchés. Euler Hermes estime que la demande additionnelle adressée à la France en 2017 en provenance d’Algérie et de Tunisie s’élèvera respectivement à +400 millions d’euros et +150 millions d’euros. « Dans ces deux pays, +550 millions d’euros seront à capter pour les exportateurs tricolores cette année, ce qui représente près de 2% de la demande supplémentaire adressée à la France en 2017 (+28 Mds EUR). Des débouchés existent pour nos entreprises dans ces pays géographiquement proches », analyse Stéphane Colliac.

 

Les biens d’équipement qui constituent la majeure partie des exportations de la France vers ces deux pays (50% en Tunisie et 40% en Algérie) devrait en être les principaux bénéficiaires, avec des opportunités additionnelles à saisir à hauteur de +100 millions d’euros en Algérie et +50 millions d’euros en Tunisie.

Algérie : Assouplissement des moyens de paiement

Depuis janvier 2017 les moyens de paiement en Algérie ont été assouplis avec la réintroduction du transfert libre. Attention aux conséquences possibles.!

Ces transferts libres sont possibles sous certaines conditions.

1 / La domiciliation doit avoir été effectuée :

La domiciliation est une obligation réglementaire qui consiste en l’attribution d’un numéro pour les dossiers d’importation.

Dans le cas du transfert libre, il y’a lieu de présenter lors de cette étape les documents suivants :

–  La demande de domiciliation bancaire

–  La facture originale (avec toutes les mentions obligatoires Article 26 du règlement Banque d’Algérie 07-01)

–  Le titre de transport original

–  L’engagement de non revente en l’état (lorsque l’opérateur économique est dans le secteur de la production) ou Taxe de domiciliation de 0.3% du montant de la facture (dans le cas de la revente en l’état)

 

2 / Pour le paiement, l’importateur doit présenter :

–  L’ordre de transfert
–  Document douanier (D10) + Quittance douanière
–  Copie de la facture domiciliée
–  Copie du titre de transport

 

Ce type de paiement implique que l’exportateur ait envoyé la marchandise, adressé la facture et le document de transport en originaux  directement à son acheteur algérien avec les risques que cela présente en terme de sécurisation de paiement (dessaisissement de la marchandise avant le règlement de la somme due)..

 

ATTENTION avec ce nouveau moyen de paiement, des risques sont envisageables => retard de paiement, voire impayés.
Il est fortement conseillé de se sécuriser par une lettre de crédit, ou une SBLC associée à un virement ou remise documentaire.

 

Source : Société Générale