Rencontres Africa 2019: 5 000 décideurs au Maroc et au Sénégal

Du 21 au 25 octobre prochain se déroulera la plus importante manifestation économique entre les deux continents pour sa 4ème édition. Elle aura lieu au Maroc et au Sénégal, deux pays en forte croissance qui visent une place de leader sur le Continent

Les inscriptions sont ouvertes depuis quelques jours et déjà plus de 200 entreprises françaises auraient déclaré leur intérêt pour cette manifestation leader qui a pris un véritable tournant vers le business en organisant des programmes et pavillons sectoriels au sein de cette grande manifestation.

C’est en tout plus de 500 décideurs français et 4000 africains qui sont attendus sur un programme qui se déroulera d’abord au Maroc les 21 et 22 octobre puis au Sénégal les 24 et 25 octobre prochains. 

« 60% des entreprises font les deux destinations et partent la semaine avec nous » explique l’organisateur « mais ce n’est pas une obligation et l’on peut faire seulement un pays en fonction de ses priorités business ».

5 secteurs ou filières

Les secteurs pressentis à ce stade sont: la santé avec un travail spécifique sur le faux médicament et sur les infrastructures hospitalières. L’agriculture et l’agroalimentaire où les besoins sur les deux pays sont énormes, quoique très différents.  L’énergie et l’énergie renouvelable, c’est à la fois un enjeu dans les deux pays, mais c’est aussi un secteur sur lequel de nombreux financements sont fléchés, reste à trouver les partenariats adéquats. Bien sûr le BTP et les infrastructures. Et enfin le digital qui est une grosse demande au Maroc et en émergence au Sénégal.

On y ajoutera la sous-traitance industrielle au Maroc et le secteur pétrolier et para pétrolier au Sénégal, ainsi que celui de l’équipement pour le tourisme.

En 2018, le programme sur la santé a connu un succès important et l’organisateur compte recommencer toujours sous l’égide de Nora Berra(photo) l’ancienne secrétaire d’Etat à la Santé de Nicolas Sarkozy qui coordonne les interventions.

Les rencontres Africa ont aussi créé de nouveaux formats en 2018 : les speed-matchings sectoriels. « C’est une formule originale qui correspond très bien dans son format à l’Afrique : vous mettez 50 personnes d’un secteur donné dans une salle, de toutes les nationalités, et vous leur faites échanger des cartes de visites pendant 2h. C’est très efficace, cela agrandit fortement le carnet d’adresses et c’est convivial. » 

 Le Sénégal investit pour l’émergence  

« Pour le Sénégal je pense que c’est le moment parfait pour y développer quelque chose. Les fondamentaux sont bons, la croissance est bonne, la découverte du gaz et du pétrole va servir de relais de croissance dans 3 à 4 ans, la position de Hub de l’Afrique de l’Ouest est cohérente. » C’est à la fois un pays que les entreprises françaises connaissent depuis des années, mais surtout un pays qui présente maintenant des opportunités d’investissement comme rarement il y en a eu dans ce pays. C’est donc vraiment le moment d’y aller et  d’y investir en partenariat avec des entrepreneurs Sénégalais ou green-field. »

Le Maroc a une position très offensive en Afrique 

« Le Maroc c’est déjà un peu le hub business de l’Afrique », reprend Marc Hoffmeister, « c’est un pays qui a beaucoup d’avance et qui est très actif sur de nombreux pays africains. La capacité de financement des Banques marocaines en Afrique et le dynamisme des entrepreneurs marocains poussés par Sa Majesté Mohamed VI créent des opportunités aussi pour les entreprises françaises.

Libye: conférence nationale en avril pour dresser une «feuille de route»

  • La Mission des Nations unies en Libye (Manul) organisera du 14 au 16 avril une «conférence nationale» appelée à dresser une «feuille de route» à même de sortir le pays d’une profonde crise, a annoncé la mission aujourd’hui. La conférence, qui se tiendra à Ghadamès (centre de la Libye), doit ouvrir la voie et fixer une date pour des élections législatives et présidentielle dans ce pays déchiré, depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, par les divisions et les luttes d’influence entre milices et tribus.

«Nous allons inviter toutes les catégories politiques libyennes sans exception», a déclaré au cours d’une conférence de presse dans la capitale libyenne Tripoli le chef de la Manul, Ghassan Salamé (photo). Cette conférence à laquelle doivent prendre part «entre 120 et 150 personnes» est le résultat d’une longue série de consultations et de réunions préparatoires ayant eu lieu dans 57 villes du pays, a-t-il précisé. Les participants sont appelés aussi à trancher sur un projet de Constitution et à donner un «délai» pour la préparation des textes législatifs par le Parlement siégeant dans l’est libyen et le Conseil d’Etat qui fait office de chambre haute à Tripoli.Ghassan Salamé accuse régulièrement ces deux assemblées de prolonger la période de transition et de vouloir garder leurs prérogatives, en retardant notamment l’adoption d’une loi électorale. «Si ce retard continue, nous allons demander à la conférence nationale de proposer d’autres alternatives», a-t-il dit. «Les urnes mettront fin à ces corps existants», a-t-il ajouté, se disant «confiant dans la réussite de la conférence». A la question de savoir si des groupes armés allaient être invités à la réunion, Ghassan Salamé a répondu: «Toutes les parties seront représentées».

Par ailleurs, Ghassan Salamé a appelé les grandes puissances à faire pression sur toutes les parties en Libye pour éviter de rallumer le conflit, et à appuyer les élections. Un accord interlibyen sur une Constitution et la tenue d’élections est nécessaire pour parvenir à une stabilité des institutions et à un retour de la sécurité mais aussi pour remettre sur pied l’économie chancelante du pays.

Tunisie: 3 djihadistes abattus par les troupes d’élite

Trois djihadistes liés au groupe Etat islamique (EI) ont été abattus par les forces de sécurité tunisiennes, qui ont également saisi des armes lors d’une opération dans la région de Kasserine (centre-ouest), a annoncé mercredi le ministère de l’Intérieur.

Le porte-parole de la Garde nationale Houssemeddine Jebabli a indiqué à l’AFP que les trois djihadistes tués étaient membres du groupe Jund al-Khilafa («Les soldats du califat»), lié à l’EI. «Trois terroristes ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi et nous avons saisi des fusils kalachnikov, des ceintures d’explosifs, des grenades, des explosifs et des munitions dans la région du mont Salloum», a-t-il précisé. Les opérations sécuritaires dans la région se poursuivent, a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité tunisiennes mènent régulièrement des opérations de ratissage dans les zones montagneuses frontalières de l’Algérie, pour traquer les djihadistes qui s’y cachent. Samedi dernier, le centre américain de surveillance des sites djihadistes, SITE, a indiqué que l’EI avait revendiqué le meurtre d’un Tunisien retrouvé décapité le mois dernier dans la région du Mont Mghilla, près de Kasserine. Les zones montagneuses du centre de la Tunisie sont également un repaire de la branche locale d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la Phalange Okba Ibn Nafaa. Les autorités tunisiennes ont évalué entre 100 et 150 le nombre des combattants actifs de ce groupe.

Le GROUPE SOS et l’Agence de Développement Social (ADS) s’associent pour lutter contre l’exclusion au Maroc

Le GROUPE SOS et l’Agence de Développement Social marocain (ADS) ont signé le 11 mars 2019 une convention de partenariat pour une durée de 3 ans. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du programme de résorption de l’habitat insalubre, l’un des défis majeurs de l’inclusion sur le territoire marocain. L’enjeu principal est de permettre aux populations d’accéder à un logement décent et d’améliorer leurs conditions d’inclusion socio-économiques, notamment dans les nouveaux quartiers. 

La signature s’est déroulée en présence notamment de Yassine Hamza, directeur de l’Agence de Développement Social, de Jean-Marc Borello, président du Directoire du GROUPE SOS et de Frédéric Bailly, membre du Directoire en charge de l’International. 

La convention s’inscrit dans une démarche commune entre l’ADS et le GROUPE SOS de réduction de la pauvreté, d’accompagnement des populations vulnérables, de développement social de quartiers urbains, d’intégration des exclus dans les villes nouvelles ou encore d’employabilité des jeunes et la formation professionnelle. 

L’ADS et le GROUPE SOS ont donc décidé de coopérer pour répondre aux enjeux de l’intégration au sein des nouveaux quartiers et de créer un modèle d’insertion professionnelle et d’innovation sociale pérenne. L’objectif de ce partenariat est d’élaborer un dispositif opérationnel qui pourra ensuite être déployé à plus grande échelle sur l’ensemble du territoire marocain. 

Le GROUPE SOS est très fier de pouvoir collaborer à nouveau avec le Maroc où l’une de ses branches, GROUPE SOS Maroc, oeuvre depuis plusieurs années à l’optimisation des systèmes de santé, à l’amélioration des conditions de vie des enfants et des jeunes et au développement de l’entrepreneuriat social. 

A propos de l’Agence de Développement Social au Maroc 

L’Agence de Développement Social (ADS) est l’un des partenaires majeurs de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain marocain. Ses actions visent à lutter contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale au Maroc. L’ADS est une institution marocaine liée au ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement Social. Depuis 20 ans, l’ADS intervient dans plusieurs domaines clés pour le Royaume et notamment en faveur de l’accompagnement des populations vulnérable, du développement social de quartiers urbains, de l’employabilité des jeunes et de la formation professionnelle. 

A propos du GROUPE SOS 

Avec 18 000 salariés, 550 établissements et services et 950 millions de CA, le GROUPE SOS est la première entreprise sociale européenne. Depuis 35 ans, il met l’efficacité économique au service de l’intérêt général. Il répond ainsi aux enjeux de société de notre époque en développant des solutions innovantes dans ses 8 secteurs d’activité : Jeunesse, Emploi, Solidarités, Santé, Seniors, Culture, Transition écologique, Action internationale. 1,7 million de personnes bénéficient des actions du GROUPE SOS chaque année.

Communiqué 

Tunisie: Arrestation de Belhassen Trabelsi en France, Tunis engage une procédure d’extradition

La Tunisie réclame l’extradition de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président Zine el Abidine Ben Ali, à la suite de son arrestation en France après des années de cavale. 

Cette arrestation n’a pas été confirmée de source officielle française. Interrogée par l’AFP, une source proche de l’enquête en France a toutefois affirmé que M. Trabelsi, homme d’affaires incontournable sous le régime Ben Ali et dont le sort était inconnu, avait été interpellé cette semaine dans le sud de la France. 

Selon l’une des sources interrogées, le frère de l’ex Première dame Leila Trabelsi a été arrêté dans le cadre d’une affaire financière menée par la juridiction inter-régionale spécialisée de Marseille, puis placé en détention. 

Dans un communiqué transmis à l’AFP, le ministère tunisien de la Justice a de son côté précisé avoir été alerté par le bureau d’Interpol de Tunis de l’arrestation en France de Belhassen Trabelsi, poursuivi par la justice tunisienne dans plusieurs affaires de corruption. 

Le même ministère ajoute avoir demandé l’extradition de cet homme faisant l’objet “de 17 mandats de recherche en Tunisie et 43 mandats d’amener internationaux”, par le biais du ministère tunisien des Affaires étrangères. 

Belhassen Trabelsi avait été qualifié de “quasi-mafieux” par un câble diplomatique américain révélé par WikiLeaks, et son parcours depuis la révolution est rocambolesque. 

Mauritanie: décès de l’ancien président Mohamed Mahmoud ould Louly

Le pays va respecter un deuil de trois jours suite à la disparition samedi 16 mars au matin de cet ancien dirigeant, qui luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Il a dirigé la Mauritanie entre 1979 et début 1980.

Mohamed Mahmoud ould Louly, disparu à 76 ans, a fait partie de la première junte militaire qui a renversé le premier président civil de la Mauritanie indépendante, Moktar ould Daddah, le 10 juillet 1978.

Membre du comité de militaires pour le redressement national, celui qui était à l’époque colonel de l’armée, a été porté à la tête du pays après un autre coup d’état qui déposa le premier président militaire Moustapha ould Mohamed Saleck, 8 mois seulement après sa prise du pouvoir.

Une période de flottement

Mohamed Mahmoud ould Louly a dirigé la Mauritanie d’avril 1979 à janvier 1980. Une période marquée par une succession de tentatives de coups d’état ou de révolutions de palais. C’est d’ailleurs l’une de ces révolutions de palais conduite par le lieutenant-colonel Mohamed Khouna ould Haidalla, ancien ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, qui finit par dégager son régime.

Depuis cette date, l’ex-chef de l’Etat avait renoncé à faire de la politique. Les personnalités qui l’ont connu rappellent ses qualités d’homme intègre et très religieux.

France: renforcement de la répression, selon le Défenseur des droits

Interrogé par Le Parisien, le Défenseur des droits s’alarme d’un “affaiblissement” des libertés dans son rapport annuel d’activité 2018.

Alors que la France est touchée par de violents affrontements lors des manifestations des « gilets jaunes », le Défenseur des droits s’inquiète d’un « affaiblissement » des libertés. « En France s’est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d’une crise migratoire alimentée par le repli sur soi. […] Nous sommes dans un pays crispé », regrette ainsi Jacques Toubon dans un entretien accordé au Parisien.

Nombre jamais vu d’arrestations

L’ancien ministre de la Justice exprime par ailleurs son étonnement face au « nombre ‘jamais vu’ d’interpellations et de gardes à vue intervenues ‘de manière préventive’ ». Selon le Défenseur des droits, les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s’inscrire dans la continuité des mesures de l’état d’urgence », décrété après les attentats du 13 novembre 2015, qui contribue « à poser les bases d’un nouvel ordre juridique, fondé sur la suspicion, au sein duquel les droits et libertés fondamentales connaissent une certaine forme d’affaissement ». Toujours dans les colonnes du Parisien, Jacques Toubon, inquiet de la « recrudescence des tensions lors des opérations de maintien de l’ordre », s’est enfin ému du recours à des grenades explosives, souhaitant leur interdiction.

Algérie/Conférence nationale: préparatifs lancés dès la mise en place du gouvernement

APS

Le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a indiqué à Alger que le gouvernement technocrate, qui sera nommé dans les tous prochains jours, entamera dès sa mise en place les préparatifs de la Conférence nationale inclusive, affirmant que l’exécutif nouera le dialogue avec toutes les composantes de la société “sans exclusion” pour concrétiser “toutes les aspirations” du peuple algérien.

Lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra, M. Bedoui a déclaré que les consultations sont en cours pour former le gouvernement, se voulant “ouvert” à tous les courants politiques, “représentatif des toutes les compétences et énergies, notamment les jeunes, et à même de contribuer à la réussite de la phase de transition ne devant pas aller au-delà d’une année”.

Il a ajouté que le gouvernement, une fois nommé, commencera sans délai la préparation de la Conférence nationale inclusive, dont l’organisation a été annoncée par le président de la République, précisant que ses modalités seront définies en tenant compte des avis et des propositions de tous afin d’établir les “priorités”.

M. Bedoui a précisé que le travail de la prochaine équipe gouvernementale consistera “à mettre tous les moyens pour permettre le bon fonctionnement des différents services et institutions du pays”.

Il a affirmé que le gouvernement œuvrera à instaurer un climat de “confiance” et de “sérénité”, appelant l’opposition politique et tous les partenaires au dialogue et à placer les intérêts de l’Algérie au-dessus de toute autre considération.

“Nous lançons un appel à tous les partenaires politiques, notamment ceux qui sont dans l’opposition, au dialogue et à nous écouter les uns les autres afin de pouvoir dépasser la conjoncture difficile que traverse notre pays”, a souligné M. Bedoui, estimant que “les défis sont tels qu’aucune partie ne peut prétendre les relever seule”.

Les institutions constitutionnelles continueront à travailler jusqu’à l’élection de futur Président

Le Premier ministre a indiqué que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, “a immédiatement répondu aux revendications du peuple”, relevant que cette interaction est illustrée dans son message à la Nation du 11 mars dans lequel il a annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019 et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême.

Le chef de l’Etat a également annoncé la tenue d’une élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante.

A une question sur la dissolution du Parlement, le vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra, a exclu cette éventualité, assurant que “toutes les institutions constitutionnelles continueront à travailler jusqu’à l’élection du futur président de la République, partant du principe de la permanence de l’Etat”.

M. Lamamra a réitéré, par ailleurs, le rejet “catégorique” par l’Algérie de toute ingérence dans ses affaires internes, partant de son histoire et de ses principes, tout en indiquant comprendre l’intérêt porté à ce qui se passe en Algérie par la presse et des responsables étrangers.

Avec APS

L’UE retire la Tunisie de sa blacklist des paradis fiscaux

La Tunisie ne fait plus partie des juridictions non-coopératives avec l’Union européenne en matière de fiscalité des entreprises. Pour autant, s’agit-il d’une victoire politique et personnelle de l’équipe gouvernementale autour de Youssef Chahed ?

La nouvelle est tombée le 12 mars : les Etats membres de l’UE ont approuvé à l’unanimité la sortie de la Tunisie de la liste dite des « juridictions non-coopératives en matière de fiscalité des entreprises ».

Réunis mardi à Bruxelles, les ministres des Finances de l’Union ont mis à jour la liste de l’UE des juridictions fiscales non coopératives, autrement appelées “paradis fiscaux”.

Il y a un peu plus d’une année, fin janvier 2018, la Tunisie avait pour rappel été retirée dans un premier temps de la liste noire des paradis fiscaux, passée alors en « zone grise », avec huit autres pays ainsi mis à l’épreuve en période de « probation ». Désireux de la voir en sortir, on se souvient de la déclaration de Pierre Moscovici qui avait affirmé que « la Tunisie n’avait clairement pas sa place » dans cette liste qui nuit gravement aux dynamiques d’investissements étrangers.

Selon un communiqué de la Commission européenne, les ministres de la zone Europe ont expliqué qu’« à la suite des engagements pris en 2017, de nombreux pays ont maintenant mis en œuvre les réformes et les améliorations promises et 25 pays du processus de sélection initial ont été déclarés en règle: Andorre, Bahreïn, Iles Féroé, Groenland, Grenade, Guernesey, Hong Kong, Ile de Man, Jamaïque, Jersey, Corée, Liechtenstein, Macao, Malaisie, Montserrat, Nouvelle-Calédonie, Panama, Pérou, Qatar, Saint-Marin, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Taïwan, Tunisie, Iles Turques-et-Caïques et Uruguay ».

En revanche, les autorités européennes ont ajouté 10 nouveaux mauvais élèves dans la liste noire dont les Emirats Arabes Unis, pour porter le total de ladite liste à 15 pays. Une décision que les Emirats disent regretter.  

Outre les cinq juridictions figurant déjà dans la liste noire des paradis fiscaux établie par l’UE – les Samoa américaines, les Samoa, Guam, Trinité-et-Tobago et les îles vierges américaines – la liste révisée de l’UE comprend désormais dix autres juridictions : des destinations aussi exotiques que l’île d’Aruba, Belize, les Bermudes, Fidji, Oman, la Dominique, les Barbades, les Emirats arabes unis, les îles Marshall et Vanuatu.

Pour Chahed, la route sera encore longue

La Tunisie est-elle pour autant débarrassée de cette image de « bad boy » qu’elle est la seule à trainer au Maghreb, les autres pays de la région étant sur la « liste grise » ? Rien n’est moins sûr !

Car si le gouvernement Chahed, empêtré dans l’affaire de la mort des nouveau-nés de la Rabta, communique aujourd’hui abondamment sur cet appel d’air que représente le soulagement de voir le pays sortir définitivement de la liste des états parias fiscalement voyous, il ne faut pas perdre de vue que le pays demeure maintenu dans la liste tout aussi handicapante pour son économie qu’est la liste noire de l’Union européenne en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, et ce conformément aux recommandations du Groupe européen d’action financière (Gafi), une liste qui comporte quant à elle 23 pays auxquels l’Arabie Saoudite a récemment été ajoutée.

Or, pour sortir un jour de cette liste du réputé intransigeant Gafi, Chahed devra sans doute redoubler ses efforts de réforme, de séduction et de lobbying, à l’image de ceux déployés auprès des pays membres de l’UE, en particulier la France de Macron, si le futur candidat à la présidentielle qu’il est veut potentiellement pouvoir se prévaloir lors de sa campagne électorale d’être celui qui a intégralement sorti le pays de ces deux listes.

Algérie: Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte l’élection présidentielle

Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle de presse APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir

Il était rentré dimanche 10 mars de Genève après deux semaines d’hospitalisation pendant lesquelles sa candidature à l’élection présidentielle, la cinquième de suite, avait été fortement contestée dans le pays. Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir mais renonce donc à se présenter et l’élection, initialement prévue le 18 avril, va être reportée.

Le Président a annoncé sa décision dans une lettre publiée par l’agence officielle APS où il détaille les raisons de son choix en plusieurs phases. En premier lieu, le président Bouteflika annonce qu’il ne se représentera pas à un cinquième mandat en précisant « qu’il n’en a jamais été question ».

Il poursuit en annonçant le report de l’élection du 18 avril. « Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé » précise-t-il.

Une nouvelle Constitution soumise à référendum

Abdelaziz Bouteflika affirme ensuite que des changements importants et imminent vont avoir lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar. Il est remplacé par l’actuel ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui.

La présidence évoque également la mise en place d’une instance présidentielle plurielle avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante. C’est cette instance qui dirigera une Conférence nationale inclusive qui devra permettre l’émergence d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. En attendant, pour assumer les missions d’administration et des services de sécurité, la présidence a annoncé qu’un gouvernement de compétence nationale sera mis en place.

Reste aujourd’hui une grande question : comment va-t-on inclure cette opposition et la population au cours des prochains mois dans cette grande Conférence nationale puisque ce que la population a demandé dans ses manifestations ces dernières semaines, c’est aussi un changement de système politique. Reste à savoir si cette demande sera entendue.