Tunisie: un mort et cinq blessés dans une attaque kamikaze contre l’ambassade américaine

Cette fois, c’est une double cible que les terroristes ont frappé : des policiers tunisiens et la représentation diplomatique américaine. Il semblerait que d’abord un homme à moto ait tenté de forcer l’entrée au niveau d’un poste de sécurité devant l’ambassade des États-Unis, avant de se faire exploser au contact d’un fourgon de police. Le bâtiment est l’un des plus sécurisés du pays et il se situe à une douzaine de kilomètres du centre-ville de Tunis, dans un quartier d’affaires.

Mort de deux assaillants

Des blindés, des hommes en arme, des policiers scientifiques ont très vite pris possession de la zone longuement survolée par un hélicoptère après l’attaque. Dans un premier temps, un policier disait qu’un deuxième assaillant était recherché. Le ministère de l’Intérieur annonce finalement que deux assaillants sont morts. On ignore les circonstances de la mort du second terroriste.

Deux attaques en juin 2019

Un policier a été tué et plusieurs autres ont été blessés, ainsi qu’un civil, selon le ministère de l’Intérieur. Le pays est toujours en état d’urgence, mais il n’y a pas eu de scène de panique. Il faut se souvenir qu’en juin 2019, deux attaques-suicides avaient frappé déjà le centre-ville de Tunis et visé les forces de l’ordre faisant plusieurs blessés. Tout comme l’attentat d’octobre 2018 au coeur de la capitale.

Première ville ciblée par la police, Le Kram, quartier populaire en bord de mer, à 5 kilomètres des lieux de l’attentat, d’où serait originaire l’un des terroristes. 

Incarcérés pour terrorisme en 2014

Les deux jeunes hommes présentés comme les kamikazes avaient été condamnés et incarcérés pour terrorisme en 2014 et avaient purgé leurs peines. Ils étaient interdits de sortie du territoire.

Pour l’heure pas de revendication. En juin dernier, l’organisation État islamique avait été rapide à s’attribuer la responsabilité des attentats suicides visant les forces de l’ordre dans la capitale. Ces attaques n’avaient pas entaché la saison touristique. Le pays vient de connaître une année touristique exceptionnelle et compte renouveler l’exercice afin de lutter contre une crise économique lancinante, priorité du nouvel exécutif.

Tunisie: le gouvernement Fakhfakh obtient la confiance des députés

La composition d’Elyes Fakhfakh a obtenu la confiance du Parlement tunisien avec 129 voix pour et 77 contre, lors d’un vote à l’issue d’une séance plénière qui aura duré près de 15 heures. L’enjeu est désormais d’assurer les réformes promises pour redresser l’économie vacillante du pays, le tout dans un contexte de rééquilibrage des forces politiques.

C’est la fin d’un long bras de fer mais le début d’une mise à l’épreuve. Les interventions de plusieurs députés mercredi durant la plénière ont laissé entendre que s’ils accordaient la confiance, c’était uniquement pour éviter le scénario de la dissolution de l’Assemblée et l’organisation d’élections anticipées en cas d’échec.

C’est le cas du parti Au cœur de la Tunisie de l’homme d’affaires Nabil Karoui qui a déclaré se placer dans l’opposition, n’ayant pas eu de poste ministériel. Le parti Ennahdha également a voté la confiance avec des réserves sur la composition gouvernementale. Le manque d’un soutien d’une solide ceinture politique pourrait être le principal problème lorsque ce gouvernement devra faire passer des propositions législatives. Dans les couloirs de l’Assemblée, certains députés laissaient même entendre la possibilité d’un éventuel remaniement dans quelques mois.

En attendant, Elyes Fakhfakh a fait signer par plusieurs partis une feuille de route avec ses priorités : le redressement de la situation économique, la lutte contre la corruption, la moralisation de la vie politique et la finalisation des institutions démocratiques comme la Cour constitutionnelle, encore inexistante pour le moment. La passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed se déroulera ce vendredi.

L’armée algérienne parmi les plus puissantes du monde (Global Firepower)

Selon la dernière édition annuelle du Global Firepower Index**, indice relatif à la puissance militaire de 138 pays, l’Algérie est classée 28e mondial et deuxième en Afrique.

Ce classement établi sur 55 critères ne dépend pas uniquement de la quantité d’armes disponibles dans le pays concerné, mais aussi sur leur diversité. La flexibilité logistique, les ressources naturelles et l’industrie locale, la force militaire, les techniques de fabrication des avions de combat, les chars, les pièces navales et autres équipements, ainsi que les ressources financières et humaines sont autant de sous-indices permettant de classer 138 pays.

L’Algérie devance le Maroc et la Tunisie

Dans sa dernière édition de 2020, le site américain spécialisé dans les questions de défense a classé l’armée algérienne à la 28e place mondiale et en deuxième position en Afrique derrière l’Egypte qui occupe, quant à elle, le 10e rang mondial. Au niveau maghrébin, l’Algérie, avec un score de 0.4659, celui le plus proche de 0 étant le meilleur, a préservé sa première place. Elle est suivie par le Maroc (56e), la Libye (80e), la Tunisie (81e) et enfin la Mauritanie (124e). Selon la même source, le budget de la défense algérienne est estimé à 17 milliards de dollars américains. En outre, l’Algérie compte une armée de 280 000 éléments, dont 130 000 réservistes.

Top 10 des armées les plus puissantes au Monde

Le classement des 10 premières armées du monde ne présente pas de surprises. Le haut du podium est occupé par la plus grande puissance mondiale, à savoir les Etats-Unis avec un score de 0,0606, la Russie notée à 0,0681 arrive en deuxième position. Les deux pays sont suivis par la Chine avec une moyenne de 0,0691, l’Inde avec 0,1015 point et le Japon avec une note de 0,1471. Dans la seconde partie du top 10, la Corée du Sud obtient une moyenne de 0,1488, la France est évaluée à 0,1702, devant le Royaume-Uni (0,1768), le Brésil (0,1988).

Source : ObservAlgérie

Libye: désaccord au sein de l’UE sur les moyens pour contrôler l’embargo 

L’Union européenne ne sera pas en mesure ce lundi d’aboutir à un accord pour reprendre l’opération navale Sophia avec un objectif limité au contrôle de l’embargo de l’ONU sur les armes à destination de la Libye, en raison de l’opposition de l’Autriche, a reconnu le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

“Je ne pense pas que nous soyons en mesure de faire cela”, a-t-il déclaré aux journalistes peu avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.

“L’unanimité est nécessaire”, a-t-il rappelé, pour reprendre cette opération que l’UE avait décidée en 2015 au plus fort de la crise des réfugiés, à la fois pour lutter contre les trafiquants d’êtres humains et contrôler le respect de l’embargo de l’ONU sur les armes à destination de la Libye.

“Si nous ne l’obtenons pas, nous ne pouvons pas aller de l’avant”, a-t-il souligné.

Nous avons besoin d’une opération militaire

Le mandat de Sophia a été prolongé jusqu’au 31 mars 2020, mais elle n’est plus opérationnelle en mer. Les Etats membres ont retiré leurs navires à cause du refus de l’Italie de laisser débarquer sur son territoire les clandestins sauvés en mer faute d’accord entre les Etats de l’UE pour les prendre en charge.

L’Autriche voit dans l’opération Sophia “un billet d’entrée en Europe pour des milliers de migrants clandestins” et refuse donc de donner son accord au retour des navires européens dans la zone.

“L’opération Sophia n’est plus. Nous avons besoin d’une opération militaire, pas d’une opération humanitaire”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg à son arrivée à  Bruxelles.

“Il n’y a pas d’attitude de blocage, mais nous sommes au début d’un processus de négociation et de discussion très sérieux”, a-t-il soutenu.

“Nous avons besoin d’une véritable mise en oeuvre de l’embargo et de mon point de vue, l’opération Sophia n’était pas la bonne approche. Quelque chose de nouveau doit arriver’, a-t-il argumenté.

Algérie: Militzer & Münch lance une nouvelle ligne de groupage sur Bejaïa

Militzer & Münch France lance une nouvelle ligne de transport en groupage vers Bejaïa, porte d’entrée vers les grandes industries de l’Est. Après Alger en 2009 puis Oran en 2018, cela porte à trois le nombre de lignes de groupage maritime directes vers l’Algérie, au départ de Marseille. Un service vers Annaba devrait également être lancé prochainement. Ces services répondent à la demande grandissante des exportateurs vers l’est du pays et s’inscrivent dans la stratégie du leader des flux Europe- Maghreb, dont l‘objectif est de devenir l’acteur n°1 du transport international Europe-Algérie.

Bejaïa, le 2ème port d’Algérie, porte d’entrée vers l’Est

Située en Kabylie à 181 km à l’est d’Alger, la collectivité publique territoriale de Bejaïa compte plus de 900 000 habitants. Elle doit sa prospérité à sa situation portuaire remarquable et est reliée à Alger et aux localités kabyles par un important réseau routier. Le secteur agroalimentaire y est représenté par de grandes sociétés algériennes et internationales parmi lesquelles le groupe Cevital, la laiterie Soummam, Danone et Ifri.

Un service bimensuel Marseille – Bejaïa

A partir du 29 février, Militzer & Münch assurera deux départs en groupage par mois, avec un service direct à partir de Marseille, et un transit time de 5 jours. Le dégroupage sera réalisé au sein de la zone extra portuaire de Bejaïa, dans le port sec de Tixter, situé à 6 kilomètres du principal axe autoroutier du pays, l’autoroute Est-Ouest.

Une antenne sera ouverte à Bejaïa pour assurer le suivi des arrivages et des dépotages. La qualité de service sera donc garantie par des livraisons maîtrisées de bout en bout, à l’image de ce que le commissionnaire en transport propose sur le Maghreb.

Algérie: Saïd Bouteflika condamné à 15 ans de prison en appel

En Algérie, Saïd Bouteflika, frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, et deux anciens chefs du renseignement algérien ont été condamnés le 10 février à 15 ans de prison par un tribunal militaire pour complot contre l’armée et l’État.

Le tribunal militaire de Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, confirme ainsi la peine qui leur avait été infligée, en première instance. Ils sont accusés de complot, accusés d’avoir tenu une réunion pour déstabiliser le haut commandement militaire, fin mars, alors que l’armée appelait au départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier a démissionné, quelques jours plus tard, au mois d’avril.

En revanche, leur co-accusée, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, n’a pas été reconnue coupable de complot. Selon l’un de ses avocats, maître Boudjemaâ Guechir, le tribunal a toutefois considéré qu’elle était au courant d’un complot qu’elle n’a pas dénoncé. Elle est donc condamnée, cette fois, pour non dénonciation de complot.

Louisa Hanoune voit sa peine réduite à 3 ans de prison dont 9 mois de prison ferme, le reste avec sursis. Elle est donc libérable immédiatement. Une délégation de son parti l’attendait pour l’accueillir à sa sortie de prison.

Maroc : Programme de vérification de la conformité

Bureau Veritas est mandaté par le gouvernement du Maroc pour la mise en œuvre du Programme de Vérification de la Conformité des produits importés au Maroc.

Le programme s’applique à plusieurs produits tels que : les produits électriques, les appareils électroménagers, les matériaux de construction, les jouets, les textiles, habillement, les produits chimiques/en plastique, les appareils à gaz/pétrole, les pièces automobiles… pour lesquels les expéditions, réalisées à partir du 1er février 2020 (date de document de transport : bill of lading…), devront être accompagnées par un certificat de conformité.

Selon les produits, la vérification de la conformité est réalisée soit dans le pays d’exportation, soit à destination aux postes frontaliers.

Ces produits font l’objet d’une réglementation technique particulière ou normes obligatoires marocaines.

Chaque expédition est soumise à une vérification et doit être accompagnée d’un Certificat de Conformité pour le dédouanement au Maroc.

Pour plus de détail, voir la liste des produits et la datasheet du programme sur https://verigates.bureauveritas.com

Algérie : La fin du FOB obligatoire

Comme c’était prévisible l’Algérie est revenue sur sa décision d’imposer le FOB pour l’ensemble des importations.

Les importateurs algériens devront cependant privilégier le recours à la compagnie maritime nationale, CNAN, chaque fois que cela est possible.

Pour l’utilisation d’un autre incoterm, la facture devra détailler le coût des marchandises, du fret et de l’assurance (l’assurance sera souscrite auprès d’une compagnie algérienne).

Sont consultables les notes de l’ABEF n°643 et 645 datées respectivement du 25 et 26 décembre 2019 précisant les conditions d’utilisation du FOB et de l’armement national algérien dans le cadre des importations en Algérie à compter du 01.01.2020.

Source : Globtans

Libye: un accord international incertain pour aller vers la paix

Les dirigeants des principaux pays concernés par le conflit en Libye se sont engagés dimanche 19 janvier à Berlin à respecter l’embargo sur les armes décidé en 2011 par les Nations unies et à renoncer à toute « interférence » étrangère dans le conflit.

Lors d’une conférence sous l’égide de l’ONU à Berlin, onze pays dont la Russie et la Turquie ont convenu qu’il n’existait pas de « solution militaire » à ce conflit, qui déchire la Libye depuis près de 10 ans, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l’issue d’une demi-journée de discussions.

Les participants ont aussi appelé à un véritable cessez-le-feu permanent sur le terrain, qui se fait attendre malgré l’entrée en vigueur le 12 janvier d’une fragile trêve entre belligérants.

Pour s’assurer du respect effectif et durable de la fin des hostilités, des rencontres inter-libyennes entre représentants militaires des deux camps devraient être organisées prochainement. Une invitation sera lancée « dans les prochains jours », a assuré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.

Pour la consolidation du cessez-le-feu, l’émissaire de l’ONU avait appelé les deux camps rivaux à former une « Commission militaire » composée de dix officiers, cinq de chaque côté. Les noms des candidats respectifs ont d’ores et déjà été communiqués aux Nations unies. Selon les informations de RFI, des invitations seront adressées pour la tenue de la première réunion le 28 et le 29 janvier à Genève.

Tunisie: acquisition de neuf blindés turcs

La Tunisie a acquis des véhicules blindés de fabrication turque dans le cadre d’un accord récemment signé entre les deux pays.

Selon le journal turc Daily Sabah, le constructeur BMC Military Industries s’apprête à produire des véhicules blindés pour la Tunisie dans le cadre de cet accord suite à la signature d’un contrat.

Ce dernier a été signé après que le constructeur turc a remporté l’appel d’offres international lancé par le ministère de l’Intérieur pour l’acquisition de 9 véhicules blindés 4×4 de taille moyenne face à d’autres sociétés américaines, allemandes, françaises et finlandaises.

La Tunisie sera le premier pays à avoir ce type de véhicules, la BMC fournira également un soutien logistique intégré à la Tunisie après la livraison des véhicules.