France/Maroc: signature d’accords dans le domaine de l’enseignement et de la recherche

Une vingtaine d’accords inter-universitaires ainsi qu’un accord-cadre entre les Conférences des présidents d’université du Maroc et de la France ont été signés à Rabat, en vue d’intensifier l’échange d’expériences et d’expertises académiques dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

Ces accords, dont la cérémonie de signature a eu lieu à l’occasion de la Rencontre académique bilatérale, ont pour objectif de consolider les fondements de la coopération bilatérale et de mettre en place des mécanismes efficaces de coordination en la matière. 

Il s’agit d’un accord-cadre signé par le président de la Conférence des présidents d’université du Maroc, Azzedine El Midaoui, et la vice-présidente de la Conférence des présidents d’université de France, Christine Gangloff-Ziegler, et de vingt accords conclus entre plusieurs universités des deux pays. 

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, et la ministre française de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, en présence du secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, de l’ambassadeur de France, Jean François Girault, et de la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Clélia Chevrier Kolacko. 

Moment fort de la Rencontre académique, le lancement de la Plateforme Maroc Université numérique portant sur le développement des formations à distance communes adaptées aux spécificités de l’enseignement supérieur dans le Royaume. 

Pour l’année académique 2017-2018, un total de 39.855 étudiants marocains ont poursuivi leurs études supérieures dans les établissements d’enseignement supérieur français. 

La Tunisie dans le Top 3 des pays les plus déprimés du monde arabe

L’Irak, la Tunisie et la Palestine sont les trois pays les plus déprimés du monde arabe, révèle une récente étude publiée par The Guardian. La misère sociale et le chômage sont les principales raisons de cette situation qui pousse beaucoup de jeunes à quitter leur pays, quitte à le faire clandestinement.

Selon une enquête récemment réalisée par BBC News Arabic and Arab Barometer, un réseau de recherche basé à l’Université de Princeton a révélé que la Tunisie était le deuxième pays le plus déprimé du monde arabe, après l’Irak. Menée auprès de 25.000 personnes issues de 11 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, cette étude publiée par The Guardian indique que 43% des Irakiens se déclarent déprimés, suivis des Tunisiens (40%) et des Palestiniens (37%). En Algérie et au Maroc, le taux est de 20%.

Cette situation est essentiellement liée aux conditions socio-professionnelles des gens, notamment chez les jeunes, très concernés par le chômage, d’après l’enquête.

«Plus important encore, dans la grande majorité des pays étudiés, les gouvernements ne répondent pas aux attentes de leurs citoyens», a déclaré Michael Robbins, directeur de Arab Barometer. «Souvent, la confiance dans le gouvernement suit plus étroitement les performances en matière de sécurité que sur les questions économiques», a-t-il précisé.

Partir, seule solution pour les jeunes

En Algérie, en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie, 52% des jeunes interrogés, âgés entre 19 et 29 ans, ont déclaré leur intention d’émigrer, soit une augmentation de 10% par rapport à 2016.

Selon la même étude, plus de 40% des Algériens, Soudanais et Tunisiens, et 38% des Irakiens, Marocains et Yéménites ont déclaré vouloir tenter l’immigration clandestine.

L’Europe était le premier choix des Nord-Africains, tandis que les Égyptiens, les Soudanais et les Yéménites privilégiaient les pays du Golfe. L’Amérique du Nord est quant à elle la première destination des Jordaniens et des Libanais.

Le recul de la pratique religieuse

Souvent marqué par un taux de religiosité élevé, les peuples arabes se détournent de plus en plus de la religion, toujours selon l’étude. «Depuis 2013, le nombre de personnes se considérant comme « non religieuses » dans la région arabe est passé de 8% à 13%. L’augmentation est plus forte chez les moins de 30 ans, parmi lesquels 18% s’identifient comme non religieux», précise-t-elle.

La confiance envers les chefs religieux a également diminué partout, sauf au Yémen. L’Iraq, la Palestine et le Soudan ont enregistré les baisses de confiance les plus fortes. Alors que la confiance dans les mouvements, tels que le Hamas, le Hezbollah, Ennahdha et les Frères musulmans, est encore plus faible que celle accordée aux chefs religieux.

Tunisie: Le terroriste tué dans la nuit était le cerveau du récent double attentat

Un homme s’est fait exploser dans la nuit de mardi à mercredi durant une opération sécuritaire dans la cité populaire Intilaka, près de Tunisie. Selon le ministère de l’Intérieur, cet individu de 23 ans était le «cerveau» du double attentat suicide de jeudi.

Le djihadiste qui s’est fait exploser dans la nuit durant une opération sécuritaire dans la cité populaire Intilaka, près de Tunis, était le «cerveau» du double attentat suicide de jeudi, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur. «Le terroriste Aymen Smiri était en relation avec le double attentat suicide de jeudi, et les investigations ont prouvé qu’il était le cerveau de ces opérations. Il était un dirigeant très actif et très dangereux», a dit le porte-parole du ministère, Sofiène Zaag.

L’enquête ouverte après cette double attaque suicide à Tunis, revendiquée par Daech, «a mené à cette personne de 23 ans» qui habitait dans un quartier (Ibn Khaldoun) proche de cité Intilaka, a ajouté Sofiène Zaag. «Nous l’avons localisé et suivi jusqu’à ce qu’il soit coincé à Cité Intilaka», a-t-il précisé.

Selon la même source, le suspect «planifiait une opération terroriste ciblant des sécuritaires». Il a activé une ceinture d’explosifs au moment où il a été atteint par des tirs des forces de sécurité.

Plusieurs suspects interpellés

«Je l’ai vu courir essayant d’échapper aux agents de la police et, subitement, il s’est fait exploser», a raconté un habitant du quartier.

Un policier a été tué dans le double attentat suicide à Tunis jeudi dernier. Ces attaques, qui ont aussi fait plusieurs blessés, ont fait ressurgir le spectre de la violence dans le pays, où la sécurité s’est nettement améliorée ces dernières années après une série d’attaques jihadistes meurtrières ayant visé des touristes et des forces de sécurité en 2015. «Les deux kamikazes ont été identifiés et un nombre important de suspects arrêtés», a encore indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, sans autres détails, l’enquête étant «toujours en cours».

Enfin, des explosifs ont été découvert cet après-midi dans une mosquée de Tunis.

Assassinat des moines de Tibhirine: Les familles réclament l’audition de Bouteflika et d’un ex-chef des renseignements

Les familles des sept moines de Tibéhirine assassinés en Algérie en 1996 ont sollicité auprès des juges d’instruction parisiens l’audition du président déchu algérien Abdelaziz Bouteflika et d’un ancien chef des services de renseignement, a appris l’AFP auprès de leur avocat.

Les sept moines de l’ordre cistercien de la Stricte observance avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, sur les hauteurs de Médéa. 

Dans une lettre datée du 21 juin, consultée par l’AFP, l’avocat des familles qui se sont portées parties civiles, Me Patrick Baudouin, s’appuie sur « l’évolution de la situation politique en Algérie » pour demander aux magistrats de délivrer une nouvelle commission rogatoire internationale afin que M. Bouteflika, « sous réserve que son état de santé le permette », et le général Mohamed Mediene puissent être entendus « le plus rapidement possible ». 

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans et invalide, a été contraint à la démission le 2 avril par un mouvement de contestation inédit après 20 ans au pouvoir. Depuis, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes et placé en détention provisoire de nombreux ex-dirigeants, dont le général Mediene, dit « Toufik ». 

Ce dernier avait dirigé, dès sa création en 1990 et jusqu’à sa disgrâce en 2015, le tentaculaire Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Il est en détention provisoire depuis le 5 mai. 

Dans son courrier, Me Baudouin souligne que « le défaut de coopération de la part des autorités algériennes n’a pas permis jusqu’à présent de recueillir tous les éléments d’information nécessaires sur les conditions de l’enlèvement, de la détention et de l’exécution des moines de Tibéhirine », notamment sur « les actions des services de renseignement et de sécurité ». 

Selon l’avocat, M. Bouteflika avait déclaré en avril 2004 sur LCI que « toute vérité (n’était) pas bonne à dire à chaud ». 

La première revendication de l’enlèvement des moines, signée du chef du GIA Djamel Zitouni, était tombée un mois plus tard, le 26 avril. Puis, de nouveau un mois après, un communiqué affirmait que les moines trappistes avaient été tués le 21 mai, la gorge tranchée. Seules les têtes avaient été retrouvées sur une route, le 30 mai. 

Des soupçons sont depuis apparus sur une possible implication des services secrets militaires algériens. 

Un rapport d’experts rendu en février 2018 avait renforcé les doutes sur la thèse officielle avancée à l’époque par Alger, jugeant alors « plausible » l’hypothèse de décès survenus bien avant la date officielle de leur mort.

Tunisie: Le président Essebsi « hors de danger » selon son fils

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, victime d’un grave malaise jeudi, est « hors de danger » et pourrait sortir de l’hôpital en début de semaine, a assuré son fils Hafedh Caïd Essebsi. 

« Le Président va mieux, il est hors de danger et nous espérons qu’il va quitter l’hôpital lundi ou mardi, », a déclaré à l’AFP M. Essebsi, qui est également le dirigeant du parti présidentiel Nidaa Tounès. 

Béji Caïd Essebsi, 92 ans, est soigné à l’hôpital militaire de Tunis, où il a reçu vendredi le Premier ministre Youssef Chahed. 

Le plus vieux chef de l’Etat au monde après la reine d’Angleterre se trouvait dans un état « critique » jeudi, selon la présidence, le jour même où Tunis était visé par un double attentat suicide contre la police revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI). 

Un policier a été tué et huit autres personnes blessées dans ces attaques ayant fait ressurgir la terreur jihadiste. 

Pionnière des mal nommés Printemps arabes de 2011, la Tunisie est allée doucement vers la démocratisation à l’occidental ces huit dernières années, avec ses soubresauts politiques, sa morosité économique et les attaques jihadistes. 

Une éventuelle absence prolongée du Président a toutefois fait craindre de nouvelles incertitudes politiques, notamment à l’approche des législatives puis de la présidentielle en fin d’année.

Livre: Les guerres de Syrie, par Michel Raimbaud

Par Leslie Varenne (revue de presse : IVERIS – 28/9/19)*

« Ils mentent… et ils savent qu’ils mentent… et ils savent que nous savons qu’ils mentent… Et malgré cela, ils continuent à mentir de plus en plus fort. » En choisissant de mettre en exergue de son livre, cette phrase écrite par Naguib Mahfouz, Michel Raimbaud donne le LA, celui d’une volonté de rétablir la vérité concernant un conflit qui a été si mal traité par les médias et certains experts. Le diplomate n’épargne pas ces intellectuels qui se sont « déconsidérés à force de respecter la doxa plutôt que la vérité et ceci au prétexte d’éviter marginalisation et isolement. » Lui, décrit « la guerre de Syrie telle qu’elle s’est déroulée dans sa réalité crue et cruelle et non la fiction martelée à coups d’intox par la communauté internationale. »

L’ouvrage est dense et limpide, il parle de la Syrie comme on l’aime, « ce cœur historique du monde », ce pays que tout être civilisé se devrait d’aimer et de chérir (1).

Michel Raimbaud parle clair. Il ne se perd pas. Il ne s’emberlificote pas dans les demi-mesures de salon chères aux diplomates, il ne renvoie pas dos à dos, « le régime de Bachar » et les « djihadistes modérés » qui auraient mal tourné. Il ne confond pas agresseurs et agressés. D’un côté il y a un Etat légitime, membre des Nations Unies, disposant donc du droit de se défendre et de protéger sa souveraineté, de l’autre, une horde de terroristes « hirsutes, coupeurs de têtes, égorgeurs, cannibales à l’occasion ayant laissé aux vestiaires toute trace d’humanité. »

L’auteur ne dilue pas non plus les responsabilités. Il désigne les Etats-Unis avec ses alliés occidentaux, France et Royaume-Uni en tête et leurs complices orientaux qui « ont tout fait pour anéantir la Syrie, son modèle de société, son identité de vieille nation, sa conscience historique immémoriale, tout ce que les régimes obscurantistes haïssent et veulent éradiquer, quel que soit le prix à payer. – Plus de soixante pays se sont abattus sur la « proie syrienne » dans le cadre des groupes Amis de la Syrie, sous direction américaine, ils ont soutenu les groupes armés, y compris, al-Nosra, en liaison avec les Etats-Unis et la CIA. » Personne n’a lésiné sur les moyens et l’auteur de rappeler que l’entreprise Caterpillar a fourni des tunneliers pour assister les terroristes de la Ghouta afin de creuser des galeries souterraines accessibles aux véhicules. L’un des administrateurs de cette firme, John Huntsman JR, est l’actuel ambassadeur des Etats-Unis à Moscou. Le monde est si petit…

« Les guerres de Syrie » n’est pas un pamphlet. C’est un livre documenté, précis. C’est un ouvrage de géopolitique nécessaire pour comprendre le Moyen-Orient, en ces temps où résonnent à nouveau les bruits de bottes. Michel Raimbaud nous apprend ou nous rappelle, c’est selon, toutes les diverses doctrines qui ont inspiré les néoconservateurs qui aiment à semer le chaos ici ou là sur la planète : de la « doctrine Northwoods », au  « chaos créateur »  en passant par la « théorie du fou », jusqu’au « leading from behind » (diriger de l’arrière).

Cette dernière version des doctrines interventionnistes élaborée par Obama en 2011, qui a servi lors des conflits de Libye et de Côte d’Ivoire, « revient à camoufler le véritable ‘’cerveau’’ derrière ses alliés européens ». Au passage, en revisitant le conflit syrien, en le replaçant au centre d’une stratégie visant à affaiblir les Etats, à créer l’instabilité et le désordre, le lecteur averti ne peut s’empêcher de tracer des parallèles avec la situation ouest-africaine actuelle. 

Evidemment, Michel Raimbaud n’oublie pas le peuple syrien. Comment le pourrait-il ? Il revient sur le terrible bilan, 400 000 morts, 2 millions de blessés et handicapés, 14 ou 15 millions de réfugiés ; la destruction massive des infrastructures ; les dommages causés aux trésors de l’Humanité ; l’hémorragie de main-d’œuvre et l’exode des cerveaux. Un crève-cœur pour le cœur historique de l’Humanité.  

Cette guerre qui a duré huit longues années n’est toujours pas terminée. Mais un jour il faudra bien « rendre justice à se peuple martyrisé ». Est-ce que ce sera une justice des vainqueurs ou une victoire de la justice ? Comme le rappelle le diplomate, « Faire respecter la légalité internationale suppose qu’elle existe encore. – Dans le contexte actuel, l’affaire syrienne n’est pas simplement un casse-tête intellectuel, elle se présente avant tout comme un défi juridique. »

Qui rendra la justice et sur la base de quelle vérité ? Dans ce livre, Michel Raimbaud cite un haut responsable occidental qui aurait confié à son interlocuteur « Nous sommes allez trop loin dans le mensonge auprès de nos populations pour nous permettre de les confronter brutalement à la réalité ! »

« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » disait Georges Orwell.

(1)Selon la formule d’André Parrot, ex-directeur des antiquités du Louvre « tout être civilisé à deux patries, la sienne et la Syrie »

*Source : IVERIS

Les guerres de Syrie, par Michel Raimbaud
Préface de Philippe de Saint Robert – Editions Glyphe

Tunisie: Deux attentats suicides à Tunis, notamment contre le siège de l’anti terrorisme

Une première explosion a visé un véhicule de police, ce jeudi 27 juin, sur l’avenue Bourguiba, une des principales artères de Tunis. Une deuxième explosion a eu lieu près d’une caserne de la Garde nationale. Un kamikaze s’est fait exploser devant la porte arrière du complexe de Gorjani, ce sanctuaire de l’anti terrorisme où sont rassemblés des services de la Garde nationale et de la police judiciaire.. Un policier a été tué et huit personnes, dont un autre policier, ont été blessés.

La protection civile et la police ont rapidement déployé des renforts sur l’avenue Bourguiba, où se trouve le ministère de l’Intérieur. Après un mouvement de panique, de nombreux badauds se pressaient autour des lieux de l’attentat, exprimant leur colère notamment envers les autorités.

4 ans après les attentats de Sousse

Ces explosions interviennent quasiment quatre ans, à un jour près, après les attentats meurtriers de Sousse qui avait eu lieu le 26 juin 2015. Un étudiant tunisien armé d’une Kalachnikov avait ouvert le feu dans un hôtel et avait fait 39 morts. L’attaque avait été revendiquée par le groupe État islamique.

Les mesures de sécurité avaient été relevées dans le pays après ces attaques. Fin octobre 2018, une femme kamikaze avait déclenché sa bombe près du Théâtre municipal, sur l’avenue Habib-Bourguiba, l’artère principale de la capitale.

Tunisie: Le président Béji Caïd Essebsi, hospitalisé après un « grave malaise »

En Tunisie, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a été transféré ce jeudi à l’hôpital militaire de Tunis après avoir été « victime d’un grave malaise », a annoncé la présidence, alors que la capitale venait d’être frappée par deux attentats suicides.

La présidence tunisienne a annoncé dans un post Facebook que le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, âgé de 92 ans a fait « un grave malaise, a été transféré à l’hôpital militaire de Tunis ».

L’annonce de son malaise est survenu peu après deux attentats suicides qui ont frappé la capitale, tuant un policier et faisant au moins huit blessés, selon les autorités.

« La situation du Président est critique », a indiqué son conseiller Firas Guefrech, sur Twitter. M. Essebsi avait déjà été hospitalisé en fin de semaine dernière, un des conseillers de la présidence assurant alors qu’il s’agissait d’examens de routine, tandis qu’un autre évoquait un souci de santé mineur.

À la tête de cet État du Maghreb depuis 2014 et président démocratiquement élu depuis le renversement du président Ben Ali, Béji Caïd Essebsi avait annoncé qu’il ne se représenterait pas au scrutin présidentiel de novembre prochain.

Mauritanie : El-Ghazouani élu président avec 52% des voix

  • Le candidat du pouvoir à l’élection présidentielle en Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a obtenu 52% des suffrages, selon des résultats publiés dimanche par la Commission électorale.

Mohamed Cheikh El-Ghazouani, qui a obtenu précisément 52,01% des suffrages selon ces résultats portant sur la totalité des bureaux de vote, est suivi par les opposants Biram Dah Ould Abeid (18,58%) et Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%).

Algérie: enquête judiciaire visant de hauts responsables pour corruption

Quarante-cinq personnes, dont de hauts responsables, impliquées dans l’affaire de l’homme d’affaires algérien Mahieddine Tahkout, font l’objet d’une enquête judiciaire pour notamment des faits de corruption et de blanchiment d’argent, a annoncé le parquet d’Alger. 

Un des avocats de M. Tahkout avait indiqué à l’AFP que ce proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika avait été placé en détention provisoire pour des affaires de corruption. 

Le groupe Tahkout possède notamment l’un des plus importants réseaux de concessionnaires automobiles en Algérie. 

Sur les 56 personnes entendues dans le cadre de cette affaire, 45 sont visées par une enquête judiciaire, indique le parquet dans un communiqué diffusé par la télévision publique. 

Le juge d’instruction « a décidé de placer 19 accusés en détention provisoire et sept sous contrôle judiciaire », détaille la même source qui précise que les 19 autres restent libres. 

Figurent parmi les personnes poursuivies: Mahieddine Tahkout, son fils et deux de ses frères, 38 fonctionnaires de différentes administrations publiques et services ministériels et trois employés des entreprises de Tahkout, selon le parquet. 

Par ailleurs, 11 autres personnes ont été entendues dans le cadre de cette même affaire, dont un ancien Premier ministre, deux anciens ministres, un ministre en poste, cinq anciens walis (préfets) et deux walis en poste, a indiqué la même source sans donner de noms. 

L’agence de presse officielle APS avait rapporté que M. Tahkout et ses proches avaient été entendus par la justice avec notamment l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia. 

Au vu des fonctions qu’exerçaient ces 11 personnes au moment des faits, elles bénéficient du privilège de juridiction et leur dossier a été envoyé au procureur général près de la cour d’Alger afin qu’il décide des suites à donner. 

Les 45 autres personnes sont poursuivies au pénal notamment pour blanchiment d’argent, transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite, dilapidation de deniers publics. 

Plusieurs puissants hommes d’affaires ont été placés en détention provisoire depuis la démission le 2 avril de M. Bouteflika, sous la pression d’un important mouvement de contestation. 

Certains observateurs craignent que ceci ne serve qu’à offrir des « têtes » à la contestation.