Edouard Philippe qualifie d'”erreur” les interventions militaires notamment en Libye

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé dimanche à Dubaï que l’idée d’exporter la démocratie par la force comme cela a été le cas avec les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye a été une erreur.
La transformation des Etats prend du temps et doit se faire progressivement, a-t-il déclaré à l’occasion du Sommet mondial sur la gouvernance organisé à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU).
Les interventions militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, a déclaré le chef du gouvernement français.
Une coalition menée par les Etats-Unis a envahi l’Irak et l’Afghanistan respectivement en 2001 et 2003 afin d’imposer un changement de régime et d’installer une démocratie de type occidental, mais les deux pays demeurent des Etats déchirés par la guerre jusqu’ici. Le régime du dirigeant libyen Moammar Kadhafi a été renversé par une coalition menée par l’OTAN en 2011, mais le pays nord-africain n’a pas pu retrouver la stabilité depuis.
En Europe, il a fallu des siècles pour transformer les Etats en démocraties, a noté M. Philippe…(…)…

Maroc: Année record pour le tourisme avec 11,35 millions de visiteurs

Le Maroc a connu un nombre record de touristes en 2017 avec 11,35 millions de visiteurs, soit 10% de plus que l’année précédente, dépassant pour la première fois la barre des 11 millions.

Cette progression concerne les principaux marchés émetteurs du royaume (France, Espagne, Allemagne), alors que les “marchés émergents” comme la Chine et le Brésil ont enregistré de “fortes croissances”, a précisé dans un communiqué le ministère du Tourisme.

Les recettes touristiques en devises ont, elles, atteint 69,7 milliards de dirhams en 2017 (6,16 milliards d’euros) contre 64,2 milliards de dirhams (5,67 milliards d’euros) une année auparavant.

Selon ce bilan officiel, le volume des nuitées a également augmenté de 15% pour un taux d’occupation de 43%, soit trois points de plus qu’en 2016.

Les plus fortes croissances ont été enregistrées à Fès (nord), Ouarzazate (sud), Tanger (nord) et Marrakech (sud), a ajouté le ministère marocain, qui s’est félicité de cette “année exceptionnelle”.

La croissance de ce secteur clé de l’économie marocaine intervient après plusieurs années de quasi-stagnation.

Le tourisme marocain a notamment bénéficié en 2017 d’un renforcement des liaisons aériennes, avec de nouvelles lignes vers l’Europe lancées par des compagnies low-cost, et plusieurs vols intérieurs opérés par la compagnie nationale Royal Air Maroc.

Le tourisme représente 10% de la richesse du royaume et constitue son deuxième employeur, après l’agriculture. Avec les exportations et les transferts financiers des Marocains vivant à l’étranger, il est l’une des principales sources de devises du pays.

Tunisie: L’état d’urgence prolongé

L’état d’urgence, en vigueur en Tunisie depuis une série d’attentats jihadistes en 2015, a été prolongé d’un mois, a annoncé la présidence tunisienne.
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger cette mesure d’exception jusqu’au 11 mars “après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement concernant les questions liées à la sécurité nationale et à la situation aux frontières et dans la région”, selon un communiqué de la présidence.
L’état d’urgence octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre. Il permet notamment l’interdiction des grèves et des réunions “de nature à provoquer (…) le désordre” ou encore l’adoption de mesures “pour assurer le contrôle de la presse”.
En 2015, trois attentats majeurs revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) ont frappé la Tunisie. L’état d’urgence est sans cesse renouvelé depuis le troisième de ces attentats, perpétré contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués).
La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de djihadistes ont attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane (sud), à la frontière avec la Libye, pays en proie au chaos.
Les autorités tunisiennes disent avoir fait “des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme” et soulignent que la situation sécuritaire s’est largement améliorée depuis 2015, tout en continuant à appeler à la vigilance. La situation en Libye voisine reste l’une de leurs principales préoccupations, selon des responsables gouvernementaux.

Maroc: Alstom construira 30 locomotives électriques “nouvelle génération” pour l’ONCF

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a annoncé en fin de semaine avoir attribué à la société française Alstom un contrat pour la fabrication et la fourniture de 30 locomotives électriques “nouvelle génération” pour renforcer le parc du matériel Voyageurs.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement du transport ferroviaire national, l’ONCF a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 30 nouvelles locomotives électriques.

A l’issue de cet appel d’offres, un contrat a été attribué à la société Alstom, pour la fabrication et la fourniture des 30 locomotives électriques précitées et ce, pour un montant global d’environ 1,4 milliard de dirhams, couvrant le matériel, les pièces de rechange et les pièces parc et financé en totalité par l’Etat Français, grâce à un prêt d’une maturité de 40 ans, avec une période de grâce de 10 ans et un taux d’intérêt de 0,0016%, précise l’ONCF.

Ces locomotives de dernière génération, conformes aux normes et standards de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) seront conçues selon des caractéristiques et spécificités ultramodernes : informatique embarquée, assistance à la conduite, redondance du système de contrôle et de sécurité. Elles seront aptes à une vitesse maximale de 180 km/h pour une exploitation à 160 km/h.

Cette opération est la première d’une série d’acquisition progressive programmée de matériel roulant, comportant notamment des trains automoteurs pour le transport des voyageurs, des wagons pour l’acheminement de marchandises ainsi que des locomotives.

Selon l’Office, ces acquisitions constituent une suite logique des grands projets d’infrastructure en cours d’achèvement à travers le réseau ferré national faisant de celui-ci un vaste chantier de Tanger à Marrakech (doublement complet entre Casablanca et Marrakech, renforcement de la capacité de l’axe porteur Kénitra-Casablanca remaniement du carrefour de Casablanca) en plus de la ligne à grande vitesse Tanger – Casablanca.

 

Index de la Liberté Economique 2018: La Tunisie reste un pays “essentiellement non-libre” selon les néo-conservateurs américains

Bien qu’elle soit passée de la 132ème à la 99ème place, la Tunisie continue à faire partie du groupe des pays considérés comme «essentiellement non-libres».
Enfin, une -relative- bonne nouvelle : la Tunisie améliore son classement à l’Index of Economic Freedom (Index de la liberté économique) 2018, -élaboré par la Heritage Foundation-, par rapport à 2017. La Heritage Foundation est un laboratoire d’idées et lobby américain basé à Washington. Il se donne pour mission de « formuler et promouvoir des politiques publiques conservatrices sur les principes de la libre entreprise, du gouvernement limité, de la liberté individuelle, des valeurs traditionnelles américaines et d’une défense nationale forte ».
La Fondation a eu une influence prépondérante auprès de la présidence Ronald Reagan entre 1980 et 1988, et continue d’exercer un grand rôle dans la conception des politiques publiques américaines, au point d’être considérée comme l’un des plus puissants think tanks des États-Unis dits conservateurs (bien que libéral sur plusieurs points, notamment sur le plan économique), mais plutôt couramment appelé néo-conservatisme.

Dans la dernière édition de cet index, rendu public le 2 février 2018, la Tunisie fait un appréciable bond en avant de 32 places, passant de la 132ème à la 99ème, sur 180 pays. Malgré cela, elle continue à faire partie d’un des deux plus mauvais groupes de ce classement, celui des pays dits «Mostly unfree» (essentiellement non-libres), qui en compte 60. La Tunisie devra faire un autre saut en avant de deux places au moins pour passer dans la catégorie supérieure, celle des -62- pays «Moderately free» (Modérément libres).
A l’échelle du monde arabe, la Tunisie arrive loin derrière:
• les Emirats arabes unis (EAU) -10ème au plan mondial et le seul pays arabe, avec le Qatar, à figurer dans le deuxième meilleur groupe (10ème sur 28) considéré comme «Mostly Free» (essentiellement libre),
• Bahreïn (50ème),
• la Jordanie (62ème),
• le Koweït (81ème),
• le Maroc (86ème),
• Oman (93ème) et
• l’Arabie saoudite (98ème).
Elle devance neuf pays arabes:
◦ la Mauritanie (134ème),
◦ l’Egypte (139ème), et
◦ le Liban (140ème) -qui figurent avec elle dans le groupe des pays «essentiellement non libres»-,
◦ le Soudan (161ème), et
◦ l’Algérie (172ème) dans celui des pays qualifiés de «Repressed» (Refoulés),
◦ l’Irak, la Libye, la Somalie, la Syrie et le Yémen qui, eux, ne sont pas classés.
En Afrique, la Tunisie est surclassé et de loin par:
• l’Ile Maurice, 21ème à l’échelle mondiale, et le seul pays africain à figurer dans le deuxième meilleur groupe (Essentiellement libre), et
• par les dix pays listés dans celui dit «Modérément libre»:
• Botswana (35ème),
• Rwanda (39ème),
• Afrique du Sud (77ème),
• Ouganda (83ème),
• Côte d’Ivoire (85ème),
• Maroc (86ème),
• Seychelles (88ème),
• Burkina Faso (95ème), et
• Cap Vert (96ème).
Le n°1 à l’Index of Economic Freedom est
• Hong Kong (4ème en 2017). Les deux autres pays du Top 3 améliorent eux aussi leur classement par rapport à l’année écoulée :
• Singapore (2ème, 5ème l’année précédente) et
• la Nouvelle Zélande (3ème, 6ème). Ils sont suivis par
• la Suisse (4ème),
• l’Australie (5ème) et
• l’Irlande (6ème)
D’après les éditeurs de l’Index of Economic Freedom, l’économie mondiale est aujourd’hui, avec une 6ème hausse globale d’affilée de cet indice, «modérément libre». Le score moyen mondial de 61,1 enregistré cette année est le plus élevé depuis la création de l’Index il y a 24 ans.
Sur les 180 pays classés, 102 ont amélioré leurs scores, 75 ont vu les leurs baisser et 3 seulement n’ont pas changé.
La région du Moyen-Orient/Afrique du Nord n’a aucune économie totalement libre. Trois pays (Emirats Arabes Unis, Qatar et Israël) sont «essentiellement libres»). Mais la plupart des 11 autres économies classées de la région sont ou «modérément libres» ou «essentiellement non libres».

Pétrole contre médecins: L’Algérie et Cuba scellent un nouveau partenariat

Le 30 janvier, l’Algérie a signé un accord lui permettant d’exporter son pétrole vers Cuba pendant les trois prochaines années. En contrepartie, l’île des Caraïbes lui enverra ses médecins pour préserver ses devises.
Pays alliés de longue date, l’Algérie et Cuba ont renforcé leur coopération à la faveur de plusieurs accords d’une durée de trois ans, signés le 30 janvier à Cuba en présence du ministre algérien de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, et du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Rapportés par Reuters, les termes de l’un des accords prévoient l’exportation de 2,1 millions de barils de pétrole algérien au cours de l’année 2018.
En échange, les autorités cubaines s’engagent à renforcer les effectifs médicaux en Algérie en y envoyant leurs médecins. Aucun chiffre n’a été avancé mais ces derniers viendront renforcer les effectifs déjà déployés sur le territoire algérien, notamment dans les centres de santé des wilayas (départements) du sud. Selon l’Annuaire statistique de santé 2016 de l’île, les soins de santé prodigués à l’étranger par des médecins cubains (présents dans 62 pays du monde) ont rapporté à La Havane 11 milliards de dollars, soit quatre fois plus que les revenus générés par le secteur du tourisme.
Un partenariat de circonstance
La concrétisation de ces nouveaux accords intervient dans un contexte bien particulier pour les deux pays. En effet, Cuba subit les contrecoups de la crise économique qui frappe son allié vénézuélien et qui, de ce fait, ne satisfait pas totalement ses besoins en hydrocarbures. L’île a donc été contrainte de se tourner vers d’autres fournisseurs afin de diversifier ses sources d’approvisionnement.
De son côté, l’Algérie est paralysée par une grève enclenchée depuis deux mois par des médecins internes. Ces derniers exigent de meilleures conditions de travail et d’être exemptés du service militaire. Par ailleurs, le pays est confronté à un problème structurel dans le domaine de la santé : la forte émigration de ses professionnels vers les pays européens, la France en particulier.

Devant le Parlement tunisien, Macron rend hommage à une révolution qui se cherche encore

Fin de la visite d’Emmanuel Macron en Tunisie. Le président français s’est exprimé devant l’Assemblée des représentants du peuple ce jeudi matin à Tunis. Un discours qui a duré près d’une heure, en forme d’hommage à la révolution tunisienne.
« Vous avez conduit une véritable révolution culturelle, et celle-là, vous l’avez réussie. Vous avez fait mentir ceux qui, partout dans le monde encore aujourd’hui, disent que des sociétés où l’islam est présent ne sont pas compatibles avec la démocratie. Et vous avez fait mentir ceux qui là aussi, dans nombre de régions du monde veulent faire croire que l’islam est là pour régenter l’Etat et que la séparation n’est pas possible. Vous les avez fait aussi mentir. Vous avez, par ce travail profond, construit un modèle unique ».
Pour Emmanuel Macron, il faut soutenir ce modèle tunisien conforme au format occidental. Le soutenir, car pour lui, la Tunisie est un « espoir et un laboratoire pour toute la région ». Une nouvelle fois ce midi, Emmanuel Macron s’est donc engagé à soutenir la Tunisie pour l’aider à passer le cap, consolider la démocratie en aidant son économie en crise tout comme de nombreux autres secteurs depuis le coup d’Etat qui a chassé le président Ben Ali en 2011.

Macron reconnait la responsabilité de l’Occident dans la déstabilisation de la région

Pour cela, il a promis entre autres de doubler les investissements français sous son quinquennat, mais aussi d’accorder 500 millions d’euros supplémentaires de 2020 à 2022. Il a promis aussi de faire plus pour lutter contre le terrorisme.
Une aide accordée non pas en « ami », a-t-il insisté, mais comme « un frère ou une sœur », car pour Emmanuel Macron la France a une part de responsabilité à assumer dans les difficultés que traverse la Tunisie, notamment face à la menace terroriste et au délitement de la Libye : « L’Europe, les Etats-Unis et quelques autres ont une responsabilité quant à la situation actuelle. C’est indiscutable. Responsabilité qui a conduit, quoi qu’on pense d’un dirigeant, d’imaginer qu’on pouvait se substituer à la souveraineté d’un peuple pour décider de son futur, qu’au fond, destituer un tyran suffisait pour régler tous les problèmes. Nous avons collectivement plongé la Libye depuis ces années dans l’anomie sans pouvoir régler la situation ».
Pour régler la situation, Emmanuel Macron s’est positionné comme un potentiel médiateur aujourd’hui. Une troisième voie face à l’approche américaine à qui il a réservé quelques piques : « On ne peut pas construire une politique arabe à des milliers de kilomètres », a-t-il dit, critiquant aussi l’approche de Donald Trump du conflit israélo-palestinien. Reprenant les images qui lui sont chères de pont et d’union, Emmanuel Macron a affirmé que la France pouvait avoir un rôle pour une vraie stratégie en Méditerranée.

Algérie : 851 produits suspendus à l’importation

L’ Article 2 du décret exécutif N°18/02 du 7 janvier 2018 portant désignation des marchandises soumises au régime de restrictions à l’importation, précise que 851 produits sont temporairement suspendus à l’importation, jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la Balance des paiements.
Sont concernés :
– les produits alimentaires (produits carnés, produits laitiers, chocolat, fruits et légumes, pâtes alimentaires, épices, conserves de poissons, épices, eau minérale, additifs alimentaires, etc……)
– les produits pour le bâtiment (ciment, ouvrage en asphalte, carreaux en céramique, verre et ouvrages en verre, appareils de conditionnement d’air,
– les produits à base de matière plastique  (sacs, accessoires,  fenêtres, biberon, revêtement de sol, etc….)
– électroménager (réfrigérateurs, congélateurs, laves vaisselle, laves linge, etc …)
– téléphones portables
– matériel agricole
– mobilier
– ouate de cellulose, couches bébés, etc…

Norton Rose Fulbright conseille ASEC Cement SAE sur la vente de sa participation dans une cimenterie en Algérie

Le cabinet d’avocats international Norton Rose Fulbright a conseillé ASEC Cement SAE, filiale de Qalaa Holdings (CCAP.CA à la Bourse du Caire), l’un des leaders des secteurs de l’énergie et des infrastructures en Afrique et au Moyen-Orient, basé au Caire, à l’occasion de la vente à un investisseur privé algérien de ses participations directes et indirectes dans ASEC Ciment SPA, entreprise algérienne développant un projet de cimenterie située en Algérie.

L’équipe a travaillé sur les aspects corporate et projet de cette cession et a également accompagné ASEC Cement SAE aussi bien sur les aspects contractuels que réglementaires, notamment l’obtention de l’attestation de non exercice par l’Etat algérien de son droit de préemption, le transfert des produits de liquidation de l’investissement à l’étranger, et toutes les autres formalités administratives y afférentes.

Christophe Asselineau, Associé, a commenté: « Nous sommes très heureux d’avoir pu conseiller ASEC Cement sur cette opération dans un environnement juridique complexe illustrant ainsi la solidité de notre pratique en Algérie. ASEC Cement est très présent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord où elle compte de nombreux investissements dans l’industrie du ciment et nous sommes fiers qu’elle ait choisi Norton Rose Fulbright pour l’accompagner sur une de ses opérations les plus sensibles dans la région. »

L’équipe de Norton Rose Fulbright qui a conseillé ASEC Cement SAE sur cette opération était dirigée par Christophe Asselineau, assisté d’Adnane Belahcen, of counsel, et Marie Guis, collaboratrice senior.

Algérie : limitation du nombre d’acteurs dans la filière de l’industrie automobile

Après avoir limité à dix le nombre des acteurs économiques autorisés à opérer dans la filière de l’industrie automobile, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, vient de prendre une autre «décision» consistant à «différer» la mise en application de celle du 14 décembre dernier au 31 janvier 2018. Cette nouvelle décision fait suite à la demande du ministère de l’Industrie et des Mines.
Selon la nouvelle instruction du Premier ministre, ce report devrait permettre aux services concernés de réexaminer et d’étudier les dossiers. On s’attend ainsi à ce que la liste des opérateurs qui seront autorisés dans la production et le montage automobiles soit rallongée.
Dans un courrier adressé le 14 décembre dernier au ministère de l’Industrie, le Premier ministère a dévoilé une liste nominative des sociétés autorisées à activer en Algérie dans le secteur de l’assemblage automobile. Le gouvernement avait retenu, concernant les véhicules particuliers (VP), cinq opérateurs : Renault Algérie Production, Sovac Production, Tahkout Motors Company, Peugeot Algérie Production, Nissan Algérie et cinq autres pour le segment des véhicules utilitaires (VU) et des poids lourds (camions et bus), qui sont Ival Industrie (Iveco), SPA Frères Salhi (MAN), Savem du groupe Haddad (Astra), Tirsam et GM Trade (Shacman et Higer).